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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Agression contre un encaisseur

1912

Un jeune homme de dix-huit ans, M. Louis Hédoux, encaisseur, demeurant rue de la Colonie, passait avant-hier soir avenue d'Italie...

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts

1906

Un drame passionnel s'est déroulé dans un hôtel meublé, 178, rue de Tolbiac. À cette adresse, les époux Beaucousin exploitent depuis plusieurs années un établissement de vins et logeur, fréquenté par une clientèle de maquignons.

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Place d'Italie et aux alentours

Arrestation d’une bande de voleurs de poules

1882

Depuis quelque temps déjà, les habitants du 13e arrondissement, surtout ceux qui habitent près de l'avenue d'Italie, aux environs de la manufacture des Gobelins, et de l'abattoir de Villejuif, se plaignaient de la disparition de leurs poules et autres habitants des basses-cours.

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Quartier de la Gare

Agents attaqués

1907

Avant-hier, après-midi, quelques commerçants de la place Nationale se plaignaient qu'une demi-douzaine d'apaches vinssent bouleverser leurs étalages et projeter leurs marchandises sur la chaussée.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue Strau

1932

Mme Victoire Arnaud, trente-deux ans, épouse divorcée de M. Gehier, est marchande des quatre-saisons. Elle demeure 7, rue Strau, et son travail opiniâtre lui a permis de faire quelques économies. Elle a pu soulager ainsi la détresse de son frère François Arnaud, vingt-huit ans, ouvrier en chômage, marié et père de cinq enfants.

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Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins - 1914

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins

Le Petit-Journal — 13 juin 1914

Dans un accès de jalousie, un ouvrier cimentier a tenté de tuer sa femme en lui logeant une balle de revolver dans la tête, la nuit dernière, un peu avant minuit, avenue des Gobelins.

La malheureuse a été transportée à l'hôpital Cochin, où son état est considéré comme désespéré ; quant au meurtrier, il a été arrêté aussitôt par des passants.

Voici les circonstances de ce drame :

II y a trois ans, Louis Poher, âgé de 28 ans, épousait Marie Le Loringuer, âgée de 21 ans. Tous deux étaient originaires des Côtes-du-Nord et se connaissaient de longue date. Mais les querelles furent fréquentes et les époux se séparèrent, au mois de mars dernier.

Cette séparation affecta beaucoup Poher, qui, de plus, est malade. Ne pouvant se résigner à vivre seul, il se mit à la recherche de sa femme et finit par la trouver. Tous deux s'installèrent, il y a quinze jours dans un hôtel, 13, rue des Gobelins, mais les querelles reprirent de plus belle.

La rue des Gobelins vue depuis la rue des Marmousets.

Marie Poher, cependant, travaillait régulièrement comme plongeuse dans un restaurant, 6, avenue des Gobelins, mais la jalousie de son mari s'était accrue et il allait jusqu'à la menacer de son revolver. Craignant pour sa vie, la jeune femme quitta de nouveau le cimentier, le 5 juin, et alla habiter 8, impasse de l'Astrolabe.

Comme elle travaillait toujours dans le même restaurant, son mari l'attendit, jeudi soir, avenue des Gobelins et la décida à venir chez lui. Arrivée devant l'hôtel, la plongeuse changea brusquement d'avis et ne voulut pas entrer. La discussion continua jusqu'au moment où, perdant patience, Mme Poher tourna les talons et partit.

Elle n'avait pas fait trois pas qu'une détonation retentissait et la malheureuse, la tête traversée d'une balle, tournoyait sur elle-même et tombait. Poher avait fait feu par derrière et elle avait reçu le projectile dans le cervelet.

La rue des Gobelins vue depuis l'avenue des Gobelins.
C'est là que se déroula le drame.

Cependant le meurtrier remettait froidement son arme, un petit revolver, dans sa poche, et remontait l'avenue des Gobelins, suivi par la foule qui criait :

« C'est lui le meurtrier, arrêtez-le ! » mais personne n'osait s'approcher.

À la fin, deux courageux jeunes gens, MM. Maurice Thevenet, peintre, et Motuelle, représentant de commerce, se jetèrent sur lui et le mirent dans l'impossibilité de se servir de son revolver. Tous voulurent alors assommer Poher, et deux soldats du 23e régiment d'infanterie coloniale, MM. René Bouclaud et Louis Hecquet, durent même dégainer pour protéger le meurtrier contre la fureur populaire.

Conduit au poste central du XIIIe arrondissement, le cimentier a été entendu, hier ? par M. Yendt, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt. Quant à la victime, on a tenté de lui faire subir l'opération du trépan pour retrouver la balle, mais sans résultat.


A lire également

Drame du revolver aux Gobelins - 1913

À lire également...

Sur le chemin de fer de Ceinture

Une scène scandaleuse

1894

Une scène scandaleuse s'est passée, avant-hier soir, vers cinq heures, sur la ligne du chemin de fer de Ceinture, dans la gare de la Maison-Blanche.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le crime de la Buttes-aux-Cailles

1930

Les inspecteurs de la brigade spéciale poursuivent avec activité, mais sans résultats réellement intéressants, leur enquête sur l'assassinat dont fut, lundi, la victime le mystérieux Yougoslave Joseph Werner.

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Quartier de la Gare

Un mari qui tue sa femme

1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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rue Wurtz

Un gardien de la paix blessé par des rôdeurs

1910

Dans le treizième arrondissement, trois vauriens ont attaqué et frappé d'un coup de tranchet un agent qui leur avait fait une observation

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Abel Hovelacque (1843-1896), linguiste et anthropologue, fut député du XIIIème arrondissement de 1889 à 1894. Il fut aussi président du conseil municipal de Paris en 1887-1888.

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La surface du 13è arrondissement est exactement de 714,6 hectares.

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Le 7 septembre 1900, le quotidien Le Matin rapportait que « vers neuf heures et demie du matin, M. Bourgadier, propriétaire du bar des Deux-Moulins, situé rue du Château-des-Rentiers, à l'angle du passage Rigaut, venait de remplir le bain-marie de son percolateur, lorsque, soudain, une formidable explosion se produisit.
L'appareil venait d'éclater.
Les débris avaient sauté jusqu'au plafond, y faisant un trou énorme, entraînant le réservoir, brisant glaces et bouteilles. Des éclats énormes de glaces avaient été projetés de tous côtés, et c'est miracle, qu'aucun des neuf clients qui se trouvaient dans l'établissement n'ait été atteint.
Des phénomènes assez curieux furent constatés après l'accident. Ainsi, un litre placé sur une table assez éloignée du lieu de l'explosion fut réduit en poussière. Les becs à incandescence furent trouvés remplis de marc de café. »

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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