Faits divers

 1897 - Un drame rue de la Maison-Blanche -1897

Un drame rue de la Maison-Blanche

Le Figaro - 17/02/1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs et l'un d'eux, Théodore Lasnier, dit Théo, âgé de cinquante-trois ans, reçut deux coups de couteau au visage.

L'établissement se vida aussitôt. Tout le monde, y compris le patron, s'esquiva dans la rue, laissant le blessé étendu sanglant sur le carreau. Soudain, deux coups de feu retentirent.

Un des compagnons de Lasnier, nommé Nicolas Ehlenj dit la Souris, âgé de trente-neuf ans, venait de recevoir deux balles de revolver, l'une dans la joue gauche, l'autre dans l'aine droite.

Les agents accoururent et ne trouvèrent que les deux victimes, Lasnier et Ehlen. Ce dernier déclara que c'était Louis P. qui avait tiré sur lui. Lasnier fit une déclaration analogue. Mais ils ne voulurent, ni l'un ni l'autre, faire connaître pour quelle raison on les avait mis en si piteux état. On les transporta à l'hôpital Cochin où M. Remongin, commissaire de police, est venu les interroger hier matin. Ce magistrat les a confrontés avec Louis P. qui, ayant appris la double accusation dont il était l'objet, s'était constitué prisonnier. Mais, en présence de P. Ehlen et Lasnier se troublèrent, balbutièrent, en proie à un sentiment visible de frayeur, puis ils finirent par revenir sur leur première déposition.

En attendant que l'enquête ouverte par le commissaire ait pu faire la lumière sur ce mystérieux drame, Louis P. a été gardé à la disposition de là justice.

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Les roulottiers

1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

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La guerre à propos d’œufs de Pâques

1897

« Les œufs, les beaux œufs de Pâques », criait, hier, vers onze heures et demie, d'une voix tonitruante et qui remplissait l'avenue d'Italie, un marchand ambulant. Il poussait devant lui une petite voiture, où reposaient sur un lit de mousse des œufs de Pâques de toutes les dimensions, les uns, en sucre, tout blancs, les autres, en chocolat, d'un brun foncé le plus appétissant du monde.

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Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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M. Perruche, commissaire

M. Perruche et le perroquet

1896

La propriétaire du perroquet s’aperçut peu après de la disparition de l’oiseau et, croyant qu'il s’était échappé, alla eu informer M. Perruche, commissaire de police.

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Saviez-vous que... ?

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

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Compte tenu d'une croissance importante du nombre des décès accidentels dans Paris depuis la fin des années 1870, des postes de secours furent installés dans plusieurs arrondissements dont l'un se situait sur le Quai d'Austerlitz à l'embouchure du canal de la Bièvre. Ces pavillons étaient munis de couvertures, matelas, boites de secours et matériel approprié au sauvetage des noyés.

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Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.

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Jusqu’à la fin des années 1920, la rue de la Fontaine-à-Mulard commençait avenue d’Italie, s’interrompait rue Damesme et reprenait rue de la Colonie pour se terminer définitivement place de Rungis. Il y avait près de 500 mètres entre le n°2 et le n°4.
Le tronçon compris entre l’avenue d’Italie et la rue Damesme devint la rue du Dr Laurent.

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