Faits divers

 Un mari meurtrier - 1903

Un mari meurtrier

Le Petit Parisien — 7 septembre 1903

Un employé la recette principale des postes, Pierre Jamais, âgé de quarante-huit ans, demeurant 19, rue Croulebarbe, avait de fréquentes querelles avec sa femme, de dix ans plus jeune que lui. Il lui répétait sans cesse qu'elle lui rendait la vie insupportable.

Le ménage était devenu un véritable enfer. Des injures, on en venait fréquemment aux coups, et cette situation impossible ne pouvait se dénouer que d'une façon dramatique.

En effet, hier soir, à la suite d'une scène plus violente encore que les précédentes, l’employé des postes, rendu subitement furieux s'arma d'un long couteau de cuisine qui se trouvait à portée de sa main et le plongea tout entier dans la poitrine de sa femme.

Atteinte au sein gauche, la malheureuse tomba à la renverse en poussant des cris terribles, tandis que son meurtrier demeurait sur place, contemplant son œuvre sanglante d'un œil hagard, le corps secoué de tremblements convulsifs.

Des voisins, attirés par le bruit, se précipitèrent au secours de Mme Jamais, qui fut transportée dans une pharmacie voisine où elle reçut les premiers soins, et de là à l'hôpital Cochin où elle morte dans la soirée.

Quant au mari meurtrier, interrogé par M. Pélatan, commissaire de police, il a déparé avoir agi dans un moment de folie et il se repent sincèrement de son acte.

Il n'en a pas moins été envoyé au dépôt.

À lire également...

On arrête une bande de voleurs

1911

M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

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Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches

1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

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Quartier de la Maison-Blanche

À propos d'anarchie

1896

La théorie anarchiste ne semble pas avoir de bien fervents adeptes en les habitants des rues Gérard et du Moulin-des-Prés, dans le treizième arrondissement. La preuve en est que quelques-uns d'entre eux, qui réunis discouraient sur l'explosion du boulevard Haussmann, ont fait passer un fort mauvais quart d'heure à un énergumène qui par conviction ou en manière de paradoxe, faisait une apologie ampoulée de la propagande par le fait.

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rue du Moulinet

Un drame à la Butte-aux-Cailles

1899

Il y a une quinzaine de jours, venait habiter, 23, rue du Moulinet, une famille de miséreux, composée d'un homme, d'une femme et de quatre enfants, âgés de seize, quatorze, douze et neuf ans. L'homme, Jules Saujon, est chiffonnier, journalier quand il trouve de l'ouvrage. La femme, veuve depuis huit mois...

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Saviez-vous que... ?

Le 11 septembre 1888, à la fête des Gobelins qui se tenait place d'Italie, le dompteur Edmond Pezon (de la célèbre famille Pezon) faillit être dévoré par le lion Roland.

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En 1921, le maire du 13ème arrondissement était M. Guerineau. Il possédait une usine de céramique dont les bâtiments s'étendaient du numéro 69 de la rue du Gaz au numéro 172 de l'avenue de Choisy. Cette usine brûla le 26 octobre 1921.

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En 1896, les 4 membres du conseil municipal de Paris représentant le 13ème arrondissement étaient :
Quartier de la Salpêtrière : Paul BERNARD, avocat à la Cour d'appel, rue Lebrun, 3.
Quartier de la Gare : NAVARRE, docteur en médecine, avenue des Gobelins, 30.
Quartier de la Maison-Blanche. : Henri ROUSSELLE, commissionnaire en vins, rue Humboldt, 23.
Quartier Croulebarbe : Alfred MOREAU, corroyeur, boulevard Arago, 38.

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Contrairement à la légende habituellement véhiculée par le parti communiste français, René Le Gall n'est absolument pour rien dans la création du jardin ouvert en 1938 et qui porte son nom depuis 1944.
Le jardin des Gobelins est une résultante de la convention conclue en 1934 entre l'État et la ville de Paris, en vue de la réimplantation du mobilier National dans le 13e arrondissement dont les terrains d'assise, situés en bordure de l'avenue Rapp, devaient être libérés en vue de l'exposition internationale de 1937.
Pour ce faire, l’État cédait à la ville le jardin historique des ouvriers de la manufacture des Gobelins à charge pour elle d’y réaliser une promenade publique sur le surplus du terrain où le nouveau mobilier national trouverait désormais sa place.

L'image du jour

L'avenue des Gobelins vue depuis la place d'Italie