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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de la Gare

Un meurtre boulevard de la Gare

1897

Une rivalité existait, depuis plusieurs mois, entre deux individus peu recommandables, François Palisse, âgé de dix-neuf ans, et Louis Champaumier, de deux années plus jeune.

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Rue des Cordelières

L'incendie de la rue des Cordelières

1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

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M. Perruche, commissaire

L’ara et le chiffonnier

1896

Une fruitière de la rue Dolomieu, Mme V..., était hier en proie à la plus profonde désolation. On lui avait volé son Jacquot, un magnifique ara multicolore et plus qu’octogénaire, que lui avaient pieusement légué ses grands-parents.

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rue Primatice

Un fou sur les toits

1896

Un petit rentier, M. P... cinquante-quatre ans, originaire des pays annexés, demeurant 10, rue Primatice, donnait depuis quelque temps des signes non équivoques de dérangement cérébral.

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Place d'Italie et ses alentours

Combat de « Terreurs »

1897

Une bande d’une dizaine de souteneurs étaient venus hier de Charonne pour s’amuser dans le quartier d’Italie, mais les gars de la Maison-Blanche virent cette invasion sur leur territoire d’un mauvais œil.

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Un drame place Pinel - 1935

Un drame place Pinel

« Je déclare avoir tué ma femme à coups de hache » !

Tel est le texte du billet que le terrassier Pruvost avait laissé à côté de l’arme du crime

L'Intransigeant — 21 mars 1935

Louis Pruvost, dit « Petit-Louis », demeurant 7, place Pinel, terrassier dans une entreprise de travaux publics, aux Lilas, a tué hier soir, vers dix heures, la compagne avec laquelle il vivait depuis quinze jours, Élise Chavanne, âgée de 59 ans. La pauvre femme était couchée, malade depuis plusieurs jours. « Petit-Louis » s’est approché du lit et, d’un coup de hache, lui a écrasé la tête. Quittant la chambre, il est venu poser l’arme ensanglantée dans la salle à manger de son logis, s’est assis, puis, ayant posé sur la table une belle feuille blanche, a écrit posément :

« Je soussigné, déclare avoir tué ma femme à coups de hache, à la suite d’une discussion ».

Ayant soigneusement fermé à clé la porte du tragique domicile, il est descendu au café qui se trouve juste en bas de chez lui et s’est fait servir une consommation. Ayant lissé ses cheveux gris et broussailleux, il a posé ses deux mains sur le comptoir et s’est écrié, en regardant avec suffisance une personne qui se trouvait là et qu’il rencontrait souvent, M. Rajot :

— Ah ! ah ! Lisa n’aura plus mal à la tête. Je viens de lui en flanquer un bon coup. Elle est morte. Mon vieux pote, si tu avais été là, tu y aurais passé aussi. Je ne pouvais plus m’arrêter.

Ces déclarations, que l’on ne prenait tout d’abord pas au sérieux, avaient tout de même, si l’on peut dire, jeté un froid. L’homme aussitôt parti en taxi pour une direction inconnue, les témoins de la scène s’étaient regardés avec perplexité.

— Il faudrait tout de même y aller voir, dit enfin M. Rajot.

Cliché paru dans Excelsior

Avisant le voisin de la maison qui demeurait sur le palier, juste en face du terrassier, M. Bonnet, le petit groupe de consommateurs lui avait conté la chose. M. Bonnet, ému à son tour, était allé frapper à la porte fermée du domicile. Aucune réponse ne parvenant, la chose devenait brusquement tragique. On était allé chercher en toute hâte la sœur de Mme Chavanne, puis « Police-Secours », enfin, M. Barnabé, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière.

Celui-ci avait rapidement enfoncé la porte. L’homme n’avait point menti. Mme Chavanne, le crâne complètement enfoncé, était morte. Il était, à ce moment, environ minuit.

Le signalement du meurtrier avait été diffusé aussitôt dans toutes les directions. A deux heures du matin, on apprenait que le criminel, monté dans son taxi, s’était fait conduire au commissariat de Salnt-Fargeau, où, après réflexion, il s’était constitué prisonnier.

Ce matin, assis sur une banquette du commissariat de la Salpêtrière, « Petit Louis » ricane avec placidité tandis qu’ou le photographie.

— J’ai une bonne tête, hein ! dit-il, ça n’empêche pas que j’ai tué ma femme.

Devant M. Barnabé, qui l’a longuement interrogé, il a conservé la même attitude cynique. De son crime, voici l’explication qu’il donne :

— Ma femme, plus exactement mon amie, mais c’est presque ma femme puis que je vis avec elle depuis si longtemps, ; était couchée, malade depuis quelque temps. Moi-même, j’étais resté sans travailler quelques jours, m’étant blessé sur le chantier. Hier après-midi, ne sachant que faire, je suis remonté chez moi. Vers le soir, ma femme m’a demandé à boire. Je lui ai fait chauffer du lait. « Il est trop chaud ! » a-t-elle crié. Je n’ai rien dit. Je suis allé simplement à la cuisine y mettre un peu d’eau. Nouvelle réclamation de ma compagne : « C’est mauvais, a-t-elle grogné, maintenant c’est trop froid ».

« Monsieur le commissaire, vous comprenez bien que la discussion entamée de cette façon pouvait aller loin. Effectivement, nous nous sommes mis à nous disputer tant que nous pouvions. J’étais en train de casser du bois dans la cuisine. A un moment donné, je ne sais ce qui m’a pris, j’ai perdu la tête. J’ai pénétré dans la chambre et, levant la hache dont j’étais eu train de me servir, je l’ai abattue de toutes mes forces sur la tête de Lisa. Elle n’a pas poussé un cri. Comme elle remuait encore, j'ai continué...

Jean Goujon.

A lire également

Le récit du drame dans L'Oeuvre

Vingt ans de travaux forcés pour avoir tué une femme à coup de hachette

À lire également...

Un nouveau crime dans le 13ème ?

1879

Hier matin, un jardinier de la rue de la Colonie se trouvait dans un de ses champs que traverse la Bièvre...

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Quartier de la Gare

Un Drame du terme

1902

Entre la rue Nationale et la rue Jeanne-d'Arc, dans le quartier de la Gare, serpente un passage qui coupe la cité Jeanne-d'Arc. De chaque côté sont de hautes maisons, aux étages bas, aux fenêtres étroites, où grouille une population de chiffonniers, de mendiants, de gens sans aveu.

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Quartier de la Gare

Le drame de la place Pinel : Vingt ans de travaux forcés

1935

Puisatier âgé de cinquante-trois ans, Louis Pruvot est un ivrogne invétéré. Depuis plus de quinze ans il habitait 17, place Pinel, avec Élise Chavannes, de six ans son aînée.

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Marché des Gobelins

Un voleur pris par un fromage

1872

Une association de jeunes maraudeurs, exploitant le treizième arrondissement, était activement recherchée, lorsqu’on sut que plusieurs de ses membres s’étaient introduits dans les caves du marché des Gobelins...

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.

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La passerelle métallique d'une portée de 100 mètres reliant la place de Rungis à la rue Cacheux et au boulevard Kellermann en enjambant la gare dite "de Rungis" avait été inaugurée le 23 juin 1907 en présence de MM. Armand Bernard, secrétaire général de la préfecture de la Seine, et Henri Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche, qui prirent la parole.

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*     *

Fin décembre 1877, les travaux de la future rue de Tolbiac étaient dans un état d'avancement marqué.
Les immenses remblais qui faisaient face à la Butte-aux-Cailles et les déblais du côté de la rue d'Alésia étaient presque terminés.
Encore quelques jours, et les deux quartiers que séparait la vallée de la Bièvre seraient réunis. Restaient à exécuter et le rachat des différences de niveau des petites rues qui aboutissent à la voie nouvelle, et la mise en état de viabilité de la chaussée elle-même. À la hauteur de la rue du Moulin-des-Prés on avait construit une voûte qui enjambait cette voie.
Cette voute connue un temps comme le « pont des suicidés » fut enterrée en 1902 lors du relèvement de la rue du Moulin-des-Prés.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
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ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
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  • Un drame du terme
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LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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