Faits divers

 Le drame de la rue Coypel - 1888

Le drame de la rue Coypel

Le Radical — 3 février 1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix nommé Alexandre Tellier, âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant du nom de Félix Roth.

Pendant quelques mois, le ménage fut des plus unis ; mais Roth, qui s'adonnait à la boisson, rendit bientôt la vie impossible à sa femme.

La rue Coypel vue de l'avenue des Gobelins vers 1910

Celle-ci, ne pouvant supporter la vie commune, prit le parti de quitter son mari et revint habiter chez son père, après avoir introduit une instance en divorce devant les tribunaux.

À plusieurs reprises, Félix Roth essaya diverses tentatives de rapprochement qui furent toujours repoussées.

Hier, à cinq heures, il se présentait au domicile de son beau-père dans un état d'ébriété des plus complets et demandait à grands cris à voir sa femme.

Mme Roth était absente, ce fut le beau-père qui le reçut.

Le voyant dans cet état, Tellier lui adressa de vifs reproches. Roth répondit par des grossièretés, et une discussion des plus violentes s'éleva entre les deux hommes.

Tout à coup Tellier, exaspéré par les injures que lui adressait son gendre, saisit un revolver et en déchargea quatre coups sur le malheureux Roth.

Atteint à la tête et à la poitrine, ce dernier s'affaissa sur le plancher et, relevé ensanglanté par des voisins, fut tout d'abord porté dans une pharmacie.

Son état fut jugé si grave qu'on le transporta immédiatement à l'hôpital de la Pitié.

Pendant ce temps, Tellier se rendait au commissariat de M. Perruche où il se constituait prisonnier.

Le meurtrier est dans un état d'abattement complet ; il a répondu au magistrat qui l'interrogeait :

— Qu'est-ce que vous voulez, monsieur le commissaire ; je n'ai pas été maître de ma colère, il nous a rendus si malheureux !

Quant à Roth, son état est des plus alarmants. Depuis son transport à l'hôpital, il n'a-pu prononcer un seul mot.

Les médecins conservent peu d'espoir de le sauver.

La rue Coypel vue depuis le boulevard de l'Hôpital - A gauche, les restes du marché des Gobelins

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Le puits artésien de la Butte aux Cailles a été foré entre 1866 et 1904 avec quelques interruptions. La fontaine actuelle est alimentée par un forage réalisé en 2000.

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Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.

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En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

L'image du jour

Ligne n°2 Sud

A son ouverture, la ligne 2 sud empruntait la boucle construite sous la place d'Italie et filait vers le boulevard de l'Hôpital sur les voies de la future ligne 5. Elle demeura comme ligne 5 Gare du Nord - Etoile par place d'Italie jusqu'en 1942. Le tronçon franchissant la Seine et rejoignant Nation n'a été ouvert qu'à la fin des années 1900 et fut exploité comme ligne 6. Elle devint Nation - Etoile en 1942 également.