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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

rue Brillat-Savarin

Une usine incendiée

1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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Rue de la Colonie

Querelle de famille

1905

Dans un des coins les moins connus de Paris, dans une rues les moins fréquentées, du quartier de la Maison-Blanche, la rue de la Colonie, habite, au n°20, un nommé Pierre V...

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Porte d'Italie

Une auto qui verse

1907

Quatre jeunes gens avaient, avant-hier, joyeusement fêté la Mi-Carême, à Paris ; l'un d'eux, Maurice Déron; promenait les autres, dans le double phaéton automobile de son patron, M. Rebour, constructeur, avenue de l'Observatoire ; à la fin de la soirée, les quatre camarades voulurent s'arrêter encore une fois dans un café, rue Gay-Lussac, pour boire ensemble un dernier verre avant de se séparer.

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Quartier de la Gare

Règlement de compte aux Deux-Moulins

1866

Il est un coin de Paris que les honnêtes gens ne connaissent guère et dans lequel nous ne leur conseillons pas de s'aventurer après la tombée du jour. Ce sont les alentours de la barrière de Fontainebleau. Il y a dans ces parages la rue des Deux-Moulins et la rue Saint-Honoré qui sont comme le quartier général de tout ce qui reste aujourd'hui de truands, de rôdeurs, de repris de justice, de vagabonds et de voleurs : cette population est un vrai gibier de potence.

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Rue du Chevaleret

Locomotive emballée

1909

Un curieux accident de chemin de fer, qui n'a fort heureusement pas eu de graves conséquences, s'est produit hier soir, vers sept heures, sur la ligne de ceinture qui surplombe, dans le treizième arrondissement, la rue Chevaleret.

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paris-treizieme.fr — Un drame rue Richemont
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Un drame rue Richemont

Les deux Ouvriers Chauffeurs. — Sous les Yeux des Enfants. — À Coups de Revolver. — Tentative de Suicide du Meurtrier. — Les Blessés à l'Hôpital.

Le Petit Parisien — 21 septembre 1904

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

Les circonstances qui ont entouré cette sanglante tragédie sont des plus émouvantes.

Les deux Amis

Au numéro 19 de la rue Richemont, se trouvent de tout petits logements occupés par des familles d'ouvriers et de modestes travailleurs.

Tous les locataires se connaissent entre eux, et se rendent mutuellement service. Parmi ces humbles ménages, celui de M. Beauvigné était particulièrement estimé. Le mari est employé comme chauffeur dans une grande raffinerie du quartier la femme fait des ménages, et donne tous ses soins à ses deux fillettes, l'une âgée de cinq ans, la deuxième de dix-huit mois. Il y a un an environ, M. Beauvigné fit la connaissance d'un nommé Gustave Rombillan, exerçant le même métier que lui, et les deux hommes ne tardèrent pas à devenir des amis inséparables. Gustave Rombillan, âgé de vingt-neuf ans, était marié, lui aussi, et demeurait au numéro 20 de la rue Lahire. Mais il venait très souvent rendre visite à ses amis de la rue Richemont.

S'éprit-il des charmes de Mme Beauvigné, fort jolie brune de vingt-huit ans, et trompat-il la confiance de son nouvel ami ? C'est ce que le drame que nous allons relater permet de supposer, sans toutefois rien affirmer.

Sous l'empire de l'Ivresse

Gustave Rombillan, il y a deux mois, entra comme chauffeur à la même raffinerie que Beauvigné. Seulement, les deux hommes n'étaient pas occupés aux mêmes heures. Rombillan prenait son service au moment précis où Beauvigné quittait le sien. De même, celui-ci n'abandonnait son ouvrage qu'à l'arrivée de son camarade de labeur. La nuit dernière Beauvigné se rendit à la raffinerie. Il devait être remplacé dans sa besogne, à six heures du matin, par Rombillan. Mais ce dernier avait d'autres projets en tête. On le vit, toute la nuit, dans le quartier des Gobelins, se trainer de débit de vins en débit de vins, si bien qu'un de ses amis qui la rencontra lui conseilla de s'aller coucher.

— Laisse-moi tranquille, lui dit-il, et occupe-toi de tes affaires.

Dès les premières lueurs de l'aube il se rendit dans la rue Richemont, maie ne pénétra dans l'immeuble qu'à cinq heures et demie du matin.

La porte d'entrée s'ouvre à l'aide d'un secret qu'il devait connaitre, car il n'eut pas recours à la concierge pour avoir accès dans la maison. Il se dirigea vers le logement de Beauvigné, qui est situé au rez-de-chaussée, et frappa violemment à la porte. La femme du chauffeur lui ouvrit. Que se passa-t-il ensuite ? C'est ce que l'on ne sait pas encore, les magistrats n'ayant pas encore interrogé Mme Beauvigné,

Toujours est-il que dix minutes après l’entrée de Rombillan dans le logement de son ami, on entendit le bruit de plusieurs coups de revolver.

Des voisins se levèrent en hâte et virent Mme Beauvigné dont le visage était ensanglanté se précipiter hors de sa chambre, affolée, en s'écriant :

— Il veut me tuer, sauvez-moi

Avec l’aide des témoins de ce drame, la malheureuse fut transportée dans une pharmacie de la rue de Patay, où des premiers soins lui furent prodigués. Puis, on transporta la blessée à l'hôpital Cochin.

Entre temps, des agents s'étaient rendus rue Richemont. En pénétrant dans le logement, ils aperçurent, étendu sur le plancher, Gustave Rombillan. Le meurtrier, après avoir voulu tuer la jeune femme, avait tenté de se faire justice. Il s'était logé deux balles dans la tête. Mais il n'avait réussi qu'à se blesser affreusement. Les gardiens de la paix le relevèrent et le transportèrent également à l'hôpital Cochin.

L'Arrivée du mari

Les deux fillettes des époux Beauvigné, réveillées par le bruit des détonations s’étaient mises à pleurer. L'aînée, une jolie enfant blonde aux grands yeux bleus, contemplait avec épouvante la large flaque de sang tachant le parquet, et criait d'une voix plaintive :

— Maman ! Je veux maman !

Les deux enfants furent habillées par une voisine compatissante et confiées aux bons soins de la concierge jusqu'à l'arrivée du mari.

Celui-ci avait attendu pendant une heure l'arrivée de son « remplaçant ». Enfin, las de ne pas le voir venir, il avait prié un de ses camarades de faire la besogne de Rombillan et s'était dirigé vers son domicile. Beauvigné ne veut pas croire encore que son ami a trahi la confiance qu'il avait placée en lui.

Il a agi, dit-il, sous l'influence de l'ivresse ou dans un moment de folie passagère.

Les médecins n'ont pu se prononcer encore sur l'état des deux blessés.

À lire également...

Rue Croulebarbe

Un mari meurtier

1903

Un employé la recette principale des postes, Pierre Jamais, âgé de quarante-huit ans, demeurant 19, rue Croulebarbe, avait de fréquentes querelles avec sa femme, de dix ans plus jeune que lui.

...


Quartier de la Gare

Haustrate aux Assises

1907

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :
— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

...


Entre chiffonniers

1899

Tout au bout de Paris, là-bas, rue Nationale, dans le treizième arrondissement, il existe deux cités, qui renferment une population très turbulente de chiffonniers et de gens sans aveu. La première est la cité Jeanne-d'Arc, la seconde, la cité Doré. Or, les « gars de la Jeanne-d'Arc », nouveaux Capulets, vivaient en très mauvaise intelligence avec ceux de « la Doré » modernes Montaigus, et, de chaque côté, la coupe ces messieurs disent la malle était pleine. Il fallait peu de chose pour la faire déborder...

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rue Coypel

Un violent incendie chez un marchand de couleurs

1911

Un violent incendie s'est déclaré ce matin vers onze heures, 10, rue Coypel, chez un marchand de couleurs, M. Mallet.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1921, le maire du 13ème arrondissement était M. Guerineau. Il possédait une usine de céramique dont les bâtiments s'étendaient du numéro 69 de la rue du Gaz au numéro 172 de l'avenue de Choisy. Cette usine brûla le 26 octobre 1921.

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En 1889, E. Pion, médecin vétérinaire, inspecteur de la Boucherie à Paris dénombrait 40 chèvres séjournant régulièrement à la Porte d'Italie et 15 à la Poterne des Peupliers.

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À la séance du 30 octobre 1879 du Conseil Général de la Seine présidée par M. Réty, M. Georges Martin déposait une pétition d'industriels du 13e arrondissement demandant la création d'une gare de marchandises à la jonction de la rue Baudricourt et de la rue Nationale prolongée. Cette pétition, reprise par M. Georges Martin sous forme de projet de vœu fut renvoyée à la commission desdits vœux.
Ce sera la « gare des Gobelins », finalement issue d’autres projets, qui sera ouverte le 15 mai 1903 seulement et restera en fonctionnement jusqu’en 1991.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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