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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Près de l'avenue d'Italie

Un drame rue de la Maison-Blanche

1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs.

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On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort

1914

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

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Quartier de la Maison-Blanche

La viande meurtrière

1907

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

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Place des Alpes

Coups de couteau dans un bal musette, Place des Alpes

1924

Non loin de la place d'Italie, dans le treizième, place des Alpes, se trouve un bal musette qui fut, à diverses reprises, le théâtre de violentes bagarres et l'objet de nombreuses opérations policières.

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Rue de la Colonie

Querelle de famille

1905

Dans un des coins les moins connus de Paris, dans une rues les moins fréquentées, du quartier de la Maison-Blanche, la rue de la Colonie, habite, au n°20, un nommé Pierre V...

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paris-treizieme.fr — Un drame rue Richemont
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Un drame rue Richemont

Les deux Ouvriers Chauffeurs. — Sous les Yeux des Enfants. — À Coups de Revolver. — Tentative de Suicide du Meurtrier. — Les Blessés à l'Hôpital.

Le Petit Parisien — 21 septembre 1904

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

Les circonstances qui ont entouré cette sanglante tragédie sont des plus émouvantes.

Les deux Amis

Au numéro 19 de la rue Richemont, se trouvent de tout petits logements occupés par des familles d'ouvriers et de modestes travailleurs.

Tous les locataires se connaissent entre eux, et se rendent mutuellement service. Parmi ces humbles ménages, celui de M. Beauvigné était particulièrement estimé. Le mari est employé comme chauffeur dans une grande raffinerie du quartier la femme fait des ménages, et donne tous ses soins à ses deux fillettes, l'une âgée de cinq ans, la deuxième de dix-huit mois. Il y a un an environ, M. Beauvigné fit la connaissance d'un nommé Gustave Rombillan, exerçant le même métier que lui, et les deux hommes ne tardèrent pas à devenir des amis inséparables. Gustave Rombillan, âgé de vingt-neuf ans, était marié, lui aussi, et demeurait au numéro 20 de la rue Lahire. Mais il venait très souvent rendre visite à ses amis de la rue Richemont.

S'éprit-il des charmes de Mme Beauvigné, fort jolie brune de vingt-huit ans, et trompat-il la confiance de son nouvel ami ? C'est ce que le drame que nous allons relater permet de supposer, sans toutefois rien affirmer.

Sous l'empire de l'Ivresse

Gustave Rombillan, il y a deux mois, entra comme chauffeur à la même raffinerie que Beauvigné. Seulement, les deux hommes n'étaient pas occupés aux mêmes heures. Rombillan prenait son service au moment précis où Beauvigné quittait le sien. De même, celui-ci n'abandonnait son ouvrage qu'à l'arrivée de son camarade de labeur. La nuit dernière Beauvigné se rendit à la raffinerie. Il devait être remplacé dans sa besogne, à six heures du matin, par Rombillan. Mais ce dernier avait d'autres projets en tête. On le vit, toute la nuit, dans le quartier des Gobelins, se trainer de débit de vins en débit de vins, si bien qu'un de ses amis qui la rencontra lui conseilla de s'aller coucher.

— Laisse-moi tranquille, lui dit-il, et occupe-toi de tes affaires.

Dès les premières lueurs de l'aube il se rendit dans la rue Richemont, maie ne pénétra dans l'immeuble qu'à cinq heures et demie du matin.

La porte d'entrée s'ouvre à l'aide d'un secret qu'il devait connaitre, car il n'eut pas recours à la concierge pour avoir accès dans la maison. Il se dirigea vers le logement de Beauvigné, qui est situé au rez-de-chaussée, et frappa violemment à la porte. La femme du chauffeur lui ouvrit. Que se passa-t-il ensuite ? C'est ce que l'on ne sait pas encore, les magistrats n'ayant pas encore interrogé Mme Beauvigné,

Toujours est-il que dix minutes après l’entrée de Rombillan dans le logement de son ami, on entendit le bruit de plusieurs coups de revolver.

Des voisins se levèrent en hâte et virent Mme Beauvigné dont le visage était ensanglanté se précipiter hors de sa chambre, affolée, en s'écriant :

— Il veut me tuer, sauvez-moi

Avec l’aide des témoins de ce drame, la malheureuse fut transportée dans une pharmacie de la rue de Patay, où des premiers soins lui furent prodigués. Puis, on transporta la blessée à l'hôpital Cochin.

Entre temps, des agents s'étaient rendus rue Richemont. En pénétrant dans le logement, ils aperçurent, étendu sur le plancher, Gustave Rombillan. Le meurtrier, après avoir voulu tuer la jeune femme, avait tenté de se faire justice. Il s'était logé deux balles dans la tête. Mais il n'avait réussi qu'à se blesser affreusement. Les gardiens de la paix le relevèrent et le transportèrent également à l'hôpital Cochin.

L'Arrivée du mari

Les deux fillettes des époux Beauvigné, réveillées par le bruit des détonations s’étaient mises à pleurer. L'aînée, une jolie enfant blonde aux grands yeux bleus, contemplait avec épouvante la large flaque de sang tachant le parquet, et criait d'une voix plaintive :

— Maman ! Je veux maman !

Les deux enfants furent habillées par une voisine compatissante et confiées aux bons soins de la concierge jusqu'à l'arrivée du mari.

Celui-ci avait attendu pendant une heure l'arrivée de son « remplaçant ». Enfin, las de ne pas le voir venir, il avait prié un de ses camarades de faire la besogne de Rombillan et s'était dirigé vers son domicile. Beauvigné ne veut pas croire encore que son ami a trahi la confiance qu'il avait placée en lui.

Il a agi, dit-il, sous l'influence de l'ivresse ou dans un moment de folie passagère.

Les médecins n'ont pu se prononcer encore sur l'état des deux blessés.

À lire également...

Les étrangleurs des Gobelins

1894

On pourrait croire qu'il existe dans le quartier des Gobelins une véritable bande de rôdeurs nocturnes, qui ont la spécialité d'étrangler leurs victimes.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue Michal

1904

Un événement des plus étranges et des plus poignants en même temps vient de survenir au numéro 2 de la rue Michal, dans le treizième arrondissement.

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Place d'Italie

Une corida

1894

M. Wach, marchand de bestiaux, demeurant, 132, boulevard de l'Hôpital, conduisait hier vers quatre heures un jeune taureau aux abattoirs de Villejuif, quand, arrivé dans la cour de cet établissement, l'animal devenu subitement furieux s'échappa, parcourant la place et le boulevard d'Italie qu'il descendit affolé.

...


A la Glacière

L’affaire de la rue Robine

1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

En 1882, l'ouverture de la rue de Tolbiac entre le carrefour des avenues de Choisy et d'Ivry et le carrefour de la rue Domrémy était achevée.

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C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.

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En 1937, 13 cinémas se disputaient la clientèle du 13e arrondissement :
- Cinéma des Bosquet, 60 rue de Domrémy
- Cinéma des Familles, 141 rue de Tolbiac
- Cinéma Familial, 159 rue Bobillot
- Cinéma-Théâtre des Gobelins, 73 avenue des Gobelins
- Ermitage Glacière, 106 rue de la Glacière
- Escurial, 11 boulevard de Port-Royal
- Excelsior, 7 rue Fagon
- Jeanne d’Arc, 45 boulevard Saint-Marcel
- Kursall, 57 avenue des Gobelins
- Palace Italie, 190 avenue des Choisy
- Palace des Gobelins, 66 bis avenue des Gobelins
- Palace du Moulin, 102 avenue d’Italie
- Saint-Marcel, 67 boulevard Saint-Marcel.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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