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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Avenue des Gobelins

En jouant

1912

Deux gamins jouaient, hier, vers six heures du soir, devant une tranchée, avenue des Gobelins.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue du Tage : Le parricide condamné à 5 ans de réclusion

1935

Les Sorel ont abandonné le clair logis de Belleville et sont allés vivre, à l'autre bout de Paris, rue du Tage...

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Place d'Italie et ses alentours

Combat de « Terreurs »

1897

Une bande d’une dizaine de souteneurs étaient venus hier de Charonne pour s’amuser dans le quartier d’Italie, mais les gars de la Maison-Blanche virent cette invasion sur leur territoire d’un mauvais œil.

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Avenue de Choisy

L'Huitre et les Plaideurs

1896

Un différend des plus cocasses a éclaté hier entre la patronne d’un débit-restaurant de l'avenue de Choisy, Mme veuve Anaïs T. et un ouvrier tapissier, M. Alexis J., âgé de trente-deux ans, demeurant rue de la Maison-Blanche, au sujet d'une huître.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’escroc de la rue de Gentilly

1889

M. Perruche, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, vient d'arrêter un aventurier qui, s'affublant tour à tour du nom de nos peintres les plus en renom, commettait impudemment depuis fort longtemps des escroqueries aussi audacieuses, que variées.

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Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres - Le Journal 28 janvier 1912

Deux Conduites d'Eau éclatent

Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres

Le Journal — 28 janvier 1912
Les travaux de reconstruction du boulevard Kellermann - 1912

La poterne des Peupliers, située à l'extrémité de la rue des Peupliers, entre les portes de Gentilly et de Bicêtre, fait partie d'un groupe d'ouvrages militaires se rattachait au système des fortifications de Paris reconstruit en 1889 pour assurer la défense de la vallée de la Bièvre. Elle est chevauchée maintenant par le boulevard Kellermann dont la chaussée et les larges trottoirs renferment quatre grosses conduites d'eau de 90 centimètres de diamètre qui alimentent les deux réservoirs assurant la distribution de l'eau à Paris. Deux de ces artères, placées en bordure des fortifications, se sont rompues, hier soir, et le torrent qui s'est formé a entraîné tout le flanc droit de l'ouvrage militaire : cent mètres environ du mur des fortifications. Les conséquences de l'accident, qui s'est déjà produit plusieurs fois mais sans avoir la même gravité, sont nombreuses Il est à craindre qu'il ne provoque, en particulier une certaine perturbation dans la distribution de l’eau de Paris.

Nous avons pu rencontrer un témoin de ce grave accident, Mme Leroy, qui tient un commerce de vins à proximité, avenue de la Poterne, extra-muros. Elle nous en a fait le récit suivant :

— Ce soir, vers cinq heures et quart, nous dit-elle, je me trouvais à quelques pas de chez moi, en compagnie de deux voisins, lorsqu'un bruit terrible attira brusquement notre attention du côté de la Poterne. Nous voulions nous avancer pour nous renseigner, mais des employés de l'octroi dont le bureau est installé sous la voûte accoururent au-devant de nous pour nous conseiller de ne pas approcher. Ils nous apprirent alors qu'une conduite venait encore de se rompre dans la chaussée du boulevard Kellermann ; c'était la quatrième fois en dix mois. Il y avait danger. L'eau jaillissait du sol avec une force extraordinaire, et ses flots descendaient les rampes du boulevard en brisant tout sur leur passage. Les agents, les pompiers prévenus, accoururent bientôt pour prendre les dispositions nécessaires et arrêter la circulation. L'eau formait maintenant un véritable lac sous la poterne. L'on avait informé également les divers services compétents ; nous pensions tous que l'affaire allait en rester là. Et, comme tous nous étions habitués à ce genre de surprises, nous n'étions pas émus outre mesure. Mais voilà qu'à six heures et demie environ un fracas épouvantable se produisit. Nous vîmes les arbres du boulevard Kellermann osciller, les moellons des fortifications sauter comme des bouchons de Champagne. Tout le flanc droit de la Poterne — cent mètres de murs — s'écroulait. Et dans l'excavation apparurent, béantes, et projetant avec une force extraordinaire d'énormes colonnes d'eau, deux des conduites du boulevard. Nous étions là une dizaine de témoins de cet événement imprévu. Et, tous alors, malgré l'émotion qui nous étreignait, poussâmes le même cri d’angoisse et de terreur. Un homme qui conduisait un cabriolet s'engageait sous la poterne au moment même où les blocs de pierre se détachaient du mur des fortifications et s'abattaient sur la route. Le malheureux allait être effroyablement broyé !...  Ce fut un soulagement général lorsque nous le vîmes se dégager vivement, sauter de son siège et échapper à l'écroulement. Le service des eaux réussissait enfin, à sept heures moins le quart, à fermer les vannes des conduites rompues.

Les dégâts causés sont considérables. Ce coin des fortifications offre maintenant un aspect lamentable. Les rampes du boulevard Kellermann sont ravinées et la chaussée disparaît sous une couche de limon qui a près de 40 centimètres hauteur. Le trottoir qui longe le côté extra-muros des fortifications a été emporté à peu près sur la même longueur que le mur. Près de deux mètres de la paroi de pierre sont lézardés; aux alentours, le sol s'est affaissé ou crevassé. On craint que tout ce bloc de terre et de moellons de deux cents mètres de longueur et de près de dix mètres de largeur ne s'effondre encore.

Avant l'éboulement, les eaux s'étaient répandues, comme nous l'avons dit, sous la poterne. Elles filtrèrent à travers le sol et engorgèrent les égouts et la Bièvre, provoquant ainsi, par infiltration, l'inondation de presque toutes les caves du voisinage.

Quand l'excavation extra muros se fut produite, les flots se déversèrent dans le fossé des fortifications, qui s'emplit sur une étendue de 150 mètres.

Le mur des fortifications qui s'est effondrée, a 10 mètres de hauteur. La base en est fermée par des fondations de 8 mètres d'épaisseur.

D'après les premières constatations faites par les ingénieurs de la Ville et du service des eaux, la cause initiale de l'accident a été la rupture d'une conduite du réservoir de Villejuif.

L'eau, en se répandant sous terre, aurait miné le mur des fortifications qui s’est alors écroulé. Ce serait, dans ce cas l'éboulement qui aurait provoqué l'éclatement de la seconde conduite.

Comme nous l'indiquions, il faut s'attendre à ce qu'une perturbation se produise dans la distribution de l'eau à Paris par suite de la mise hors service de deux artères brisées, mais l'on nous a assuré qu'elle ne toucherait que certains quartiers et qu'elle ne durerait pas plus de quarante-huit heures.

Le « rescapé » dont nous parlait Mme Leroy est un représentant de commerce. M. François Cocard, demeurant 63, rue de Montcalm. Il en a été quitte pour une forte émotion. La voiture où il se tenait, a eu les roues brisées.

Dès la première minute, la circulation avait été interdite, boulevard Kellermann, rue des Peupliers et sur un rayon de trois cents mètres. Cette mesure, prise par M. Ringel, officier de paix du treizième arrondissement, sera maintenue pendant un certain temps, en prévision de nouveaux éboulements.



Les grandes eaux du boulevard Kellermann

Les premières conduites maitresses de distribution d'eau dans Paris furent posées boulevard Kellermann à partir de 1882. Jusqu'à la construction du tramway T3 qui impliquait d'écarter tout risque à leur égard, ces conduites firent régulièrement parler d'elles dans la presse. Les accidents furent innombrables. Le premier accident d'importance repéré eut lieu le 12 octobre 1886 à proximité de la rue du Moulin-de-la-Pointe. Il fut suivi d'un autre fin mai de l'année suivante à la porte de Gentilly.
Des exemples significatifs de ces accidents sont réunis ici.

1901

  • Inondation boulevard Kellermann

1903

  • Maison inondée

1905

  • Inondation à la poterne des Peupliers

1911

  • Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage (Le Journal, 8 avril 1911)
  • Une conduite d’eau a éclaté boulevard Kellermann causant une véritable inondation (Le Petit-Journal, 5 mai 1911)

1912

  • Les fortifications s'effondrent sur plus de cent mètres (Le Journal, 28 janvier 1912)
  • Une inondation boulevard Kellermann (Le Figaro, 28 janvier 1912)
  • Un éboulement aux fortifications ( Le Petit-Parisien,28 janvier 1912)
  • L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts (Le Journal, 29 janvier 1912)

1925

  • Une conduite d'eau crève boulevard Kellermann (Excelsior, 10 janvier 1925)
  • Les petits malheurs du boulevard Kellermann (L’Intransigeant, 12 janvier 1925)

1926

  • Les travaux à la Poterne des Peupliers

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

Rue de l'Amiral-Mouchez une jeune femme est enlevée en taxi par quatre hommes.

1931

Un entrepreneur de plomberie, de la rue de l'Amiral-Mouchez venait, au début de l'après-midi d'hier, déclarer au commissariat du quartier de la Maison-Blanche que ...

...


Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe

1904

Les sels dénaturés utilisés par les tanneurs de la Bièvre servaient ensuite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes

...


Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

...


Rue du Pot-au-Lait

Terrible incendie rue du Pot-au-Lait

1895

Un terrible sinistre s’est produit, hier lundi matin, rue du Pot-au-Lait, à l'angle de la rue Robine, dans l’usine de M. Fauvel, fabricant de bûches résineuses.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Gustave Geffroy (1855-1926) fut directeur de la Manufactures des Gobelins. Il n'est donc pas anormal que la rue qui porte son nom soit située tout près de celle-ci.

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La rue Edmond Gondinet fut ouverte en 1898 et reçut, en 1899, le nom de ce trop méconnu auteur de comédies qui est aussi l'un des coauteurs du livret de Lakmé, opéra-comique en trois actes créé en 1883, musique de Léo Delibes.

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La rue Giffard est l'ancien chemin de ronde de la Gare. Cette voie reçut son nom actuel en 1884. Henri Giffard, né le 8 février 1825 et mort le 15 avril 1882 à Paris, est un inventeur français, à qui l'on doit l'injecteur et le dirigeable propulsé par la vapeur.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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