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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Rue de l'Amiral-Mouchez une jeune femme est enlevée en taxi par quatre hommes.

1931

Un entrepreneur de plomberie, de la rue de l'Amiral-Mouchez venait, au début de l'après-midi d'hier, déclarer au commissariat du quartier de la Maison-Blanche que ...

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Boulevard de la Gare

L'alcoolisme

1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Place d'Italie

La mère aux joujoux

1894

Une scène très amusante avait rassemblé un millier de personnes, hier soir, à la fête de la place d'Italie.

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Boulevard Kellermann

Sur les « fortifs

1894

Un ouvrier charpentier, demeurant rue de Tolbiac, Gustave Fultot, se prenait, hier soir, à la fête du boulevard Kellermann, à l'attirance des charmes d'une sirène du trottoir.

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La bande de la « Saucisse »

1893

Toute une association de voleurs vient d'être capturée hier, par M. Cadoux, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.
Ces individus, au nombre de six, quatre hommes et deux femmes, sont les auteurs des nombreux vols commis récemment dans les treizième et quatorzième arrondissements.

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La justice suit deux pistes - Le Journal - 30 sept. 1922

L’assassinat de la petite Barbala

La justice suit deux pistes

Le Journal — 30 septembre 1922

Comme nous le laissions supposer hier, la petite victime du sadique de l'avenue d'Italie a bien été odieusement, violentée.

Le rapport de M. le docteur Paul, médecin légiste, qui, hier après-midi, a procédé à l'autopsie, ne laisse malheureusement pas de doute à cet égard. Des traumatismes très nets ont été relevés sur la tête et les bras de la victime, indiquant à quel point elle s'est débattue pour échapper à l'étreinte de son assassin.

Enfin, constatations dont l'enquête fera certainement son profil, des restes d'aliments ont été retrouvés dans l'œsophage de la pauvre petite, leur état démontre nettement que la mort est survenue peu après le repas, vers 14 heures, suppose-t-on.

Les recherches entreprises par les soins de la police judiciaire et particulièrement par M. Guillaume, commissaire à la direction de la police judiciaire, et le brigadier Rousselet, se sont poursuivies avec la plus grande activité.

À l'heure actuelle pouvons-nous affirmer, plusieurs pistes, dont certaines ne laissent pas d'être intéressantes, seraient suivies. Les inspecteurs se sont, avant toute autre chose, efforcés de savoir comment l'assassin a pu pénétrer dans le cinéma avec le cadavre de l'enfant.

Le réduit où était cachée la victime - Cliché paru dans L'Excelsior

La salle elle-même, la scène, le plateau ont été examinés minutieusement et il semble qu'on y a fait quelques trouvailles intéressantes. La police, jusqu'alors, ne paraît pas attacher d'importance à la découverte des linges qui se trouvaient sous le corps de la petite martyre et qui consistent, comme nous l'avons dit, en un fragment de sous-vêtement et en un tablier noir de femme.

Par contre, la découverte d'un autre vêtement, d'homme celui-là, et dont il n'est pas possible à l'heure actuelle de préciser la nature, a semblé particulièrement intéresser M. Guillaume, qui a prié M. Bayle, chef du service de l'identité judiciaire, de l'examiner.

De nouveau, le système de fermeture du cinéma a été étudié avec soin et il est apparu qu'il ne devait pas être difficile de se glisser dans l'établissement. La serrure du cadenas qui maintient les grilles est d'un modèle très simple. Sans aucune difficulté — nous supposons ici que l'homme n'avait pas de clef à sa disposition - l'assassin a forcé le cadenas, fait glisser la chaîne qui consolide la grille et, une fois seul dans la place, connaissant parfaitement les lieux,— insistons sur ce point, — il a eu tout son temps pour entasser sous la scène les restes de la gamine. À moins qu'il n'ait trouvé la porte ouverte…

Des renseignements que nous avons recueillis, il semble, en effet, que souventes fois l'opérateur, qui quitte la salle le dernier, ferma incomplètement la grille. Ce fait, au témoignage de certains, se serait encore produit il y a une huitaine de jours.

On a également envisagé l'entrée du meurtrier par les lucarnes qui servent à l'aération du cinéma. L'établissement, à droite, est bordé par une courette où sont édifiés des appentis assez bas ; pour un homme jeune et agile, il ne doit pas être difficile d'atteindre le toit de la salle et de s'y introduire même avec un lourd colis.

La police judiciaire ne croit pas beaucoup à la possibilité d'un assassinat commis dans la salle même

La police judiciaire semble assez disposée à écarter cette hypothèse. Elle ne croit pas beaucoup, non plus, à la possibilité d'un assassinat commis dans la salle même et admet plutôt que le corps a été amené là, tout dépecé, par quelqu'un connaissant la petite porte qui permet de pénétrer sous le plateau.

Quel est ce quelqu'un ? Sur ce point, on le comprendra, la discrétion la plus absolue est gardée.

On a parlé d'un certain Viguier, qui, quelques jours après la disparition de la petite Suzanne, se présenta chez ses parents et, après leur avoir dit qu'il avait aperçu la gamine rue des Plantes vers 2 h. 30, le même vendredi, s'offrit comme « détective américain », à la retrouver dans les quarante-huit heures. Il obtint 1,000 francs et disparut. Ne s'agirait-il que d'un escroc ?

Les racontars les plus étranges ont couru sur son compte ; on a dit qu'il avait habité un hôtel de l'avenue d'Italie ; on lui prête même le propos suivant au sujet de la disparition de l'enfant. « On la cherche loin, aurait-il déclaré, mais peut-être est-elle très près. »

Viguier est un repris de justice ; il est en fuite. C'est tout ce qu'on peut affirmer en ce qui le concerne.

Un autre fait a attiré également l'attention des policiers. Sous la scène, on a retrouvé une boîte, sorte de poubelle, qui y était demeurée depuis une quinzaine ; on l'avait, glissée sous le plateau. Or, à cette date, le petit cadavre avait été caché sous cette même scène et déjà il répandait son odeur insupportable et si particulière !

De beaucoup plus intéressante apparaît une autre version dont à l'heure actuelle on s'occupe très activement.

Depuis la disparition de la petite Suzanne, les inspecteurs chargés de la rechercher avaient acquis la certitude que l'enfant avait été victime d'un abominable attentat.

Depuis la disparition de la petite Suzanne, les inspecteurs chargés de la rechercher avaient acquis la certitude que l'enfant avait été victime d'un abominable attentat. Les investigations avaient, porte surtout sur quelques individus habitant le quartier de l'avenue d'Italie et qui, à plusieurs reprises, avaient eu maille à partir avec la justice à propos d'affaires de mœurs. Par une coïncidence extraordinaire, dans la journée de mercredi, quelques heures seulement avant la découverte du cadavre, les inspecteurs eurent à vérifier l'identité d'un individu habitant aussi l'avenue d'Italie, employé aux abattoirs, connu comme sadique à la police judiciaire.

Or — et c'est ici que les faits deviennent particulièrement troublants — les autorités judiciaires ont reçu le témoignage d'une personne très honorable qui affirme avoir vu Suzanne Barbala assise sur un banc de l'avenue d'Italie, le 1er septembre dans l'après-midi, avec un homme qui lui caressait les mains et dont le signalement correspond parfaitement à celui de l'individu dont nous parlons plus haut. Cet homme est-il l'assassin ? Ce serait trop s'avancer qu'oser l'affirmer. Pourtant, il est un autre fait non moins étrange : le dépeçage du petit cadavre a été fait par un « technicien ».

Avant de scier les membres de sa victime, l'assassin a pris soin — ainsi que font les chirurgiens avant une opération —, de découper la peau et de rabattre de chaque côté les deux lèvres de l'entaille pratiquée dans la chair. Le sciage des os, en outre, a été fait avec des outils spéciaux et par une main accoutumée.


A lire également

L'article du Petit-Parisien en date du 30 septembre 1922

À lire également...

Quartier de la Gare

Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis

1935

La cité Jeanne-d'Arc, que les bagarres du 1er mai 1934 avaient mise à l'ordre du jour, a présenté hier matin une certaine effervescence.

...


Fiançailles d'Apaches

1904

La subite passion de «Gueule d'Or» pour «La Tringle» fait une victime collatérale en la personne d'un terrassier dont l'état est presque désespéré.

...


Quartier de la Maison-Blanche

La viande meurtrière

1907

Entre les numéros 26 et 28 de la rue Damesme s'ouvrent, parmi des terrains vagues, plusieurs voies symétriquement alignées où s'élèvent, pittoresques et vétustés, des baraques en planches et des cahutes en torchis. C'est là que vit, grouille et travaille une populeuse colonie de chiffonniers.

...


Quartier Croulebarbe

Le Drame de la ruelle des Gobelins

1905

Le teinturier Joseph O..., âgé de trente ans, qui a comparu, hier, devant M. le juge d'instruction Larcher, est accusé d'avoir jeté, le 17 décembre dernier, sa femme dans la Bièvre.
« Si ma femme, a-t-il dit, a pris un bain dans la Bièvre, c'est tout à fait volontairement de sa part. «

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le pont National, oeuvre des ingénieurs Couche et Petit, a été achevé en 1853. Il portait initialement le nom de pont Napoléon III.

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En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.

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Dans le Constitutionnel daté du 21 janvier 1837, on remarquait l’annonce suivante :
« Avis au Public
Le propriétaire des étangs de la Glacière a l'honneur de prévenir MM. les patineurs qu'il laisse libres plusieurs de ses étangs d'une étendue considérable. L'entrée est de 50 centimes, dont une partie est destinée en faveur des pauvres de la commune de Gentilly ; on entre par la rue de la Glacière et rue du Pot-au-Lait, 3 et 5. »

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
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LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
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  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

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  • Les grandes voies du 13e
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  • La gare d'Austerlitz
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  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
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