Faits divers

 Fâcheuse méprise - Le Radical — 13 septembre 1892

Fâcheuse méprise

Le Radical — 13 septembre 1892

Un cocher de la Compagnie générale des omnibus, le nommé Auguste Veladon, qui avait accompagné son attelage au Dépôt, se trouvait, la nuit dernière, à une heure du matin, rue Corvisart, lorsqu'un individu quitta le trottoir opposé, pour s'avancer au devant de lui.

— Ah ! te voilà ! il y a longtemps que l'on attend, lui cria ce dernier.

Véladon, se croyant surpris par des rôdeurs s'enfuit à toutes jambes et se rendit au poste de police des Gobelins où il arriva effaré. À peine s'y trouvait-il que l'individu qui l'avait interpellé s'y présenta à son tour.

À sa vue, Véladon bondit et l'étreignit à la gorge en l'accablant d’invectives.

— Scélérat ! canaille ! voleur, assassin, s'écriait-il sans cesser de frapper.

Les agents eurent peine à tirer de ses mains l'infortuné couvert de horions et qui, ne demandait qu'à s'expliquer.

Celui-ci, un nommé Eugène Guilloux, avait cru reconnaître un ami en la personne de Véladon, mais l'ayant vu s'enfuir à son approche, il s'était persuadé que le cocher faisait partie d'une de ces bandes dont la spécialité consiste à dévaliser les passants attardes.

Il était donc venu aussi dans l'intention de prévenir la police.

Les choses se sont arrangées dans la journée au commissariat de police de M. Perruche. Le magistrat a réconcilié Véladon avec Guilloux, qui voulait porter plainte.

Une agression, véritable celle-là, avait lieu une heure plus tard dans la même rue. Le nommé Charles Troteau, demeurant 97, boulevard d'Italie, était attaqué et dévalisé par des étrangleurs.

Il n'a pu que donner leur signalement.

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Saviez-vous que... ?

Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.

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En 1892, Mesdemoiselles Dufrène, disposant de hautes références, donnaient des leçons d'italien au 27 de l'avenue des Gobelins.

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Edmond Gondinet (7 mars 1828, Laurière – 19 novembre 1888, Neuilly-sur-Seine) dont une rue du 13ème arrondissement porte le nom était un auteur de théâtre qui fit jouer sur les scènes parisiennes une quarantaine de pièces.
On lui doit notamment "Le Plus Heureux des trois" en collaboration avec Eugène Labiche.

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Le square Robert Bajac situé en face du square Hélène Boucher à la porte d’Italie, honore Robert Jean Paul Bajac, aviateur français, né le 13 décembre 1897 à Paris (9e) et mort le 1er avril 1935 à Gisors (Eure), des suites des blessures reçues lors d'un atterrissage nocturne, près de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime)2, alors qu'il inaugurait une liaison postale de nuit entre Paris et Londres.

L'image du jour

Usine à gaz, avenue de Choisy, rue du Gaz et rue de Tolbiac(1919)
Le site est aujourd'hui occupé par le square de Choisy