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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Le 13e en littérature

La rue du Pot-au-Lait

Le drageoir aux épices

par
Joris-Karl Huysmans

Quelle rue étrange que cette rue du Pot-au-Lait ! déserte, étranglée, descendant par une pente rapide dans une grande voie inhabitée, aux pavés enchâssés dans la boue...

(1874)

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La gare de la Maison-Blanche

Le drame de Bicêtre

par
Eveling Rambaud et E. Piron

Honoré fit halte avenue d'Italie, devant la station du chemin de fer de Ceinture. Il sauta sur le trottoir en disant :
— Cherche, Bob, cherche !

(1894)

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La Butte-aux-Cailles

Le Trésor caché

par
Charles Derennes

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

(1907)

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La ruelle des Reculettes

La petite Miette

par
Eugène Bonhoure

— Où demeure le pharmacien? demanda Furet.
— Au coin de la rue Corvisart et de la rue Croulebarbe.
— Est-ce qu'il y a deux chemins pour y aller ?

(1889)

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Tout le 13e

Taupin

par
Séverine

À l'horizon, passé la plaine de la Glacière, vers la poterne des Peupliers, les « fortifs » verdoyaient comme une chaîne de collines.

(1909)

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Le quartier Croulebarbe

La vieillesse de Monsieur Lecoq

par
Fortuné du Boisgobey

Connaissez-vous la rue du champ de l’alouette ? Il y a bien des chances pour que vous n'en ayez jamais entendu parler, si vous habitez le quartier de la Madeleine. Mais les pauvres gens qui logent dans les parages l'Observatoire et de la Butte-aux Cailles savent parfaitement où elle est.

(1878)

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La ruelle des Reculettes

Les Monstres de Paris

par
Paul Mahalin

Le noctambule par goût ou par nécessité — comme Paris en a tant compté depuis Gérard de Nerval jusqu'à Privat d'Anglemont — qui se serait aventuré, par une nuit boréale de novembre dernier, à l'une des embouchures du passage des Reculettes, y aurait éprouvé l'impression d'un rêve persistant à travers la veille, et s'y serait cru transporté dans ce monde de la chimère et du fantôme...

(1879)

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Les mémoires de Rossignol - 1894

Les mémoires de Rossignol

Extrait précédent

 

V

En 1877, je commençais, comme l'on dit, à me faire la main. Je devenais débrouillard et les chefs de la police m'avaient remarqué.

Je comptais toujours parmi les agents désignés pour une expédition difficile. On me choisissait surtout pour les tournées de nuit, dans les quartiers excentriques, mais le récit de ces tournées ne viendrait pas en son temps aujourd'hui, car — il ne faut pas l'oublier — je n'étais qu'un simple agent, à cette époque, et je ne pouvais avoir d'initiative que dans un tout petit cadre. Plus tard, je fus à la tête de nombreuses affaires et je raconterai certainement plusieurs visites aux bouges de la capitale. On appréciait mon agilité. Je ne suis pas grand et, je crois l'avoir déjà dit, je suis assez bien, découplé, assez habile aux exercices du corps. Je n'avais point mon pareil, disait-on, pour annihiler les forces d’un individu récalcitrant : je l'enlevais de terre, le faisais basculer sur mon dos, la tête en basset, comme un fort de la halle porte un sac de blé, je menais au poste mon délinquant très étonné.

On préfère avec raison à la Sûreté, les hommes petits aux hommes grands. Ils se dissimulent beaucoup plus facilement et leur taille les fait pour ainsi dire oublier. Je me rappellerai toujours un agent de mon service nommé Saindo. Ah ! qu'il était petit ! 1 mètre 52, tout au plus. Et dégourdi ! Un jour, comme il se trouvait dans le quartier des Halles, deux individus lui offrirent d'acheter une montre à un prix dérisoire.

Mon Saindo, examinant la montre, réfléchissait au moyen de pincer les deux gaillards. Ils étaient deux, ils étaient grands ; il était seul, il était tout petit.

Il imagina de fourrer la montré dans sa poche et de se sauver à toutes Jambes dans la direction de la rue des Prouvaires, où se trouvait un poste. Ce qu'il pensa arriva. Les deux voleurs volés cherchèrent à le rattraper mais, près du poste, à. proximité du gardien de planton, l'agent de la Sûreté s'arrêta court, entama une lutte, fut bientôt rejoint et défendu, ses « clients » furent mis au violon.

Comme dans toutes les administrations, à la Sûreté se trouvent des jaloux. Mes premières affaires inquiétèrent les camarades. On me qualifia d'ambitieux. Comme si l'ambition était un crime ! Certes, je n'avais guère l'envie de moisir dans les bas emplois et de gagner cent francs par mois durant toute ma vie. Un jour, en tournée, près du pont d'Austerlitz avec un inspecteur principal et un brigadier, j'entrai au bal Émile, dont, il y a deux ou trois ans, l'existence fut rappelée avec scandale. Serait-il convenable que je donnasse des renseignements détaillés sur le tenancier de ce bal, que j'ai beaucoup connu, sur sa femme, la célèbre mère Émile, sur sa fille, que souvent je vis jouer, l'après-midi, sur le plancher où, le soir, gambadaient les filles ?

Inutile, je pense, car tout au long l'histoire fut dite, par les journaux, et il est inutile de raviver de tristes propos. À ce bal, pour amuser mes deux chefs, je me mis à faire le clodoche, et j'obtins un vrai succès. On en parla dans les bureaux.

— Emmenons-le à l'Opéra, proposa le chef.

Et, depuis, je fus-toujours parmi les agents désignés pour la surveillance des bals de l'Opéra. Le public pourrait se figurer que, dans cette cohue de travestis, au milieu de cette atmosphère surchauffée, en ce lieu de plaisir à outrance, où chacun ne pense qu'à s'amuser, qu'à se frôler, qu’à se prendre par la taille, les vols sont fréquents.

Ce serait une erreur. Les pickpockets n'opèrent que très rarement au bal de l'Opéra. Voilà une déclaration qui vaut son prix et qui me fera, j'espère, avoir, mes entrées, bien que je ne pense guère à quitter ma rivière et mon bateau pour aller me mêler à la foule des galants habits hoirs, des toilettes claires, des pierrots, des bergères...

II est donc très rare qu'une plainte en vol soit déposée chez le commissaire de service. Cependant, il n'y a pas très longtemps, une jeune dame, Mme S.N., fit demander un agent de la sûreté. On lui avait volé, disait-elle, au bal de l'Opéra, une broche d'une valeur de quarante-cinq mille francs.

Quelle était donc cette dame ? Quelle était son influence auprès des pouvoirs publics ? Je ne sais, mais ce fut un grand remue-ménage dans nos bureaux. Au lieu d'un simple agent, on désigna le brigadier Rossignol.

On me donna l'adresse. Je partis près de l'avenue de Villiers et sonnai bientôt a la porte du petit hôtel, luxueux et confortable, qu'habitait la plaignante.

Je trouvai Mme N... en compagnie d'un financier, célèbre alors par ses relations politiques, et, aujourd'hui, par l'extrême habileté avec laquelle, à travers l'Europe, il dépiste mes anciens collègues. Je fus bien vite fixé. II fallait se « dégrouiller », car je me trouvais au milieu d'importants personnages. Le financier voulut, pour mes recherches, me signer un chèque de deux cents francs. Je n'acceptai point. Je fis bien de refuser, car, depuis, on n'aurait pas manqué de m'accuser d'avoir touché au Panama.

Je n'eus pas à me donner beaucoup de peine, car le lendemain même un commissaire de police avertissait la Sûreté qu'un jeune homme arrêté en flagrant délit de vol à l'étalage était porteur d'un superbe bijou. J'allai chercher cet individu, qui raconta, qu'il avait trouvé la broche en ramassant des confettis à la sortie du bal de l'Opéra.

Mme N…, immédiatement prévenue enchantée de rentrer eu possession de son bijou, remit cinquante francs au voleur, que, nous gardâmes naturellement.

Extrait suivant

Le 13e en littérature

Croulebarbe et la ruelle des Reculettes

La main trouée

par
Montfermeil

Le quartier Croulebarbe est un de ceux que n'a pas encore assainis la pioche du démolisseur, un des recoins restés sordides du vieux Paris.

(1901)

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La boulangerie socialiste de la rue Barrault

Les amis du Peuple

par
Jean Vignaud

Jacques et sa sœur, laissant derrière eux le boulevard d'Italie, gravirent la rue Barrault. Celle-ci, flanquée d'un côté de la Butte-aux-Cailles, énorme pâté de maisons aux murs de pisé, de l'autre, d'immenses terrains couverts de roulotes peintes et d'abris en planches, s'élevait ainsi qu'un ravin poussiéreux et crevé de trous.

(1904)

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La rue du Petit-Banquier

Le colonel Chabert

par
Honoré de Balzac

Le comte Chabert, dont l'adresse se lisait au bas de la première quittance que lui avait remise le notaire, demeurait dans le faubourg Saint-Marceau, rue du Petit-Banquier, chez un vieux maréchal des logis de la garde impériale, devenu nourrisseur, et nommé Vergniaud.

(1832)

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La rue des Vignes Saint-Marcel (Rubens)

Les Misérables

par
Victor Hugo

Ce promeneur, s’il se risquait au delà des quatre murs caducs de ce Marché-aux-Chevaux, s’il consentait même à dépasser la rue du Petit-Banquier, [...], ce promeneur hasardeux atteignait l’angle de la rue des Vignes-Saint-Marcel, latitudes peu connues.

(1862)

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La cité Doré

Coeur d'enfant

par
Charles de Vitis

À la hauteur de la place Pinel et de l’abattoir, entre le boulevard de la Gare et le boulevard de l’Hôpital, s'étend un vaste terrain qui est loué par bail à divers locataires. Le type même de la saleté et de la misère imprévoyante se trouve dans le rassemblement de masures, coupé de ruelles en zigzag et qu’un hasard ironique fait appeler cité Doré. Les cours des miracles devaient être ainsi.

(1899)

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Le marché aux chevaux

La maison Philibert

par
Jean Lorrain

Le Marché aux chevaux du boulevard de l’Hôpital, derrière la gare d’Orléans, sa grande cour pavée enclose de grilles dominant en terrasse le boulevard Saint-Marcel, son mouvement, ces allées perpétuelles de bêtes et de gens d’écuries, ces groupes de gros maquignons ventrus...

(1904)

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Refuge Nicolas Flamel

Enfants perdus

par
Léo Larguier

L'après-midi de ce jour d'hiver était tragique sur ce coin — le plus désolé de Paris - qui est entre les Gobelins et la rue du Château-des-Rentiers. Une femme en toilette eût détonné là, mais le clochard aux frusques usées y était parfaitement à sa place.

(1931)

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.

*
*     *

En 1889, E. Pion, médecin vétérinaire, inspecteur de la Boucherie à Paris dénombrait 40 chèvres séjournant régulièrement à la Porte d'Italie et 15 à la Poterne des Peupliers.

*
*     *

En 1887, Charles et Alphonse Sécheresse, tous deux domiciliés 13 passage du Moulinet et tous deux marchands de vinaigre, constituaient une société en nom collectif ayant pour objet le commerce de marchand de vinaigre et de conserves. Alphonse en deviendra le seul propriétaire à partir de 1891. Plus tard, il sera condamné pour mise en vente d'huile falsifiée.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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