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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

Littérature

 Assassins!!! - 20

20

ASSASSINS !!!

par
Louis Dagé
(1881)


PREMIÈRE PARTIE


La Masure du Corbeau Rouge


VIII
Le nouveau plan du baron
(suite)

— Expliquez-vous ! fit avec une nuance d’humeur le lieutenant que toutes ces précautions oratoires agaçaient.

— J’arrive au but ! Comme ami du marquis et son ami intime, son confident, je viens vous prier, monsieur le comte, de mettre un terme aux assiduités compromettantes dont vous entourez Mlle Aimée.

Cette phrase bouillonna dans l’esprit du lieu tenant et lui mit la tête en feu.

Il faillit éclater ; pourtant il se contint

— Êtes-vous autorisé par Mlle d’Évry ou par sa tante. Mme de Courlis, à me soumettre cette observation ? demanda l'officier.

— Non, monsieur le comte ; mais l’amitié qui m’unit au marquis m'impose l’obligation de prendre souci de son honneur.

Gontran bondit de rage.

— Votre démarche est une insulte ! s’écria-t-il ; et saisissant une paire de gants qui traînait sur la cheminée, il la lança avec colère à la figure du vicomte.

Celui et resta calme.

— C’est bien, monsieur ! Vous recevrez mes témoins. Seulement, rappelez-vous que j’étais venu à titre de conciliateur et que c’est vous-même qui me forcez à devenir votre ennemi... Au revoir, monsieur le comte !

Lucien de Moreuil avait obtenu ce qu’il désirait : une provocation dans laquelle il était l'insulté, ce qui lui attribuait le choix des armes.

Les pistolets biseautés du baron de Gurgloff n’avaient d’utilité que dans ce cas.

Restait, il est vrai, pour le comte, la chance que le sort désignât ses armes, car il est d’usage que chacun des adversaires apporte les siennes sur le terrain et qu’on ait recours au hasard pour savoir celle dont on usera ; mais ici, encore, le baron avait su corriger la mauvaise fortune, par l’adjonction dans une pièce de cinq francs, d'une goutte de plomb, qui, faisant contrepoids, produisait un résultat bizarre : Le côté face, jeté vers le ciel, la pièce amenait pile ; au contraire : face, lorsqu’on la lançait en l’air tournée du côté pile.

Cette scène de violence mit Gontran de Maurevailles dans un état d’exaspération difficile à décrire ; cependant, lorsqu'il parvint à remettre un peu d’ordre dans ses idées, il éprouva le besoin de reposer son esprit sur un objet qui eût le pouvoir de le calmer complètement.

La pensée d’aller voir Aimée d'Évry l’envahit aussitôt.

Déjà il se disposait à sortir, lorsque le baron de Gurgloff et le duc de Nangis,  celui-là même qui avait introduit Lucien de Moreuil chez le marquis, se firent annoncer.

Ils se présentaient en qualité de témoins du vicomte.

Gontran les reçut avec politesse et, dès les premières ouvertures, répondit à ces messieurs qu’il n’avait pas encore songé au choix de ses auxiliaires.

— Mais, ajouta-t-il aussitôt, si vous voulez bien me faire l’honneur de m’accompagner, messieurs, je vous conduirai chez deux de mes amis qui s’entendront immédiatement avec vous.

De Gurgloff et de Nangis s’inclinèrent en signe d’assentiment et le comte les prit dans sa voiture.

Il trouva réunis chez l’un d’eux les amis qu’il cherchait, mit en rapport les quatre témoins et se retira dans une chambre voisine, pour attendre la conclusion de l’affaire.

Les conditions de la rencontre une fois réglées, le baron de Gurgloff prit la parole :

— Vous comprenez, messieurs, dit-il, que le secret le plus absolu nous est commandé par les raisons mêmes qui ont motivé le combat ; l’honneur d’une jeune fille est en jeu.

Tous promirent de se taire.

Mais, de la part du baron, ce n’était là qu’une observation calculée ; en la formulant, il avait visé un autre but qui lui tenait plus à cœur, et ce qu’il avait exprimé constituait pour lui une sorte d'entrée en matière.

— Puisque vous êtes d'avis, messieurs continua de Gurgloff, tout à son idée, que l’honneur d’une femme est en jeu, il vous paraîtra sans doute de convenance strict» que les deux adversaires s’abstiennent de se présenter chez Mlle d’Évry.

— Pourtant ceci est en dehors de nos attributions, objecta un des témoins de l’officier.

— Assurément, monsieur ! Mais, insista le baron, n’est-il pas de votre devoir d’empêcher les deux champions de se rencontrer, afin d’éviter un éclat dont la colère ne les rendrait peut-être pas les maîtres !

— C’est juste ! répondirent les autres, tout d’une voix.

Il fut donc convenu que, de part et d’autre, on engagerait amicalement, mais avec fermeté, les deux antagonistes a ne pas rendre visite, dans la soirée, à Mlle Aimée, On attendrait, pour ce faire, l’issue du combat.

Le baron fut enchanté de ce résultat, car il espérait tirer parti, contre le lieutenant, de cette abstention de toute visite de sa part. Il comptait, à l’aide d’une interprétation malveillante, la retourner contre l’officier et au profit de sa combinaison machiavélique.

On verra comment.

Le pauvre de Maurevailles fut au désespoir de l’engagement pris par ses témoins, cependant il jura de l’observer.

Quelque chagrin qu’il en eût, il respecta son serment et s'abstint devenir chez Mme de Courlis pour y voir le pauvre jouet de tant de menées.

De Moreuil ne s’y présenta pas non plus, et, en cela, il exécuta fidèlement les conditions arrêtées entre les témoins.

Mais le baron de Gurgloff y alla, lui !

Le duel ne devant avoir lieu que le lendemain matin, à 7 heures, au bois de Boulogne, le baron avait donc toute la soirée pour jouer la comédie que nous connaissons et manipuler, pour ainsi-dire, l’esprit de la jeune fille au profit de ses ténébreux projets.

Aimée était seule. Elle aspirait après l’arrivée de son fiance qui pourrait enfin, — du moins elle l'espérait — lui donner des nouvelles de son père.

Nous savons ce qu’il en était.

Jusque-là, Gontran n’osant pas avouer la vérité à Mlle d’Évry, s’était retranché derrière des faux-fuyants, avait inventé des prétextes pour éviter une explication définitive.

Cependant, il avait promis de venir, ce soir-là et, comme Lame-d’Acier s’était mis en campagne avec ardeur, le jeune homme avait pris l’engagement de rapporter le résultat de toutes ces démarches.

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

Madame Sept-Quatre

par
William Cobb
(Jules Lermina)

En tournant le dos à la Seine, à la hauteur du pont des Arts, et en s'engageant en ligne droite sur la rive gauche, on laisse à droite le cimetière Montparnasse et on parvient aux anciens boulevards extérieurs. Là se trouve le boulevard d’Italie et l’ex barrière du même nom.
À deux pas, un peu sur la droite, s’étend l’un des quartiers les plus curieux et les moins connus de Paris.
C’est la butte aux Cailles.

(1873)

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De la place d'Italie à la Bièvre via l'avenue de la soeur Rosalie et la ruelle des Reculettes

Le faiseur de momies

par
Georges Spitzmuller et Armand Le Gay

Dans ce roman paru en feuilleton dans Le Matin, Georges Spitzmuller et Armand Le Gay emmènent leur lecteur sur la piste de M. Ducroc, chef de la sûreté, pour qui le XIIIe arrondissement n'avait pas de secret.

(1912)

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La rue du Dessous-des-Berges

La dame de pique

par
Jules de Gastyne

Il existe à Paris, dans les quartiers perdus, des rues mornes et désertes qu'on traverse avec un sentiment de stupeur.

(1906)

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A travers la Maison-Blanche

Les apaches de la Butte-aux-Cailles

par
Lucien Victor-Meunier

Un instant plus tard, elle était dehors dans le terrain vague qui descendait en pente rapide vers la vallée de la Bièvre...

(1907)

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La poterne des Peupliers

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé

Un homme s'arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l'occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique.
Si l'auteur nomme une poterne des Tilleuils, c'est bien de la poterne des Peupliers dont s'agit.

(1910)

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La rue des Peupliers

Perdues dans Paris

par
Jules Mary

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers...

(1908)

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Le quartier Croulebarbe

Les esclaves de Paris

par
Émile Gaboriau

C'est là un quartier étrange, inconnu, à peine soupçonné de la part des Parisiens...
Où Emile Gaboriau fait découvrir le quartier Croulebarbe à ses lecteurs.

(1868)

Lire

Un Treizième à découvrir dans...

Saviez-vous que... ?

C'est par un décret en date du 9 septembre 1861 que la rue militaire longeant les fortifications est devenue boulevard de ceinture et c'est en 1864 que les 19 sections de ce boulevard reçurent un nom soit, en ce qui concerne le 13e arrondissement, boulevard Masséna entre la porte de la Gare et la porte d'Italie et boulevard Kellermann entre la porte d'Italie et la porte de Gentilly. Il fallut de très longues années pour que le boulevard Kellermann fut nivellé, viabilisé puis élargi à 40 mètres.

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Les deux molosses en pierre ornant le portail du mobilier national à #Paris13 sont l'œuvre du statuaire André Joseph Géraud Abbal, 1876-1953.
Abbal doit sa renommée à ses sculptures en pierre en taille directe. Il était fils et petit-fils de tailleurs de pierre de Montech (82).

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Le 4 octobre 1923, par suite d'un dérapage, un camion-auto, chargé de caisses vides, renversait un candélabre en face le numéro 41 de la rue de Tolbiac.

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L'asile Nicolas-Flamel, 67 à 71 rue du Château-des-Rentiers, fut inauguré le 18 mai 1889. Il remplaçait l'asile de la rue de la Bûcherie amené à disparaître lors du prolongement de la rue Monge.

L'image du jour

L'image du jour
Bastion 84 à proximité de la porte de Gentilly.