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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les escroqueries d'une jolie fille

1897

Le commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche vient d'arrêter une fort jolie fille de vingt ans, Olga Régier, qui, en moins d'un an, a commis des vols pour une trentaine de mille francs, en usant de moyens assez curieux.

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Rue des Cordelières

Le drame des Gobelins

1904

Il y a trois ans, les époux Vey louaient un appartement d'un loyer annuel de 185 francs, au rez-de-chaussée d'un immeuble sis 28, rue des Cordelières, dans le quartier des Gobelins.

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Avenue des Gobelins

Le Chien et la Génisse à six pattes

1896

Il y a parmi les nombreux forains installés avenue des Gobelins, depuis la fête nationale, une baraque en bois tenue par M. Lecot et dans laquelle on exhibe pour quelques centimes une génisse à six pattes.

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Boulevard Kellermann

Maison inondée

1903

Un mécanicien demeurant au rez-de-chaussée, dans une maison de la rue du Moulin-de-la-Pointe, nommé Michel Leroy, dormait tranquillement aux côtés de son épouse, lorsque...

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Boulevard de l'Hôpital

La casquette du bossu

1895

Une scène tragi-comique s’est déroulée, hier soir, à six heures, boulevard de l’Hôpital.
M. Julien Napthe, âgé de quarante-deux ans, demeurant, rue Jenner, garçon de magasin, passait, portant un paquet sous chaque bras, lorsqu’un tourbillon de vent lui enleva tout à coup sa casquette.

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Un drame stupide

Un drame stupide

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

L’œuvre — 21 mars 1935
Place Pinel
Place Pinel

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :

— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

Le mis en cause

Le patron du bar et les consommateurs regardèrent « Petit-Louis » d'un air ahuri. Quelqu'un, connaissant les habitudes d'ivrognerie du terrassier, secoua la tête et glissa vers les personnes présentes un regard significatif.

— Oui, Lisa est morte, reprit Pruvost et je vous assure, mes « potes » que si vous aviez été là, je vous aurais fendu le crâne également...

Il frappa sur l'épaule de M. Rajot et ajouta en vidant son verre d'un trait :

— Vois-tu, mon vieux, quand on commence à cogner, on ne peut plus s'arrêter.

Après quoi il sortit tranquillement du bar, héla un taxi et, avant de partir envoya un sourire aimable à la compagnie.

Malgré sa stupéfaction, M. Rajot se tourna vers ses compagnons et leur dit :

— Petit-Louis est sûrement ivre, mais tout de même il faut aller voir ce qui se passe chez lui.

Avisant un voisin de palier du terrassier, M. Bonnet, il le pria de frapper à la porte et de prendre des nouvelles de la compagne de Pruvost.

Mais personne ne répondit et Police-Secours alerté fit enfoncer la porte.

L'homme n'avait pas menti. Mme Chavanne, l'amie du terrassier, était morte, le crâne complètement défoncé.

" Le lait est trop chaud "

Le signalement du meurtrier fut immédiatement radiodiffusé. Peine inutile, il s'était constitué prisonnier, au commissariat de police de Saint-Fargeau.

Transféré, hier matin, devant le commissaire de police de la Salpêtrière, Pruvost a raconté son crime avec inconscience.

— Mon amie, a-t-il dit, était couchée, malade depuis quelque temps. Moi-même, j'étais resté sans travail depuis plusieurs jours, m'étant blessé sur le chantier. Hier après-midi, ne sachant que faire, j'étais remonté dans mon logement et pour me distraire je me mis à couper du bois.

« Vers le soir, ma femme m'a demandé à boire, je lui ai fait chauffer du lait, mais elle me déclara aigrement : « Il est trop chaud. » Je suis patient ( ! ), Je suis allé à la cuisine et j'ai mis un peu d'eau dans le lait. « Il est trop froid, maintenant » a-t-elle déclaré.

« Alors, une discussion a commencé qui n'avait aucune raison de prendre fin. Tout-à-coup, poussé à bout et obéissant à je ne sais quel instinct je me précipitais sur ma compagne et je lui brisais la tête d'un coup formidable de ma hache. »

Les renseignements recueillis sur le terrassier sont assez défavorables. Il se livrait à la boisson et réclamait continuellement de l'argent à sa femme qui vendait des dentelles sur le marché Jeanne-d'Arc.

Affalé sur les banquettes du commissariat après ses cyniques aveux. Pruvost plaisantait avec les photographes.

— J'ai une tête sympathique, hein ! ricanait-il, cela n'empêche pas que j'ai tué ma femme.


A lire également

Le récit du drame dans L'Intransigeant

Vingt ans de travaux forcés pour avoir tué une femme à coup de hachette

À lire également...

Un crédit néfaste

1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

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Fiançailles d'Apaches

1904

La subite passion de «Gueule d'Or» pour «La Tringle» fait une victime collatérale en la personne d'un terrassier dont l'état est presque désespéré.

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Crime avorté

1905

Mme Dupuis, veuve de cinquante-huit ans, qui habite une maison isolée, au numéro 10 du Boulevard Masséna, voulait depuis longtemps se débarrasser de son amant, un neveu de souche très éloignée, avec qui, durant dix-huit ans, elle mena la vie quasi conjugale.

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rue Harvey

Frappée d’un coup de couteau

1875

Hier, vers minuit, dans une maison publique de la rue Harvey (13e arrondissement), qui n’est pas habitée précisément par des rosières... au contraire, un ouvrier menuisier, nommé Abel Tallet, a frappé d’un coup de couteau une fille avec laquelle il venait de se disputer.

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.

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*     *

Le 7 juillet 1909, à la suite d'un orage subit qui éclatait vers 10 heures, un tuyau de cheminée en tôle tombait sur une marquise en verre dans la cour des écoles de la rue Fagon. Des éclats de verre blessaient légèrement cinq élèves qui étaient en récréation.

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*     *

Le 9 juillet 1927, Le Journal signalait qu’on avait arrêté Arsène M…, 20 ans, 2 rue Jonas, qui vendait, place d'Italie, des bas dérobés à Mme Perrotin, mercière, avenue d'Italie. Il était également l'auteur d'un vol de 2.000 francs au préjudice de son ancien patron. M. Mautger, crémier, rue Cambon.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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