Faits divers

 Folie d'un Soldat - 1897

Folie d'un Soldat

Le Petit-Parisien — 20 mars 1897
L'entrée de la caserene Lourcine , boulevard Arago

M. Francis G..., âgé de quarante-deux ans, représentant de commerce, demeurant rue du Faubourg Saint-Jacques, passait hier soir vers dix heures sur le boulevard Arago, lorsqu'un soldat d'infanterie de marine en petite tenue l'accosta en s'écriant :

— Dites donc, vous, pourquoi ne me saluez-vous pas ? Votre voyez bien que je sais le généralissime des armées de terre et de mer.

M. G… comprenant que le marsouin était fou, ou tout au moins ivre, jugea ne pas devoir le contredire ; aussi lui répondit-il :

— Vous avez sans doute raisons mais comme je suis civil, j'ai cru être dispensé de vous rendre les honneurs qui vous sont dus.

Mais le soldat, qui évidemment était privé de raison, le prit au collet en lui déclarant qu'il allait le faire emprisonner.

Des agents, attirés par le bruit de la querelle accoururent et conduisirent le militaire au commissariat de M. Perruche.

— Oui, dit-il au magistrat, je suis le généralissime, et je vous ordonne d'arrêter cet individu qui m'a manqué de respect. C'est moi l'organisateur de la « revanche », tout bon Français doit le savoir.

Enfin après bien des difficultés, le commissaire apprit que le « marsouin » se nommait Georges B… actuellement en congé de convalescence chez ses parents rue de la Glacière.

 

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M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

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Quartier de la Gare

Le crime de la Cité Jeanne d'Arc

1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait : Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

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Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

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Saviez-vous que... ?

En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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Paris comptait 140 cités ou villas en 1865. Parmi celle-ci la cité Doré "formée de murailles en plâtras, en planches, occupée par les chiffonniers les plus pauvres du 13eme arrondissement" selon le guide de M. Joanne.

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En 1889, E. Pion, médecin vétérinaire, inspecteur de la Boucherie à Paris dénombrait 40 chèvres séjournant régulièrement à la Porte d'Italie et 15 à la Poterne des Peupliers.

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Jusqu'en 1939, il y eut une rue Jules Ferry dans le 13e arrondissement. Cette année-là, on considéra que cette petite rue n'était pas suffisamment digne d'honorer le souvenir de l'illustre homme d'Etat au-delà d'être une source de confusion pour le service des Postes et la rue du Moulin-des-Prés atteint ainsi la rue Damesme en se voyant prolongée.
Officiellement, ce fut une extension de dénomination.

L'image du jour

Le regretté bassin et son jet d'eau du square de la place d'Italie