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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Les deux assassins ont été vus à l'angle de la rue Croulebarbe et de la rue Corvisart

1930

La petite cité aux rues tortueuses qui, village dans la ville, se tasse entre la place Paul-Verlaine et le boulevard Auguste-Blanqui, bourdonne ce matin d'un naturel émoi.

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Quadruple empoisonnement

1893

On appelle arlequins les restes des grands restaurants, lycées, etc., qui, après avoir été accommodés par certains commerçants exploitant ce commerce, sont revendus par eux, pour quelques sous, aux ouvriers nécessiteux.

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Quai de la Gare

Un drame évité de justesse

1860

Une marchande de mouron, la femme Marie-Louis B..., âgée de quarante-deux ans était montée avant-hier, vers neuf heures et demie du soir, avec son jeune enfant âgé de quelques années, dans un bachot amaré sur la Seine, à la hauteur du quai de la Gare...

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rue de la Glacière

Le drame de la Glacière

1893

L'émotion causée dans la rue de la Glacière, par ce terrible drame que nous avons raconté hier dans tous ses détails, ne s'est pas encore ralentie.

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Place des Alpes

Deux odieux trafiquants travaillaient pour les bouges de Buenos-Ayres

1933

À la suite de nombreuses plaintes déposées dans divers commissariats, et notamment au commissariat de la Maison-Blanche, le brigadier Fulminet et l'inspecteur Robaglia ont mis fin aux agissements de deux individus qui dirigeaient de malheureuses filles vers les bouges de l'Amérique du Sud.

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Drame du revolver aux Gobelins - 1913

Drame du revolver aux Gobelins

Après avoir voulu tuer son amie, un jeune homme a tenté de se suicider.

Le Petit-Journal — 3 mai 1913

Un drame passionnel s'est déroulé, hier, vers midi un quart, dans une chambre de l'hôtel du Nord, 13, rue des Gobelins.

La rue des Gobelins vue depuis la rue des Marmousets

À cette adresse habite depuis près de six ans, une jeune femme de vingt-deux ans, Mlle Georgette Ménard, giletière. En l'absence de son ami, parti au régiment en 1911, la jeune femme recevait fréquemment la visite de jeunes gens qui subvenaient en partie à ses besoins. Parmi ceux-ci se trouvait un jeune métreur, Louis Sylvestre, âgé de 23 ans, demeurant avenue des Gobelins.

Louis Sylvestre était très épris de Georgette Ménard, dont la beauté l'avait séduit, et à plusieurs reprises il l'avait engagée à quitter son hôtel pour venir vivre avec lui, mais elle avait toujours refusé à cause de son ami dont elle attendait avec impatience le retour du régiment.

C'était la seule raison qu'elle invoquait car elle ne cachait pas ses sentiments d'affection pour le jeune homme, assez joli garçon.

Mais, ces temps derniers, le métreur devint plus pressant et finit par lasser la jeune femme qui lui déclara qu'il fallait cesser bientôt leurs relations. Louis Sylvestre n'en continua pas moins à venir de temps à autre lui rendre visite.

Hier matin, Georgette Ménard, qui avait invité une amie à déjeuner avec elle, se trouvait dans sa chambre, quand la porte s'ouvrit brusquement et le jeune homme parut dans l'encadrement ; lui si calme d'ordinaire paraissait en proie à un énervement extrême et son attitude laissait sup poser qu'il se trouvait en état d'ivresse.

Il répondit assez brusquement au bonjour amical des deux jeunes femmes et recommença aussitôt à supplier Georgette Ménard de venir vivre avec lui ; très affectueusement, la jeune femme refusa ; comme le métreur insistait fébrilement, elle essaya de le calmer, mais ne pouvant y parvenir, elle lui dit gentiment :

— Va-t'en, tu reviendras quand tu seras plus calme.

Ces mots eurent le don d'exaspérer le jeune homme qui frappa celle qui venait de les lui adresser d'un violent coup de poing au visage. En riant et ne prenant pas au sérieux le geste brutal du métreur, elle lui dit en se dirigeant vers la fenêtre :

— Ne continue pas ou j'appelle l'hôtelier.

A ce moment, un coup de revolver retentit, bientôt suivi de trois autres. Atteinte à la tempe gauche, derrière l'oreille, et au bras, Georgette Ménard s'abattit comme une masse.

Croyant l'avoir tuée, Louis Sylvestre voulut se faire justice et se tira une balle dans la tempe droite. À son tour il s'écroula sur le plancher.

Cependant la jeune femme qui se trouvait dans la chambre de Georgette Ménard s'enfuyait rapidement en poussant des cris de terreur.

Le patron de l'hôtel, suivi de locataires, monta rapidement dans la chambre où le drame venait de se produire. Il recula épouvanté devant le terrifiant spectacle qui s'offrit à sa vue : étendue près de la fenêtre et perdant son sang en abondance par deux horribles blessures à la tête et deux autres au bras gauche, la jeune femme gisait inanimée ; près d'elle, à pieds, le métreur était étendu, la face contre le plancher, tenant encore son revolver dans sa main.

Des gardiens de la paix, requis, transportèrent aussitôt les deux blessés dans une pharmacie, d'où, sur les conseils qui leur furent, donnes, ils les conduisirent dans des voitures à l'Hôpital Cochin où leur état, fut jugé des plus graves.

Tous deux furent immédiatement, placés sous le chloroforme et menés à la salle d'opérations, où M. Guebet, chirurgien, fit subir l’opération du trépan à la jeune femme qui ne tarda pas à tomber dans le coma ; on désespère de la sauver.

Le-praticien, après avoir sondé et nettoyé la blessure du jeune homme, remit à plus tard l'extraction du projectile.

M. Yendt, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, accompagné de son secrétaire M. Leroy s’est rendu sur les lieux pour procéder à une enquête et établir les phases du drame qui a causé dans le quartier une très vive émotion.


A lire également

Un cimentier a tenté de tuer sa femme d'un coup de revolver à la tête avenue des Gobelins - 1914

À lire également...

La chasse aux indésirables

1938

Des inspecteurs de la police judiciaires ont arrêté trois Polonais ayant été déjà condamnés.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue du Tage

1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage

...


La Folie de la Vitesse

1906

Un dramatique accident s’est produit, hier, vers deux heures de l’après-midi, boulevard Kellermann, sous les yeux de nombreux témoins qui ont été profondément impressionnés.

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Quartier Croulebarbe

Deux sauveteurs de treize ans

1895

Hier, vers quatre heures de l'après-midi, une trentaine d'enfants s'amusaient à glisser sur la Bièvre, dans le bas de la rue des Gobelins. À cet endroit, la petite rivière, qui se trouve encaissée entre de hautes maçonneries, n'a pas moins de deux mètres de profondeur.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Cinq ponts relient le XIIIème et le XIIème arrondissement, à savoir : pont National, pont de Tolbiac, pont de Bercy, pont Charles de Gaulle, pont d'Austerlitz auxquels on peut ajouter le viaduc de la ligne 5 du métropolitain.

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*     *

En 1878, le directeur de l'Alcazar d'Italie, un bal situé 190 avenue de Choisy, était M. Albert Barjon.

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L'inauguration des nouveaux marchés aux chevaux, aux fourrages et aux chiens, boulevards Saint-Marcel et de l'Hôpital, eut lieu le 2 avril 1878.
Le nouveau marché avait une superficie de 17.000 mètres. À droite de l'entrée du boulevard de l'Hôpital se trouvait le parc pour plus de 150 voitures, à gauche, un emplacement pour les ventes aux enchères par commissaires-priseurs.
Les pistes mesuraient 160 mètres. Les trous-stalles pouvaient contenir plus de 4,000 chevaux.
Un bâtiment séparé des autres constructions était destiné aux animaux atteints de maladies contagieuses.
En face de l'entrée principale, boulevard Saint-Marcel, se trouvait la butte d'essai pour chevaux d'attelage ; à droite et à gauche les logements des employés de service.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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