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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Une arrestation mouvementée

1911

Hier matin, la rue de la Glacière était mise en émoi. Quatre gardiens de la paix et deux inspecteurs de la Sûreté sortaient de la maison portant le numéro 37, en traînant, en portant plutôt un individu qui se défendait avec une énergie farouche.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les crimes d'un alcoolique

1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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Boulevard de l'Hôpital

Une vache à l’eau

1882

On parle souvent de « vache à lait ». Hier, dans le treizième arrondissement, on ne parlait que de la « vache à l'eau. »

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Quartier de la Gare

Règlement de compte aux Deux-Moulins

1866

Il est un coin de Paris que les honnêtes gens ne connaissent guère et dans lequel nous ne leur conseillons pas de s'aventurer après la tombée du jour. Ce sont les alentours de la barrière de Fontainebleau. Il y a dans ces parages la rue des Deux-Moulins et la rue Saint-Honoré qui sont comme le quartier général de tout ce qui reste aujourd'hui de truands, de rôdeurs, de repris de justice, de vagabonds et de voleurs : cette population est un vrai gibier de potence.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le crime de la rue du Moulin-des-Prés

1878

C'est à la limite du XIIIe arrondissement, sur les bords fangeux de la Bièvre, presque hors de Paris, qu'il faut aller chercher cette rue qui a été hier le théâtre d'un drame sanglant.

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Tragi-comédie - 1895

Tragi-comédie

Paris — 6 septembre 1895

Une foule qu’on pouvait évaluer à trois cents personnes, encombrait, hier soir, la rue du Moulin-des-Prés, au lieu où un pont en fer jeté entre deux tronçons de la rue de Tolbiac, de beaucoup plus élevée, la franchit à une hauteur de dix mètres environ. Une scène tragicomique, amenée par les circonstances suivantes, était cause de cette affluence de badauds.

Le pont sur la rue du Moulin des Prés - gravure de 1878 - Le pont apparaît être en pierre

Un ouvrier bijoutier, M. Jacques Loudain âgé de vingt-six ans, demeurant passage Ricaut, s'était épris, il y a quelques mois, de la fille d'une concierge de l’avenue de Choisy, Mlle Elisa T… âgée de vingt-et-un ans.

La cour assidue que le bijoutier fit à la jeune fille ne tarda pas à être favorablement accueillie par celle-ci, et Loudain, complètement aveugle par l’amour violent auquel il était en proie, se dépouilla des économies qu’il possédait pour répondre aux exigences de sa maitresse qui, pourtant, au vu et au su de plusieurs amis de l'amoureux, avait une deuxième liaison avec un individu peu recommandable, auquel elle faisait part des largesses de M. Loudain.

Mais les avis qui furent donnés à l'amant ne firent qu’augmenter sa passion, et dans l’espoir de s’attacher absolument celle qu'il aimait malgré tout, par un lien solide, il lui demanda de l’épouser. La volage repoussa cette proposition, et, lasse des instances du bijoutier, elle lui signifia son congé il y a deux jours.

L’amoureux éconduit pria hier l'infidèle de lui accorder un dernier rendez-vous, le soir, à dix heures, sur le pont dont nous parlons plus haut.

L’explication qui eut lieu entre les anciens amants fut des plus vives. Malgré les supplications du bijoutier, Mlle T... demeura inflexible.

— Si tu ne consens pas à m’épouser, s’écria tout à coup le jeune homme, je me jette du haut du pont.

— Comme tu voudras, répondit l’inconstante.

À ces mots, M. Loudain enjamba le parapet, mais avant de s’élancer dans le vide il adressa une dernière prière à son ancienne maîtresse.

Celle-ci, effrayée, appela au secours. Un agent accourut et saisit le désespéré par son veston au moment où il sautait en bas du pont.

Le vêtement résista et le bijoutier demeura suspendu au bout des poignets du gardien de la paix.

La situation était critique ; l’étoffe craquait et la chute paraissait inévitable, lorsque six solides gaillards eurent l’idée de tenir une bâche tendue au-dessous du malheureux. À un signal donné, l'agent lâcha le veston et l’amoureux tomba dans la bâche.

Mais la toile était tendue si fort que, de même que cela arrive dans la brimade de la couverture pratiquée par les soldats, il rebondit jusque sur le pavé, où il se fit quelques contusions assez sérieuses.

L'infortuné désespéré, qui a promis à M. Rémongin, commissaire de police, de ne plus recommencer, en sera quitte néanmoins pour garder le lit pendant une huitaine de jours.

À lire également...

Rue Barrault

Le drame de la rue Barrault

1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme

1902

Un drame sanglant s'est déroulé hier soir, vers huit heures et demie, au n°204 de la rue de Tolbiac.
M. André Gastin, âgé de quarante-cinq ans, établi marchand de vins à cette adresse, avait cessé son commerce le mois dernier, mais il continuait d'habiter le rez-de-chaussée de l'immeuble.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un joli monde

1893

Au n° 1 de la rue Tiers, à côté de la place d’Italie, existait un bouge des plus mal famés, connu sous le nom de la «Treille», et tenu par un individu du nom d'Hallaens, où se réunissaient tous les souteneurs et toutes les filles du quartier.

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Quartier de la Maison-Blanche

Sanglante rupture

1903

Un drame s'est déroulé, hier soir, dans un débit de vins du quartier des Gobelins, rue de la Colonie, 66.
Il était environ sept heures.
Soudain, un cocher, lâchant son « zanzi » releva la tête vers la rue :
— Tiens Victor !

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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L'Hôpital de la Vieillesse pour femmes, autrement dit la Salpétrière, comptait, en 1860, 4422 lits dont 1341 pour les aliénées. En moyenne, par an, dans les années 1850-60, 2100 aliénées y faisaient leur entrée et 800 y mourraient.

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Le 3 octobre 1923, à 9 h30, le laboratoire municipal faisait enlever un obus de 37 en face du 88 de la rue de la Glacière.

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En janvier 1910, c'est Mlle Rose Boyer, une délicieuse blonde de vingt et un ans, qui exerçait la délicate profession de brodeuse, et qui demeurait 12, rue de l'Espérance ainsi que le précisait Le Journal, qui fut élue Reine du 13e arrondissement par l'Association artistique dudit arrondissement, affiliée au comité des fêtes de Paris, et ce, au théâtre des Gobelins.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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