Un voleur pris par un fromage
Paris-journal — 2 septembre 1872
Une association de jeunes maraudeurs, exploitant le treizième arrondissement, était activement recherchée, lorsqu’on sut que plusieurs de ses membres s’étaient introduits dans les caves du marché des Gobelins, où l’on dépose les denrées alimentaires.

Des mesures furent aussitôt concertées pour s’emparer d’eux, et on réussit à saisir comme en un coup de filet toute la bande.
L'un de ces ravageurs a été pris d'une façon assez singulière. Il s'était emparé d'une boite sans couvercle contenant un fromage à la crème, et l'avait placée dans son chapeau qu'il tenait a la main.
En fuyant, il mit sans y penser son chapeau sur sa tête; aussitôt la crème lui coula sur le visage, sur le cou et sur les yeux, si bien qu'il en fut aveuglé et se vit obligé de s'arrêter.
On s'empara alors aisément de lui.
Toute la bande a été mise à la disposition de la justice.
Le Marché des Gobelins
De la construction à la fermeture
- Le marché des Gobelins (1867)
- Les Bijoutiers (1872)
- Grandeur et décadence des marchés (1901)
- Le bal des Quat'z'Arts (1914)
A sa fermeture, le marché des Gobelins fut remplacé par le nouveau marché forain du boulevard Auguste Blanqui. Le bâtiment fut coupé en deux avec le percement de la rue Primatice. La partie ouest touchant l'avenue des Gobelins fut replacée par des nouveaux immeubles. La partie comprise entre la rue Primatice et le boulevard de l'Hôpital subsista jusqu'en 1966, employée à divers usages, et fut remplacée par le premier hôtel de police de la Capitale dont le projet existait depuis le début des années 1960.


