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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Singuliers dévaliseurs d'Église

1895

Hier matin, le curé de la paroisse de Saint-Marcel, venait déclarer à M. Perruche, commissaire de police, que des malfaiteurs s'étaient introduitsdans l’église.

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Boulevard de la Gare

Chronique du feu

1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Avenue d'Italie

Les fauves de la Goulue

1904

Les époux Droxeler, plus connus, le mari, sous le nom du dompteur José, et la femme sous celui de La Goulue, promènent, comme on le sait, dans les foires parisiennes une ménagerie qui fait de temps en temps parler d’elle. Cette ménagerie est actuellement installée avenue d’Italie, en face de la gare de la Maison-Blanche.

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A la Glacière

Le feu cité Isely

1884

Vers quatre heures de l'après-midi, une vive lueur rouge colorait le ciel sur les hauteurs des treizième et quatorzième arrondissements. Au 109 de la rue de la Glacière existent dans le prolongement de la petite rue Sainte-Anne, la cité Isely...

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Quartier de la Gare

Un chien trop intelligent

1873

Un peintre qui aurait la bonne fortune de se trouver sur le quai de la Gare à l'heure de la promenade de la famille Follet, y trouverait assurément le sujet d'un croquis gracieux.

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Une tragédie passage Doré - 1908

Une tragédie passage Doré

Par la corde et par le revolver

Le Petit-Journal — 13 avril 1908

Après avoir pendu sa compagne, un jeune ouvrier lui tire un coup de revolver, se pend et s’achève d'une balle.

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

Ce passage, où il n'y a que de vieilles maisons, est habité par des familles d'ouvriers qui vivent là depuis des années, de père en fils, et dont les enfants, après avoir joué et grandi, ensemble, se marient entre eux et fondent, à leur tour, une famille, qui vient grossir le nombre des habitants de la cité.

Parmi ces ouvriers, l'un d'eux, Louis Denis, emballeur, âgé de vingt-cinq ans, demeurait dans un petit logement, au premier étage de l'unique débit de vins de la cité, en compagnie d'une jeune blanchisseuse de dix-huit ans, Annette Nombret, qui était sur le point de devenir mère.

Très travailleur et très sobre, Louis Denis donnait cependant de vives inquiétudes à ses parents et à ses amis. Souvent, il leur répétait :

« — Je sens qu'un jour ou l'autre je finirai mal ! »

Son caractère était sombre et il était facile de deviner qu'il était hanté par des idées de suicide.

En revenant de faire son service militaire au 153e régiment d'infanterie, à Toul, l'emballeur avait épousé la fille d'un de ses voisins, mais celle-ci mourut il y a dix- huit mois en lui laissant deux petits enfants.

Depuis la mort de sa femme, Louis Denis n'avait pas cessé d'être triste. Pourtant, il y a un an, il se mit en ménage-avec Annette Nombret avec qui il avait joué tout enfant sur les pavés du- passage.

Les deux jeunes gens vivaient, tranquillement au milieu de parents ou d'alliés et ils auraient paru très heureux si Denis n'eût pas prouvé à plusieurs reprises qu'il n'était pas guéri de son humeur sombre.

Disparus depuis deux jours

Chaque jour, Denis et sa compagne descendaient dans la salle du débit de vins et tous deux bavardaient longuement avec leurs voisins. L'étonnement de ceux-ci fut grand quand, vendredi dernier, ils ne virent ni l'emballeur, ni la blanchisseuse. On avait bien aperçu, à huit heures du matin, Annette Nombret qui, vêtue de ses habits du dimanche, était remontée chez elle après avoir été faire une commission dans le voisinage, mais depuis ce moment, elle n’avait pas reparu, et ses parents, à qui on était allé demander de ses nouvelles, étaient persuadés qu'elle ; avait dû partir subitement en voyage avec Denis. Hier matin, les deux jeunes gens ne s'étaient pas encore montrés et, comme les jours précédents, on eut beau frapper à la porte de leur chambre, nul ne répondit. Prise d'une vive inquiétude, Mme Jouve, la patronne du débit de vins, envoya son frère prévenir le commissaire de police, qui vint aussitôt passage Doré et donna l'ordre d'enfoncer la, porte du logement.

D'un violent coup d'épaule, la porte fut jetée bas, et lorsque le commissaire pénétra dans la chambre, il découvrit un horrible spectacle.

Au-dessus du lit dressé dans une petite alcôve, deux cadavres, celui de Louis Denis et celui d'Annette Nombret, couverts de sang et horriblement défigurés, étaient accrochés le long du mur.

Illustration parue dans le Petit-Journal

Sur un poêle, le commissaire de police trouva deux petits lambeaux de papier sur lesquels les deux jeunes gens avaient écrit qu'ils ne pouvaient plus supporter la vie et qu'ils avaient pris la résolution de mourir ensemble.

Lugubres préparatifs

Le drame n'était pas difficile à reconstituer, et il est évident que c'est Louis Denis qui a décidé sa compagne à disparaître avec lui. Vendredi matin, ils avaient revêtu tous les deux leurs plus beaux habits. Pendant qu'Annette Nombret sortait pendant quelques instants, l'emballeur avait enfoncé un ciseau-à- froid et un gros compas dans le mur, au-dessus de son lit.

Quand sa compagne rentra, il la fit grimper sur le montant de la tête du lit et lui passa au cou le double nœud d'une corde qu'il fixa au ciseau à froid. Montant à côté d'elle il s'enroula à son tour une corde autour de la gorge et l'attacha à l'extrémité du compas.

Lorsque ces tragiques préparatifs furent terminés, et après un suprême adieu, il appuya le canon d'un revolver sur le front de la jeune femme et il pressa la détente ; puis il retourna son arme contre lui- même et se tira deux coups de feu, le premier dans la poitrine et le second dans la tête.

La mort avait dû être foudroyante pour Denis, mais la jeune femme avait dû avoir une affreuse agonie. Le projectile, entré par une tempe, était ressorti par l'autre, et, en se débat tant, la malheureuse s'était coupé la langue avec ses dents.

Les deux cadavres étaient déjà décomposés, et la figure des deux morts, complètement bleuie, était horrible à voir.

On coupa les cordes qui les tenaient pendus contre le mur, et on les étendit côte à côte sur le lit, en attendant-le transport à la Morgue.

Louis Denis n'avait plus ni son père ni sa mère. Son frère, ouvrier comme lui, qu'on était allé prévenir, accourut aussitôt, mais au moment de pénétrer dans la chambre ou le drame s'était passé, le courage lui manqua.

Quant à la blanchisseuse, ce fut son père, un brave charretier, qui vint la reconnaître.

Pendant que, le commissaire de police procédait à ces tristes opérations, les deux enfants de l'ouvrier jouaient dans le passage avec leurs petits camarades, sans se douter que désormais ils étaient orphelins.



Sur la cité Doré

Le récit

  • La cité Doré par Philippe Doré fils (extrait de "Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement" (1860)

Le lieu

  • La cité Doré par Alexandre Privât d'Anglemont (1854)
  • La Nouvelle Cour des Miracles. - Revue municipale et gazette réunies — 10 septembre 1859
  • La Nouvelle Cour des Miracles. - Réponse de M. Doré - Revue municipale et gazette réunies — 1er décembre 1859
  • La Nouvelle Cour des Miracles. - Réponse de la Revue municipale et gazette réunies à M. Doré — 10 décembre 1859
  • Le cabinet de lecture des chiffonniers par Charles Yriarte (1863)
  • Paris Lugubre : la Cité Jeanne-d’Arc et la cité Doré (1879)
  • La cité Doré - Journal des débats politiques et littéraires — 22 mai 1882
  • La cité Doré par Marcel Edant (Le Petit-Journal - 1887)
  • La cité Doré par Jean Soleil (1889)
  • Les cabarets de la cité Doré (1890)
  • Un coin curieux de Paris (1901)
  • La tournée des édiles par Lucien Descaves (1909)
  • Trois îlots à détruire d'urgence (1923)

La catastrophe de la Cité Doré (octobre 1925)

  • Une catastrophe Cité Doré (1925)
  • Le récit du Petit-Parisien
  • Deux jours plus tard à l'Hôtel de Ville

Faits-divers

  • Un roti de chien enragé, vie et mœurs de la Cité Doré (1873)
  • Une tragédie passage Doré (1908)

Sur la cité des Kroumirs

"Qu'on s'imagine un terrain de 30 mètres de largeur et de 150 mètres de longueur environ, en pente vers la rue Jenner, sans issue et sans écoulement d'eau vers cette rue.

Au milieu de ce terrain, un chemin en terre grasse, détrempé par la moindre pluie et rendu infect par les détritus et les déjections de toute espèce qui s'y sont incorporés.

De chaque côté de ce chemin, des abris, plutôt que des baraques, construits en vieux matériaux, en paillassons, en loques, en tout ce que l'ingéniosité de la plus poignante misère peut assembler et coudre pour se préserver de l'intempérie des saisons.

Près de quelques-uns de ces réduits une fosse en terre, quelquefois un tonneau enfoncé dans le sol, sert de cabinet d'aisances. Un peu partout des ordures ménagères, des matières fécales, des débris de toute sorte. On comprendra maintenant pourquoi cette cité a reçu un surnom qui fait image : la cité des Kroumirs."

Dr Olivier du Mesnil - L'Hygiène à Paris (1890)

Le lieu

  • La cité des Kroumirs (Le Petit-Journal — 22 février 1882)

A la suite du rapport de la commission des logements insalubres

  • La cité des Kroumirs — Le Temps 23 février 1882
  • La réponse de L'Assistance Publique
  • La réponse de M. Doré

À lire également...

Avenue des Gobelins

En jouant

1912

Deux gamins jouaient, hier, vers six heures du soir, devant une tranchée, avenue des Gobelins.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide

1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

...


Oscar, le pauvre ours

1906

Chaque soir, à la fête de la place d'Italie, Oscar faisait la joie des spectateurs par ses facéties, par le vacarme étourdissant qu'il menait. À lui seul, il faisait, recette. C'est dire si son patron avait une grande estime pour lui ...

...


rue des Chamaillards

La pipe homicide

1895

Un ouvrier charron, M Firmin Riche, âgé de quarante-deux ans, demeurant rue de la Maison Blanche, passait hier matin rue des Chamaillards.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

La rue Damesme doit son nom au général Edouard-Adolphe-Déodat-Marie Damesme né en 1807 à Fontainebleau qui fut mortellement blessé lors les événements de juin 1848. Elle porte ce nom depuis 1868 et s'appelait auparavant rue du Bel-Air

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Le groupe scolaire de la rue Fagon fut inauguré le dimanche 5 février 1899, soit sept ou huit ans après la fin de sa construction et son ouverture aux élèves. Cette inauguration eut lieu sous la présidence de M. Achille, conseiller municipal. Dans l'assistance très nombreuse, se trouvaient MM. Paul Bernard, député, Mossot et Rousselle, conseillers municipaux de l'arrondissement.

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En 1880, on décida de l'installation de postes-vigies dits postes-avertisseurs fonctionnant au moyen d'un télégraphe à cadran permettant de rentrer en communication avec la plus proche caserne de pompiers où un soldat du feu était toujours présent afin de recevoir la déclaration de personnes venant faire connaître un incendie. L'un des ces postes fut installé au 26 de la rue des Cinq-diamants.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
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  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
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  • La "Folie Neubourg"
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  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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