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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Rue de Tolbiac

Une femme tue son amant

1911

Hier, vers une heure de l'après-midi, la concierge de l'immeuble, 198, rue de Tolbiac, voyait descendre, échevelée, un revolver à la main, une de ses locataires...

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Esclave de sa Colère

1895

Bien que Sénèque ait dit « La colère est une courte folie », elle n'est pas toujours excusable, surtout lorsqu'elle se manifeste par des accès trop fréquents.
C'est le cas de la nommée Augustine Couffier, âgée de trente-huit ans, ménagère, demeurant rue des Malmaisons.

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Rue Cacheux

Un empoisonneur

1896

Une grave affaire d’empoisonnement, dont M. Perruche, commissaire de police à Paris, vient d’informer le parquet, a été découverte, il y a deux jours, dans le quartier de la Maison-Blanche, au treizième arrondissement.

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rue des Hospices

Trois petits drames de la rue des Hospices

1875/94/97

Les coups de couteau rue des Hospices (1875) / En cueillant des lilas (1894) / Agression (1897)

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rue de la Colonie

Sauvé par un agent

1872

Le sieur S., cocher, voulu, bien qu'étant en état d'ivresse, traverser le bassin des Prés de la Glacière, au bout de la rue de la Colonie.

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Un fou sur les toits (1896)

Un fou sur les toits

Le Petit-Parisien — 12 mai 1896

Un petit rentier, M. Pierre cinquante-quatre ans, originaire des pays annexés, demeurant 10, rue Primatice, donnait depuis quelque temps des signes non équivoques de dérangement cérébral.

Depuis deux jours surtout, il s’était livré à des extravagances qui inspiraient à son entourage de sérieuses inquiétudes ; néanmoins, comme son attitude bizarre ne présentait rien que de très anodin, on se contenta de le surveiller plus étroitement que de coutume, lorsque hier soir, vers minuit et demi, des cris semblables à des hurlements retentirent soudain dans l’appartement du quatrième étage, occupé par le rentier.

Tous les locataires furent réveillés en sursaut et s'habillèrent à la hâte, anxieux de savoir ce qui se passait.

Chacun sortit de chez soi et le concierge s’apprêtait à frapper chez M. Altmayer, lorsque la porte s'ouvrit brusquement. L'aliéné. À demi vêtu, parut armé d’un long coutelas et se rua sur ses voisins ; il n’atteignit heureusement personne. Mais avant qu’on ait eu le temps de le saisir, il monta dans le grenier et de là atteignit le toit de la maison, où il se mit à courir en continuant à pousser des cris surhumains.

Un rassemblement considérable s'était formé dans la rue ; l'on s'attendait à chaque instant à ce que le fou fit une chute, car la toiture de l'immeuble est très glissante et nul n’osait s’y aventurer.

À ce moment, le caporal de sapeurs-pompiers, Jules Réant, numéro matricule 5270 de la caserne de la rue Jeanne-d'Arc, sortait du Théâtre des Gobelins, où il avait été de service.

Dès qu'il apprit de quoi il s’agissait, il s’élança dans la maison et atteignit la toiture en un clin d'œil. Une scène palpitante eut lieu alors.

L'intrépide caporal, sans se soucier du danger, poursuivait le fou, qui, étant nu-pieds, courait facilement sur les tuiles. En bas et à toutes les fenêtres, les témoins de cette dangereuse poursuite en suivaient les péripéties haletant d’inquiétude.

Tout à coup, un cri de terreur s’éleva de toutes parts. Le fou courait le long de la gouttière au-dessus du vide, et le brave pompier s’y était engagé derrière lui, quand on le vit chanceler. La gouttière venait de fléchir d'une façon sensible. Cependant, le courageux militaire ne perdit pas l'équilibre et réussit à saisir l'aliéné.

Pendant quelques minutes le spectacle fut terrifiant. Le fou cherchait à frapper qui voulait le désarmer. Enfin, après une lutte impossible à décrire, M. Altmayer fut couché sur le toit par le pommer qui réussit à le maitriser en s'arc-boutant avec les talons au fond de la gouttière.

Cette périlleuse situation aurait pu se prolonger longtemps si M. René, concierge du Théâtre des Gobelins, et le sous-brigadier des gardiens de la paix Rémongin, n’avaient jeté une corde au sauveteur par l'ouverture d'une lucarne.

En un clin d'ail le fou fut ligoté, un instant plus tard il était dans la rue, puis transporté au poste.

On s'imagine aisément l'ovation dont a été l'objet la vaillant pompier.

M. Perruche, commissaire de police, avoir fait conduire l'aliéné à l'infirmerie du Dépôt, a adressé à l'autorité compétente un rapport mentionnant la belle conduite du caporal Réant.

À lire également...

Au bas de la pente

1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

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Rue Bruant

Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide

1914

La laiterie Verny, située en plein cœur du populeux quartier de la Gare, 17, rue Bruant occupait, depuis quatre années, Henri Lecoin, âgé de vingt-huit ans, en qualité de caissier-comptable.

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Rue de l'Espérance

Un enfant mangé par un cheval

1884

Un drame épouvantable s'est passé, hier, rue de l'Espérance, 14 (treizième arrondissement)

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie

1897

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 enprévision de la construction de la gare de marchandises connue des habitants sous le nom de gare de Rungis mais dont le nom officiel était « gare de la Glacière-Gentilly ».

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En 1933, on pouvait jouer au Ping-pong au Café des Sports, 163 avenue d'Italie et au Café du Commerce, 46 rue de Tolbiac.

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En février 1885, un cantonnier nommé J... regagnait son domicile rue Damesme, numéro 2. Malheureusement il avait fait de si fréquentes stations chez les marchands de vins que le chemin lui semblait horriblement long, Aussi pour l'abréger, à un moment donné, ne trouva-t-il rien de mieux que d'essayer de franchir la Bièvre à pieds joints. La rivière n'est certes pas bien large, mais les jambes de l'ivrogne n'avaient pas un ressort suffisant et le malheureux tomba dans l'eau bourbeuse.
Quelques passants se portèrent à son secours, mais malgré d'activés recherches, on ne put le retirer qu'après, un quart d'heure, et tous les soins furent impuissants à le rappeler à la vie.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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