Faits divers

 1897 - Une Bande d'Aigrefins - Petit Journal 22/01/97 P13

Une bande d'aigrefins

Le Petit Parisien – 22 janvier 1897

Depuis longtemps, plusieurs grandes maisons de tannerie des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe étaient victimes de vols de peau importants. Mais on n'avait jamais pu mettre la main sur les coupables, que l'on ne soupçonnait point d'ailleurs, quand le fait suivant a fait découvrir les voleurs.

M. J. tanneur, rue des Cordelières, constatait ces jours derniers l'absence d'un des employée de ses bureaux, Paul Déterre, âgé de vingt ans. Il s'aperçut en même temps de la disparition de plusieurs ballots de peaux représentant une très forte somme. Déterre ne revenant pas au bureau, les soupçons da l'industriel se portèrent sur lui. Il en fit part à M. Perruche, commissaire de police, qui ouvrit une enquête d'où il ressortit que Deterre avait été employé dans les diverses maisons où des vols avaient été commis auparavant.

Le magistrat, continuant son enquête, ne tarda pas il acquérir la certitude de la culpabilité de Deterre. Plusieurs autres individus furent également découverts comme ses complices et formant une bande parfaitement organisée.

Voici comment ils opéraient :

Déterre remettait les cuirs volés à un nommé Auguste Thomin, représentant de commerce en cuirs et peau, qui feignait de les livrer à un fabricant de cambrures, Louis P. demeurant 34, rue Michal celui-ci s'en servait parfois pour exécuter les commandes qui lui étaient faites, mais généralement, il les cédait à d'autres négociants, de bonne foi ceux-là, pour un prix inférieur aux cours établis, sous prétexte qu'il y avait dans ses magasins un trop plein de marchandises. C'est ainsi que M. B. rue de Belleville, lui acheta le dernier stock de cuirs volé à la maison J. rue des Cordelières.

Hier, les inspecteurs Basset et Aubert mettaient en état d'arrestation Deterre, Thomin, Louis P. et un nommé G… négociant établi dans le quartier de la Butte-aux-Cailles, ainsi que le commis de ce dernier, Alfred Mannat. D'autres membres de cette association d'aigrefins sont activement recherchés et l'on s’attend à de nouvelles arrestations sensationnelles.

Cette affaire a produit une vive émotion dans le treizième arrondissement, où les coupables étaient très connus.

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Le square Robert Bajac situé en face du square Hélène Boucher à la porte d’Italie, honore Robert Jean Paul Bajac, aviateur français, né le 13 décembre 1897 à Paris (9e) et mort le 1er avril 1935 à Gisors (Eure), des suites des blessures reçues lors d'un atterrissage nocturne, près de Gournay-en-Bray (Seine-Maritime)2, alors qu'il inaugurait une liaison postale de nuit entre Paris et Londres.

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rue Nationale - Quartier de la Gare