Faits divers

 Le drame de la rue Dunois -1892

Le drame de la rue Dunois

Le Radical ― 16 avril 1892

L'enquête ouverte par M. Bolot, commissaire de police, sur la tentative d'assassinat dont un maraîcher de la rue Dunois, M. Duchefdelaville, se prétendait victime de la part de sa femme et de son domestique, s'est poursuivie hier.

Les dénégations catégoriques de Mme Duchefdelaville et de Prochasson, employé du mari, ont déterminé M. Bolot à faire examiner le maraîcher par un médecin qui n'a constaté que de légères écorchures à la poitrine de la prétendue victime.

D'autre part, le magistrat, en interrogeant divers voisins, a acquis la certitude que Duchefdelaville et sa femme vivent en mauvaise intelligence et ont ensemble de fréquentes querelles, qui se terminent presque toujours par des coups.

De plus, ce n'est pas la première fois que Duchefdelaville accuse sa femme d'avoir voulu attenter à ses jours, et à diverses reprises il est venu se plaindre chez le commissaire.

Jusqu'à présent, l'attentat reste à établir et, en attendant que des preuves absolues aient été relevées contre eux, Mme Duchefdelaville et son employé ont été invités à se tenir à la disposition de la justice.


Deux mois plus tard...

Mis en liberté

Le Radical ― 29 juin 1892

On se rappelle que sur la dénonciation d'un sieur Duchefdelaville, maraîcher, rue Dunois, qui accusait un de ses garçons, Auguste Prochasson, d'avoir voulu l'étrangler, celui-ci fut  arrêté il y deux mois.

L'instruction de cette affaire est terminée et ainsi que nous l'avions prévu, l'innocence de Prochasson a été établie. En conséquence, il a été mis en liberté.


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1875

On a eu beau abattre des maisons, renverser des quartiers, percer des boulevards, faire apparaître le soleil et la lumière dans des parties de Paris que jamais ils n'avaient visitées, on n'a pu détruire absolument le dernier asile vers lequel se réfugie, le soir venu, une population douteuse.

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Querelle de famille

1905

Dans un des coins les moins connus de Paris, dans une rues les moins fréquentées, du quartier de la Maison-Blanche, la rue de la Colonie, habite, au n°20, un nommé Pierre V...

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Horrible accident

1903

Il y avait foule hier soir sur les quais de la station de la Maison-Blanche. Trois cent cinquante voyageurs environ attendaient le train arrivant de la gare d'Orléans-Ceinture et se dirigeant vers Auteuil. Quand ce train parut, tout le monde se précipita pour le prendre d'assaut.

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Quartier de la Maison-Blanche

La mort du gardien de la paix Maurs

1900

Dans la nuit de dimanche à lundi, le gardien de la paix Jean-Baptiste Maurs, du treizième arrondissement, étant de service boulevard d'Italie, était requis par des passants afin de faire cesser le scandale que causaient trois mauvais drôles au coin de la rue Vergniaud.

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Saviez-vous que... ?

Le 26 avril 1939 une distribution de sacs de sable était organisée dans le quartier Croulebarbe par la préfecture de la Seine.

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Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.

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L'orage remarquable par sa longue durée plus encore que par sa violence, qui éclata le lundi 23 juillet 1906 au soir sur Paris, causa beaucoup de dégâts. Dans le treizième arrondissement, la Bièvre, très grossie, sortit de son lit et inonda le passage Moret, dont les maisons ont dû durent être évacuées. Rue de la Glacière, 25, les ateliers de MM. Dufresne et Rommutel furent envahis par les eaux.

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En 1901, M. et Mme S..., marchands de beurre, habitaient 101, rue de Patay, un petit pavillon isolé.
Devant était un minuscule jardinet, sur les côtés un hangar, et, dans le fond, une remise et des écuries avec un mur de clôture séparant la propriété d’un terrain vague ayant vue sur la rue Albert et sur lequel on élèvait une maison, encore en construction.

L'image du jour

La mairie du XIIIe