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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Rue des Cordelières

Une bande d'aigrefins

1897

Depuis longtemps, plusieurs grandes maisons de tannerie des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe étaient victimes de vols de peau importants. Mais on n'avait jamais pu mettre la main sur les coupables...

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Quartier de la Gare

Une femme aux fers

1873

Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

1879

Au numéro 7 de la rue Nationale se trouve un lavoir dont les propriétaires sont M. et Mme Leroy.
Ce lavoir est alimenté par un puits d'où l'eau est extraite au moyen d'une pompe élévatrice. Ces jours derniers, on s'aperçut qu'une fissure s'était produite dans le tuyau qui amène l'eau.

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie

1897

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

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Rue du Moulin-des-Prés

La fin d'un Ivrogne

1903

Des agents trouvaient hier matin rue du Moulin-des-Prés, au-dessous du pont de la rue de Tolbiac, le corps d'un homme âgé d'une vingtaine d'années qui gisait sans connaissance au milieu d'une mare de sang. Ils le transportèrent aussitôt au poste central du treizième arrondissement, où le malheureux expira peu de temps après sans avoir repris connaissance.

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On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant - 1911

L'AFFAIRE DU QUAI D'AUSTERLITZ

On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant

Tout semble indiquer que c'est celui du petit Lepape, disparu, avec sa mère, depuis le mardi gras. — Celle-ci, neurasthénique, avait annoncé, ce jour-là, qu'elle allait se jeter à l'eau.

Le Petit Parisien — 26 mai 1911

M. Jean Fatigué, un gars de vingt-quatre ans, lavait à grande eau, hier matin, le pont de la Louise, une longue péniche noire qui, depuis quelques jours, est amarrée au quai d'Austerlitz, non loin du pont de Bercy. Machinalement, ses yeux s'étant portés sur le milieu du fleuve, il aperçut une masse informe, quelque chose comme un gros paquet, qui descendait rapidement le fil de l'eau.

Prendre une gaffe, sauter dans un bachot fut pour lui l'affaire d'un instant. Alors, il reconnut un cadavre et le harponna. Quand il fut tout près, il saisit une petite main qui s'offrait, et tira. Horreur La main se détacha du bras et resta dans la sienne. Il la lâcha. Quand il voulut la rattraper, il était trop tard. Le courant l'avait emportée.

Décomposé !

Le corps fut déposé sur la berge. Des maçons qui travaillent en ce moment à la réfection du quai, prêtèrent des sacs de plâtre pour le recouvrir et un agent courut, passage Ricaut, prévenir M. Lompré, commissaire du quartier.

Le noyé était un garçonnet d'une dizaine d'années environ à en juger par l'état de décomposition dans lequel il se trouvait, il avait dû séjourner dans l'eau assez longtemps.,

De la tête, seuls les cheveux noirs restaient intacts. Le reste était méconnaissable.

De la tête, seuls les cheveux noirs restaient intacts. Le reste était méconnaissable et ne présentait plus qu'une boule de chair verdâtre où la bouche, le nez, les yeux, se confondraient dans une bouffissure difforme. Un limon fangeux et épais faisait un masque à ce visage défiguré que coiffait, enfoncé jusqu'à la nuque, un béret de grosse laine bleue.

En plus du cache-nez noir qui protégeait son cou et couvrait en partie ses épaules, l'enfant portait sur sa chemise de grosse toile un maillot de laine grise paraissant avoir été tricoté à la main, et deux blousettes de velours à côtes, l'une rouge grenat, l'autre très usagée et de couleur indéfinissable. Une culotte en cheviote noire, des bas de même nuance et des souliers à lacets complétaient son costume. Ces effets ne portaient aucune marque apparente, ne contenaient aucun papier permettant d'identifier ce petit malheureux.

M. Lompré constata que le petit cadavre ne portait aucune trace de violence. Après l'avoir envoyé à la Morgue, il commença son enquête.

La disparition de Romuald Lepape

Ses premières recherches lui firent retrouver une déclaration de disparition, enregistrée le 1er mars dernier, et émanant de M. Lepape, ouvrier cordonnier, habitant, 28, rue du Moulin-de-la-Pointe.

La veille, entre huit et dix heures du soir, la femme de ce malheureux, Mme Alicia-Marie Lepape avait quitté le domicile conjugal, emmenant avec elle son fils Romuald, un joli bambin de six ans. En partant, elle avait annoncé à des voisins son projet d'aller se jeter à l'eau, mais ceux-ci avaient cru qu'elle plaisantait.

Rien, cependant, n'était plus vrai, puisque, un mois plus tard, on avait repêché son cadavre au quai d'Auteuil. Mais il avait été impossible de retrouver la trace de son petit. Sans aucun doute, elle s'était suicidée avec lui. Or, le signalement de celui-ci correspondait, point pour point, avec celui de l'enfant repêché au pont de Bercy, M. Lompré envoya un de ses inspecteurs au domicile de M. Lepape. L'ouvrier était absent. Ce ne fut que dans la soirée qu'il se présenta au commissariat. Il était trop tard pour qu'il se rendit à la morgue afin d'être mis en présence du noyé.

Mais, dès qu'il eut pris connaissance des renseignements que lui communiqua le magistrat, M. Lepape n'eut aucun doute.

— Mon fils était vêtu -de même, dit-il.

C'est assurément lui qu'a trouvé M. Jean Fatigué.

La douleur d'un père

Non loin de la porte de Bicêtre s'étend la rue du Moulin-de-la-Pointe, bordée de maisonnettes entourées de jardinets. C'est dans l'une d'elles que nous avons rencontré le père du petit Romuald. M. Lepape y occupe depuis cinq ans un petit logement en rez-de-chaussée. C'est- un excellent ouvrier. Il travaille chez le même patron, dans le quartier Croulebarbe, depuis onze ans.

Originaire de Nantes, il épousa, à Gentilly, en une de ses compatriotes, Alicia--Marie Le Pollen, née à Rennes en 1883. Le petit Romuald naquit de leur union, le 20 avril 1906.

"Nous étions parfaitement heureux, nous dit M. Lepape j'adorais ma femme et mon petit, et je gagnais largement notre vie."

— Nous étions parfaitement heureux, nous dit M. Lepape j'adorais ma femme et mon petit, et je gagnais largement notre vie, lorsque, au commencement de cette année, à la suite d'une courte maladie, ma jeune compagne devint neurasthénique.

Je l'obligeai à cesser de travailler de son état de fleuriste, le médecin ayant prescrit d'éviter tout surmenage, et je fis admettre notre petit garçon à l'école maternelle de la rue de Tolbiac.

L'enfant devenait de plus en plus fort, de plus en plus amusant, au contact des gamins de son âge son intelligence s'éveillait ; c'était un délicieux bambin.

Quant à ma femme, son mal allait s'aggravant; son pauvre cerveau était hanté d'idées fixes, Je fis tout pour la distraire un peu. Ce fut en pure perte. Le 28 février, c'était le jour du mardi gras, nous dînâmes gaiement Alicia avait préparé des beignets, elle semblait aller mieux.

Après le repas, comme je me disposais à sortir pour me rendre chez un de mes clients, elle me sembla contrariée. Tu, nous quittes, me dit-elle. Eh ! bien je vais faire un tour, moi aussi, et j'emmène le petit…

— Oh oui, maman, s'écria le gamin, c'est cela : sortons, allons voir les déguisés.

Sans inquiétude je partis. A onze heures, lorsque je rentrai, je ne trouvai ni ma femme, ni mon enfant.

Je passai la nuit à les attendre. Le lendemain, je me rendis chez ma belle-sœur, puis chez tous nos amis : personne n'avait vu ni ma femme ni mon fils. C'est alors que je fis ma déclaration de disparition. Vous savez le reste.

Une déclaration de M. Fatigué

Monsieur Jean Fatigué

Nous avons vu, d'autre part, M. Jean Fatigué qui effectua le repêchage.

— En approchant du cadavre, nous a-t-il dit, j'ai remarqué que le buste et les jambes seulement flottaient à la surface de l'eau. La tête était enfoncée et paraissait maintenue en arrière par un poids lourd.

Au moment où j'ai soulevé le corps pour l'étendre dans mon bachot, j'ai cru distinguer comme un cercle de fer ou un laiton de cuivre qui se détachait du cou.

— Je n'ai eu qu'une vision très rapide de ce singulier collier, car il a coulé aussitôt, entraîné par un objet noirâtre, quelque chose comme un paquet qui y était attaché et que je n'ai fait qu'entrevoir.

M. Fatigué n'a pas été très affirmatif. Il n'a eu qu'une impression. Le médecin nous dira, avant peu, si elle a été bonne ou mauvaise.


 

A lire également : la version du Figaro de ce même fait-divers :

Noyé par sa mère

Le Figaro 26 mai 1911

Le marinier Jean Fatigué, de la péniche Louise, a retiré de la Seine, au quai d'Austerlitz, hier matin, à dix heures, le cadavre d'un garçonnet de cinq à six ans qui avait séjourné plusieurs jours dans l'eau. Il avait la tête complètement enveloppée dans un fichu de laine- noire, attaché derrière le cou.

Une enquête, immédiatement ouverte, a permis de découvrir quel était cet enfant.

En février dernier, une dame Lepape, âgée de vingt-huit ans, fleuriste, disparaissait avec son fils, le jeune Romuald. On crut à une fugue. Mais un mois après le corps de la jeune femme était repêché près d'Auteuil. Le costume que portait l'enfant lors du départ de la mère étant le même que celui du petit repêché hier, il parait certain que ce cadavre est celui du jeune Romuald Lepape, que sa mère a noyé en même temps qu'elle.

À lire également...

Rue Broca

Un Agent parachute

1894

La jeune Louise Cardon, âgée de quatre ans, demeurant chez ses parents, rue Broca,était montée, sur une chaise...

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Rue du Dessous-des-Berges

Le drame du quartier de la Gare

1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

...


Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

...


Quartier de la Gare

Le meurtre de la rue des Chamalliards

1887

Ce crime horrible a produit, dans ce quartier si populeux, une émotion des plus vives.
Les époux Madelenat habitaient rue des Chamaillards, 80, depuis quelques mois seulement.
Le mari, Charles-Émile Madelenat, était âgé de trente-et-un ans ; sa femme. Marie Désirée Ticquet, avait le même âge que lui.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

En 1911, M. Yendt était commissaire de police du quartier de la Salpêtrière.

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En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.

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*     *

C'est le 17 décembre 1897 que le sort du marché couvert de la place d'Italie fut scellé. Le conseil municipal de Paris approuva, ce jour, sa desaffectation et la création d'un marché découvert sur le boulevard d'Italie lequel, plus tard, prendra le nom de Blanqui.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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