Faits divers

 Le crime de la rue de Tolbiac - 1902

Le crime de la rue de Tolbiac

La Lanterne ― 2 avril 1902

Hier soir, vers huit heures et demie, un drame de la jalousie s'est déroulé dans le treizième arrondissement.

Au numéro 204 de la rue de Tolbiac habite, depuis plusieurs années, un ancien marchand de vin, le nommé Garlin, âgé de quarante-six ans.

Très jaloux, M. Garlin avait à tout instant des scènes d'une violence extrême avec sa femme.

Hier soir, à la suite d'une vive querelle, il sortit tout à coup un revolver de sa poche et fit feu sur sa compagne. Celle-ci, atteinte en pleine poitrine, tomba sans pousser un cri.

Les voisins accoururent et donnèrent des soins empressés à la blessée, mais la malheureuse ne tarda pas à expirer.

Des agents s'emparèrent du meurtrier qui s'est laissé arrêter sans résistance. Il a été conduit au commissariat de police de M. Yendt, rue Rubens, où il a été interrogé. L'assassin est un alcoolique invétéré, atteint fréquemment d'accès de fureur qui ont souvent fait penser qu'il ne jouissait pas de toutes ses facultés.

Il a été envoyé au Dépôt dans la nuit.


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Sombre histoire de charbon

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Il n'est question dans le quartier Croulebarbe (XIII* arrondissement), que d'une histoire de détournement de charbon, dont ce qu'on en a pu savoir, suffit à faire le mystère dont on l'entoure volontairement.

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Le meurtrier de Gauzy est connu

1914

Hier matin, M. Boudeau, commissaire de sûreté du 4e district, ainsi que M. Fauvel, secrétaire du commissariat de la Gare, avaient acquis la certitude que Gauzy avait été blessé à l'intérieur du café des Trois Marches vertes et que le chiffonnier Georges Colson avait dit vrai

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Quartier de la Gare

Une bagarre Place Pinel

1899

Depuis quelque temps, une bande de redoutables gredins qui se dénommaient eux-mêmes les « Terreurs d’Italie » et dont le quartier général était situé boulevard de la Gare, étaient en fort en fort mauvaises relations avec une bande de leurs semblables désignés sous le nom pittoresque des « Casse-cœurs » et résidant le plus souvent boulevard de l'Hôpital.

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Boulevard de l'Hôpital

La « Folie russe »

1896

Il est à remarquer que les grands événements ont leur répercussion dans le cerveau des malheureux que la folie guettait évidemment depuis longtemps.

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Saviez-vous que... ?

En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la rue située entre la place de Rungis et la place du Nouveau Puits-Artésien, de la Butte-aux-Cailles, prendrait le nom de rue du sergent Bobillot.

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600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.

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La voie romaine allant de Lutèce à Lugdunum légua son tracé à l'avenue de Choisy. En juin 1906, à l'angle de la rue de la Vistule, on mit à jour cette voie romaine sur une longueur de 14 mètres et une largeur de 8 mètres et l'on vit son pavage formé par deux rangées de moellons bruts superposés avec des joints contrariés.

L'image du jour

Le regretté bassin et son jet d'eau du square de la place d'Italie