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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Avenue des Gobelins

En jouant

1912

Deux gamins jouaient, hier, vers six heures du soir, devant une tranchée, avenue des Gobelins.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Coypel

1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix , âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant..

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Rue du Chevaleret

Locomotive emballée

1909

Un curieux accident de chemin de fer, qui n'a fort heureusement pas eu de graves conséquences, s'est produit hier soir, vers sept heures, sur la ligne de ceinture qui surplombe, dans le treizième arrondissement, la rue Chevaleret.

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rue du Banquier

Le miracle de la rue du Banquier

1866

Hier matin, à neuf heures, le concierge du n° 5 de la rue du Banquier, n’ayant pas vu paraître, selon sa coutume, l’une des locataires de sa maison, Mlle S..., blanchisseuse, et se rappelant que cette jeune personne semblait depuis quelques jours fort préoccupée et morose, conçut de tristes soupçons.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’explosion de l’avenue d’Italie

1884

Une explosion formidable s'est produite hier, à neuf heures quarante-cinq, avenue d'Italie, n° 8, dans la cave de M. Tournel, marchand de couleurs et de produits chimiques.

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Le meurtrier de Gauzy est arrêté - Le Matin

Le meurtrier de Gauzy est arrêté

Il se rendait à la poste restante pour retirer l'argent qui devait lui permettre de fuir à l'étranger

Le Matin — 7 juin 1914

Identifié seulement quarante-huit heures après l'attentat dont il s'était rendu coupable, Antonin Mazoyer, dit « le Marseillais », le meurtrier du soldeur Gauzy, avait eu le temps de dépister les policiers lancés à sa recherche. Bien qu'il ait eu soin de ne point reparaître dans les différents endroits où il avait coutume de fréquenter, Antonin Mazoyer a fini par être découvert. Il a été arrêté, hier après-midi, dans le vingtième arrondissement, au moment où il se rendait à la poste pour retirer, bureau restant, de l'argent que sa maîtresse lui envoyait, afin qu'il pût fuir à l'étranger. Vendredi matin, Mme Gauzy avait reçu une carte-lettre d'Antonin Mazoyer, dans laquelle il lui demandait pardon d'avoir fait feu sur son mari.

M. Guillaume, commissaire divisionnaire, chef du quatrième district, ayant eu connaissance de la missive reçue par Mme Gauzy, fit saisir la carte-lettre. Elle émanait bien du Marseillais et elle portait le cachet du bureau de poste de Nogent-sur-Marne. Ainsi Mazoyer se trouvait jeudi dans la petite ville où les deux tragiques bandits Garnier et Vallet furent assiégés et tués. Avait-il donc trouvé à Nogent-sur-Marne l'hospitalité discrète d'un camarade ? M. Guillaume envoya des inspecteurs à Nogent. En dépit de leurs investigations, ils ne recueillirent aucune indication pouvant les mettre sur la trace du Marseillais.

En filant la "Belle Marie"

Mais, dans la soirée d'avant-hier, un renseignement des plus intéressants parvenait au quatrième district. Si le Marseillais restait introuvable, sa maîtresse, une fille soumise, connue sous le nom de la « Belle Marie », venait de faire son apparition aux abords de la gare Montparnasse.

Des inspecteurs du quatrième district prirent en mature la Belle Marie. Ils furent assez heureux pour apprendre que la maîtresse de Mazoyer cherchait à se procurer le plus d'argent possible, afin de le faire parvenir au meurtrier de Gauzy.

Hier matin, les policiers virent la Belle Marie remettre de l'argent et une enveloppe toute préparée à une amie qui se rendit aussitôt dans un bureau de poste voisin de la gare Montparnasse. Ce ne fut qu'un jeu pour les policiers d'apprendre que les bons de poste pris au guichet par la camarade de la Belle Marie avaient été glissés dans une enveloppe pneumatique pourtant des initiales et l'adresse restante d'un bureau du quartier de Charonne.

Arrêté, le Marseillais avoue et pleure

M. Guillaume décida d'établir une surveillance autour de ce bureau de poste, où, sans aucun doute, Mazoyer viendrait chercher l'argent qu'il attendait. De nombreux inspecteurs furent postés dans toutes les rues avoisinantes.

Vers trois heures et demie, les inspecteurs Bornel, Borelly et Daniel., qui se tenaient à l'angle de la rue des Vignoles et de la rue Planchat, aperçurent tout à coup, à quelques mètres d'eux, un fort gaillard d'une trentaine d'années, brun vêtu d'un complet marron et coiffé d'une casquette grise. C'était Antonin Mazoyer. Il sortait d'un café que fréquentent habituellement des anarchistes.

D'un bond, les policiers s'élancèrent sur le Marseillais qui, d'ailleurs, sans esquisser le moindre geste de défense, se laissa docilement passer les menottes et pousser dans un taxiauto.

Le prisonnier, conduit directement à la mairie du treizième arrondissement, était introduit peu après dans le cabinet de M. Guillaume.

Après que le commissaire divisionnaire eut fait fouiller Mazoyer — il n'avait aucune arme sur lui et était en possession de 14 francs — il lui fit subir un simple interrogatoire d'identité.

Antonin Mazoyer se mit alors à pleurer à chaudes larmes et déclara eue c'était bien lui qui, dans la salle du café des Trois Marches vertes, avait tiré un coup de revolver sur Gauzy.

"Je suis un malheureux"

D'une voix lasse, le Marseillais, tout en sanglotant, fit ensuite le récit suivant :

— Je suis un malheureux. C'est dans un geste de colère que j'ai blessé Gauzy, mon ami, car je n'avais nullement prémédité mon acte.

» J'avais avec Gauzy des difficultés d'intérêts au sujet du « déballage » que nous avions ouvert en mars à Gentilly. Nous nous étions rendus au Café des Trois Marches vertes, précisément pour nous expliquer en présence du patron, M. Guignard. Mais Gauzy se fâcha. Il me parla alors en patois, me reprochant de m'adonner à l'absinthe et de vivre aux crochets de la Belle Marie. Puis il m'accusa d'être un mouchard, une « casserole ». Sous cette insulte, je perdis la tête et, m'emparant du revolver que j'avais toujours sur moi, je fis feu sur lui.

» M. Guignard me désarma... Je partis... Pendant quatre jours, j'ai erré aux Halles, dans Paris et la banlieue. J'ai couché à la belle étoile, n'osant pénétrer dans un hôtel de peur d'être reconnu et arrêté. Jeudi, je me trouvais à Nogent-sur-Marne où, dans un petit hôtel, situé près de la rivière, on n'a point voulu me recevoir, parce que je n'avais ni papier ni bagage. J'ai écrit de Nogent à Mme Gauzy pour implorer son pardon et celui de son mari.

» Dans la nuit, j'ai regagné Paris et me suis rendu dans le quartier de Charonne où je connais des amis, des camarades. Aucun n'a voulu me recevoir. On me reprochait durement d'avoir attenté à la vie de Gauzy.

» Je résolus alors de fuir à l'étranger. Mais je n'avais pas assez d'argent en ma possession. Je fis prévenir mon amie, la Belle Marie, ne voulant pas aller la retrouver, me doutant bien qu'on la surveillait.

» Sur mes recommandations, elle devait me faire parvenir de l'argent poste restante. J'allais à la poste quand j'ai été arrêté.

» Je suis un malheureux. Je regrette ce que j'ai fait... Pardon... Ma pauvre mère ! »

Mme Gauzy se porte partie civile

Le Marseillais, dont le repentir est sincère, a été conduit dans la soirée au Palais, où il a comparu devant M. Corne, juge d'instruction. Après un court interrogatoire, le meurtrier de Gauzy a été écroué à la prison de la Santé.

Mme Gauzy a décidé de se porter partie civile au nom de son mari dans le procès qui va être engagé contre Antonin Mazoyer. Me André Berthon en a fait part à M. Corne, en indiquant que Mme Gauzy n'entendait réclamer qu'un franc de dommages-intérêts, ayant surtout l'intention de veilleur à ce que la réputation de son mari, dont l'état est des plus inquiétants, ne fût point attaquée.

Disons que les inspecteurs du quatrième district ont retrouvé les deux clients qui, consommant mardi soir au café des Trois Marches vertes, furent témoins de l'attentat. Ce sont MM. Louis Louvet, vingt-sept ans, sellier, rue Nationale, à Paris, et M. Auguste Blandet, trente-sept ans, ouvrier raffineur, demeurant à Ivry. Les deux ouvriers, entendus par le juge d'instruction, ont confirmé tous les détails qui ont été déjà donnés sur la dispute ayant mis aux prises Gauzy et son ex-associé.


Antoine Gauzy, né à Nîmes le 4 septembre 1879, est mort à Viry-Châtillon le 12 juin 1963, à l'âge de 83 ans. Il se remit donc des blessures causées par Antonin Mazoyer.


A lire également

L'article paru dans Le Matin du 4 juin

Les articles parus dans Le Matin des 5 et 6 juin

À lire également...

Quartier de la Salpétrière

On repêche de la Seine, le cadavre d'un enfant

1911

M. Jean Fatigué, un gars de vingt-quatre ans, lavait à grande eau, hier matin, le pont de la Louise, une longue péniche noire qui, depuis quelques jours, est amarrée au quai d'Austerlitz, non loin du pont de Bercy.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide

1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les Emmurés de la rue Auguste-Lançon

1899

Le bruit se répandait hier, dans le quartier de la Maison-Blanche, que vingt-huit malheureux locataires avaient été emmurés dans leurs logements, 12, rue Auguste-Lançon, sur l'ordre d’un propriétaire aussi impitoyable qu'avare.

...


rue du Pot-au-Lait

L’incendie de la rue du Pot-au-Lait

1895

Dans le fond du quartier de la Glacière, rue du Pot-au-Lait, à l’angle de la rue Robine, M. Fauvel établissait, il y a un an, une grande fabrique de bûches résineuses, occupant une douzaine d’ouvriers.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
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Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.

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Selon le Figaro du 9 septembre 1899, sur les 266 vieilles lanternes à huile destinées à l'éclairage public que comptait encore Paris, 139 étaient allumées tous les soirs autour de la Butte-aux- Cailles.

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Le 24 décembre 1883, la presse quotidienne faisait part du décès du « père Moreau » âgé de 100 ans et 3 mois, présenté comme le doyen des chiffonniers, en son domicile du 22 de la rue du Moulinet qu’il occupait depuis plus de 40 ans.
Il était mort d’inanition depuis 5 à 6 jours et son corps était d’une maigreur telle que la peau ressemblait à un vieux parchemin.
Des journaux rapportèrent que l’on trouva dans ses affaires un sac de toile rempli de pièces d’or.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
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ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
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  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
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  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
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  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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