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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier Croulebarbe

Perquisition dans une pharmacie

1911

Sur commission rogatoire de M. Chesney, juge d'instruction, MM. Berthelot, commissaire de police aux délégations judiciaires, et Loutières, professeur à l'École de pharmacie et inspecteur des pharmacies, se sont transportés au siège d'une succursale de la Pharmacie mutualiste, 113, rue Broca

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Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière

1931

D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

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Marché des Gobelins

Quadruple empoisonnement

1893

Une dame Choquenot, demeurant avec son mari, ouvrier cordonnier, et ses quatre enfants, rue du Moulin-des-Prés, envoyait hier matin un de ses petits garçons au marché des Gobelins pour acheter des arlequins, pour le repas.

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rue Primatice

Un fou sur les toits

1896

Un petit rentier, M. P... cinquante-quatre ans, originaire des pays annexés, demeurant 10, rue Primatice, donnait depuis quelque temps des signes non équivoques de dérangement cérébral.

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Suzanne Barbala, disparue depuis le 1er septembre, avait été assassinée

1922

Son corps, coupé en huit morceaux, est retrouvé sous la scène d’un cinéma de l’avenue d’Italie

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Le proces du drame de la rue du Tage - 1935

Le drame de la rue du Tage

Le jeune parricide Robert Sorel condamné à 5 ans de réclusion

Le Populaire — 3 janvier 1935

Lorsque tout allait bien, avant la crise, avant le chômage, la famille Sorel habitait à Belleville où elle a laissé de bons souvenirs. Belleville, pour eux tous, c'était une sorte de paradis. François, le père, et Robert, le fils, tous deux fumistes, travaillaient de concert et « faisaient de bonnes journées ». Une seule ombre au tableau : l'ivresse, qui parfois, d'ailleurs rarement, les sortait d'eux-mêmes et les rendait violents.

Mais les mauvais jours sont venus ! Les Sorel ont abandonné le clair logis de Belleville et sont allés vivre, à l'autre bout de Paris, rue du Tage, près de la porte d'Ivry, dans un petit hôtel. Le fils, Robert, séparé des siens, préféra aller giter — de force plus que de gré —  rue Blanqui, sur la zone. Il y a là, à chaque numéro, un amoncellement d'innombrables baraques, cagnas et taudis, wagons et buvettes. C'est ainsi que le jeune homme fit la connaissance de mauvais garnements, qui l'entraînèrent à voler. Oui, deux fois de suite, il a commis d'authentiques cambriolages, allant dans un magasin jusqu'à s'emparer de phonographes. Il se fit condamner, et rendu à la liberté, devint rémouleur : il gagnait un ou deux francs lorsqu'il parvenait à trouver quelques couteaux à aiguiser !

Mais quelle école de perversion que celle de l'oisiveté, de la prison et de la zone ! Robert Sorel se mit à boire davantage. Son père aussi. Et lorsque, rue du Tage, des scènes de violence se produisaient, lorsque François Sorel battait sa femme, on courait chercher le fils exilé rue Blanqui, et il venait protéger sa mère. Oui, on en était tombé là !

On devait dégringoler encore, et tomber plus bas ! Le soir, comme il ne gagnait guère, et que sa mère avait conservé pour lui une tendresse d'autant plus protectrice et vive, le jeune rémouleur se rendait rue du Tage, où on lui donnait à dîner. Mais sa mère, en réalité — quel coup de sonde dans la vie des déchus ! —  ne le pouvait hospitaliser qu'en cachette, à l'insu du père qui le craignait et le détestait. Il ne s'asseyait pas à la table familiale, mais mangeait seul, comme un pestiféré, dans la pièce d'à côté. Et l'on ne se risquait pas à prononcer son nom ou à faire allusion à sa présence, par peur des cris et des coups !

C'est ainsi qu'un drame d'une indicible tristesse devait se produire le 28 août. Robert affamé, arriva à la nuit tombante, et de la cour intérieure de l'hôtel siffla pour annoncer sa présence. Il en était parfois réduit de cette cour, à gagner par une échelle, la chambre où sa mère le servait, afin de ne pas attirer l'attention du père. Ce soir-là, François Sorel, plus ivre peut-être que d'habitude — il avait fait chaud ! — devina l'approche du fils détesté et se pencha à la fenêtre. Il commença par jeter un pavé à « son garçon » ainsi qu'il disait encore par habitude, puis il lui cria de s'éloigner, de « foutre le camp, et plus vite que ça » ! Il s'empara enfin d'une lime qu'il brandit comme un poignard et descendit afin « d'expulser le clochard »...

Le fils, à ce moment, sans aucun doute, eût dû fuir, quitte à revenir manger plus tard. La colère, l'ivresse quelque orgueil dépravé, peut-être aussi, le retinrent sur place. Son « vieux » s'élança sur lui et le frappa de sa lime, légèrement, c'est certain — !e docteur Paul a constaté quelques égratignures! Alors, tant il avait perdu la notion des choses, Robert Sorel saisit son propre couteau, l'ouvrit, et de trois coups bien portés blessa mortellement le père. On donne ce détail qui fait frémir : lorsqu'on releva l’ivrogne pour le conduire à l'hôpital où il devait succomber, on l'entendit prononcer ces seuls mots textuels et navrants :

— Ça y est, je suis fait ! Il m'a eu, la vache !

On voudrait que cela n'ait pas été dit, tant ces mots révèlent de vilenie. Ce n'est pas à Belleville que le père Sorel se serait ainsi exprimé ! Le vocabulaire se modifie selon les gains, et selon les milieux. Le chômage les avait tous deux atteints, le père et le fils, comme un mal contagieux qui salit, flétrit et délabre tout !

Et pourtant, il n'est pas méchant, ce gosse ! Ou l'a vu hier, à l'audience de la cour d'assises, pleurer et regretter son geste. Le président Fredin lui reprocha « de n'avoir pas d'autre idéal dans la vie que de vider une chopine !» C'est vite dit ! Puis il remarqua :

— Votre père ne vous a pas tué ?

Et l'accusé de répondre à sa façon par ce mot qui explique bien des choses :

— Quand j'ai vu sa tête comme elle était !

Évidemment ! Il faut d'ailleurs, pour être juste, convenir que le président Fredin se montra impartial, et c'est beaucoup. On vit à la barre défiler les deux frères Sorel ainsi que la mère venue vaillamment défendre son fils et dire :

— Ce n'était pas un mauvais gars ! Il n'avait ni travail, ni chômage, et je lui donnais à manger. C'est comme ça que c'est venu...

L'accusateur, un avocat général tout neuf, au visage endimanché comme celui d'un lycéen un jour de rentrée, rappela tout ce qui accablait le meurtrier, ses vols antérieurs, ses fréquentations, son ivresse,, son crime : beaucoup de maux et qui ont pour origine unique la crise et le chômage : mais un magistrat constate et ne remonte pas à la source du mal. La jeune avocate, Me Géorgie Myers, sut par contre retracer l'histoire de cette déchéance et évoquer la peur de l'adolescent battu, exaspéré, et qui s'arme à son tour. Elle réussit de la sorte à regagner beaucoup du terrain perdu. Les jurés, en effet, accordèrent des circonstances atténuantes et déclarèrent, afin de ne pas aggraver le cas, que l'accusé n'était pas le fils de son père. Ce pieux mensonge leur permit de prononcer le minimum de la peine prévue, cinq années de réclusion. C'était là une décision équitable et humaine. Robert Sorel est de ceux qui se peuvent racheter, et l'on n'a pas le droit de rejeter un homme de la société tant que tout espoir n'est, pas perdu !

SYLVESTRE.

A lire également

Drame de la misère et de l'ivrognerie à la Maison-Blanche

À lire également...

rue Brillat-Savarin

Une usine incendiée

1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

...


Panique aux Gobelins

Une rue qui s'effondre

1895

On se souvient qu'il y a trois ans environ, au moment où une voiture de la Compagnie des tramway-Sud venait de dépasser l'entrée de la rue de Gentilly sur l'avenue des Gobelins, une large crevasse s'ouvrit dans la chaussée par suite de l'effondrement d'une partie du pavé dans les catacombes qui sillonnent en dessous des treizième et quatorzième arrondissements.
Semblable accident s'est produit hier dans la rue Coypel.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Compte tenu d'une croissance importante du nombre des décès accidentels dans Paris depuis la fin des années 1870, des postes de secours furent installés dans plusieurs arrondissements dont l'un se situait sur le Quai d'Austerlitz à l'embouchure du canal de la Bièvre. Ces pavillons étaient munis de couvertures, matelas, boites de secours et matériel approprié au sauvetage des noyés.

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Le 9 octobre 1923, le quotidien Paris-Soir rapportait , qu'avenue d'Ivry, Mme veuve Marie Buronifesse, 73 ans, demeurant rue de la Pointe d'Ivry avait glissé sur une épluchure de banane et s'était blessée si grièvement qu'elle fut transportée à la Pitié.

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Félix Faure est le premier Président de la République à avoir visité le 13e arrondissement à l'occasion de l'inauguration du pont de Tolbiac passant au dessus des voies du chemin de fer de la ligne Paris-Orléans. C'était le 15 juillet 1895.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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