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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Une enquête du commissaire Perruche

Le perroquet enlevé

1896

Dans le quartier Croulebarbe vit un perroquet centenaire, nommé Jacquot, magnifique ara gris, à queue rouge-pourpre, comme la trame d'un cardinal. Ce vénérable personnage habite depuis plus de quatre-vingts ans au sein de la même famille.

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Boulevard de la Gare

L'alcoolisme

1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Place d'Italie

La mère aux joujoux

1894

Une scène très amusante avait rassemblé un millier de personnes, hier soir, à la fête de la place d'Italie.

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rue de la Glacière

Le drame de la Glacière

1893

L'émotion causée dans la rue de la Glacière, par ce terrible drame que nous avons raconté hier dans tous ses détails, ne s'est pas encore ralentie.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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Un Homme étranglé par un Inconnu - 1907

Le crime de la Cité Jeanne-d’Arc

Un homme étranglé par un Inconnu

L'Assassin se constitue Prisonnier. ― Il raconte les Circonstances de son Forfait, mais refuse obstinément de faire connaître son Identité. ― Probablement a-t-il de sérieuses Raisons pour cela.

Le Petit-Parisien — 8 avril 1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait :

Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

Le sous-brigadier crut tout d'abord avoir affaire à un fou. L'individu, qui venait spontanément s'accuser ainsi donnait, effectivement, des signes d'une extrême exaltation. Il était d'une taille au-dessus de la moyenne et paraissait âgé de quarante ans environ. Ses vêtements en loques et sa barbe rousse hirsute décelaient son complet dénuement.

La Cité Jeanne d'Arc. Dans des locaux étroits, peu salubres, des gens vivent, entassés. Du matin au soir, des enfants, en nombre considérable donnent par leurs cris et leurs jeux, une animation étourdissante à ce coin de la capitale qui ne manque pas de pittoresque.

LE MYSTÉRIEUX J. H.

Conduit par devant M. Yendt, commissaire du quartier de la Salpêtrière assurant l'intérim du quartier de la Gare, l'homme renouvela ses déclarations et les précisa :

Je flânais, ce matin, le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, mais qui bientôt me dit être un journalier du nom de Jean Guérineau, âgé de quarante-neuf ans, lia conversation avec moi. Il m'offrit à boire et à déjeuner. Vers trois heures et demie de l'après-midi, il me proposa de le suivre chez lui. Je ne pouvais deviner ses projets. Quand Guérineau eut refermé la porte de son logement, il me fit des propositions qui me déplurent. Je le lui dis. Comme il insistait, je me fâchai. Une violente discussion s'ensuivit. Fou de colère, je saisis à un certain moment mon compagnon et je l'étranglai avec un foulard.

C'est en vain que M. Yendt questionna l'individu sur son identité. Il se borna à répondre :

N'insistez pas, ce n'est pas la peine. Mon nom, je ne le révélerai à personne. Quant aux circonstances du drame, je ne puis vous en dire davantage. Lorsque je me trouverai devant le juge d'instruction, peut-être serais-je plus loquace.

A un inspecteur du commissariat qui, peu après, le questionnait, le mystérieux individu répondit :

Afin de vous satisfaire, je vais vous apprendre que je m'appelle J. H… Maintenant, j'espère que vous me laisserez tranquille.

A LA CITÉ JEANNE-D'ARC

Guidés par l'étrange personnage, le commissaire et ses agents se rendirent, vers cinq heures et demie, à la cité Jeanne-d'Arc. Situé entre la rue du même nom et la rue Nationale, le pâté d'immeubles de six étages qui compose la cité, occupe une superficie de 3.000 mètres carrés environ et ne comprend pas moins de 1.800 logements, tous habités par des ouvriers et surtout par des chiffonniers. Dans des locaux étroits, peu salubres, des gens vivent, entassés. Du matin au soir, des enfants, en nombre considérable donnent par leurs cris et leurs jeux, une animation étourdissante à ce coin de la capitale qui ne manque pas de pittoresque.

TUÉ SUR SON LIT

— C'est là, fit J. H...,  indiquant à M. Yendt la porte de l'immeuble portant le n° 1. Par l'escalier C, on monta au troisième étage. La porte de la chambre de Guérineau était fermée.

C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier. Je ne sais pas ce que j'ai fait de la clef.

D'un vigoureux coup d'épaule, un agent enfonça l'huis.

Le commissaire et ses agents ayant pénétré dans la chambre, constatèrent que l'inconnu avait dit la vérité. Le cadavre de Guérineau gisait, en effet, sur un lit de fer qui se trouvait à gauche de la pièce. Le malheureux journalier était encore chaud. Sa tête avait été placée entre deux barreaux du lit auxquels elle avait été attachée par le foulard qui lui serrait le cou. C'est avec ce foulard, une bande de coton noir à raies Manches, longue de quatre-vingt-quinze centimètres et large de trente que l'assassin avait commis son crime. Guérineau était nu-pieds, les vêtements en désordre. Sa jambe droite était allongée, la gauche repliée. Les mains à la hauteur du cou indiquaient encore son ultime geste de défense.

Dans la chambre, sommairement meublée d'un buffet, de quelques chaises et d'un poêle, tout paraissait en ordre. Le corps de Guérineau ne portait, d'autre part, aucune trace de violences.

De ces constatations, il semble résulter que le journalier, qui était doué d'une force peu commune, aurait pu se défendre s'il n'avait pas été surpris par l'attaque de son agresseur.

LA VICTIME

Une voiture des pompes funèbres vint, à ce moment, enlever le corps et le transporter à la morgue, où il sera soumis à l'autopsie.

Jean Guérineau appartient à une honorable famille, mais son inconduite en avait fait un dévoyé.

Un de ses frères, qui exploite un commerce, boulevard Sébastopol, lui venait en aide fréquemment, quand il se trouvait dans le besoin.

Il logeait, depuis trois ans, cité Jeanne-d'Arc et payait 2 fr. 25 de loyer par semaine. Aux Halles, où il s'astreignait à des corvées depuis un an, il avait fait la connaissance d'un sieur Eugène Cadine qui, depuis quelques mois, partageait son logis. Les deux hommes étaient très liés. Ils sortaient à la même heure le matin, pour se rendre au travail, et le soir, le gardien de la cité, M. Louis Perroudon, les voyait rentrer ensemble.

Il y a trois semaines, Cadine tomba malade. On le conduisit à l'hôpital Cochin. Son ami parut en éprouver un très vif chagrin. Guérineau était célibataire.

LE MEURTRIER

Après avoir procédé à la reconstitution du drame, dans la mesure où le mystérieux meurtrier voulut bien s'y prêter, M. Yendt le fit ramener à son commissariat et lui posa de nouvelles questions. Peine inutile. Le prisonnier se borna à répondre :

— Je ne sais plus, je ne me rappelle rien.

Dans la soirée, il est parti pour le dépôt. L'attitude que cet individu a observée laisse croire qu'il a déjà eu des démêlés avec la justice. Quel intérêt aurait-il, sans cela, à mettre tant d'énergie et de ténacité à cacher son nom ?

A-t-il la conscience chargée de quelque forfait plus horrible que celui qu'il commit, hier, cité Jeanne-d'Arc ?

Son mutisme autorise toutes les hypothèses.


A lire également

L'identité de l'étrangleur

L'audition de l'agent Mariton

Le procès

À lire également...

Sur la zone du XIIIè arrondissement un ivrogne blesse grièvement sa femme d'un coup de couteau

1933

Au numéro 1 de la villa Sainte-Hélène, tout près de la poterne des Peupliers, sur la zone annexée du XIIIè arrondissement, la famille Nesler occupe une baraque de trois pièces, au fond d'un petit terrain clos dont elle est locataire.

...


Le crime de la rue de Tolbiac

1902

Hier soir, vers huit heures et demie, un drame de la jalousie s'est déroulé dans le treizième arrondissement.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Une page d'amour

1906

À l'extrémité de la rue de Tolbiac, entre les chantiers de la Compagnie du gaz et l'église Sainte-Anne de Paris, se trouvent d'immenses terrains vagues, parsemés de tessons, d'orties, parfois aussi de passeroses et de mauves sauvages, où se dressent, d'ici, de là, de petites guinguettes, derniers vestiges d'une époque où la butte aux Cailles était un rendez-vous de promenade pour les Parisiens du temps de Louis-Philippe. Au n° 178 se trouve une de ces antiques guinguettes...

...


Porte d'Italie

Une fuite d'eau

1885

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

C’est en juin 1890 que la rue de Lourcine, rue traversant les 5e et 13e arrondissements, existant depuis le XIIe siècle et rendue célèbre par Eugène Labiche par sa pièce de théâtre représentée pour la première fois en 1857, changea de nom pour devenir la rue Broca, anthropologue et chirurgien. Cette modification souleva quelques protestations notamment de la part de Henri Wallon. En décembre 1944, la partie de la rue Broca, été comprise entre le boulevard Arago et la rue de la Santé prit le nom de Léon-Maurice Nordmann, avocat et résistant français, fusillé en 1942 dans la forteresse du Mont-Valérien, en conservant la numérotation de la rue Broca.

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En 1937, le président du comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes tenait sa permanence pour les adhésions au cabaret de Mme Grégoire, 41, rue de Croulebarbe.

*
*     *

Fin aout 1895, une petite fille de huit ans, Emilienne Moisson, demeurant chez ses parents, rue Barrault, passait, vers dix heures du matin, rue de Gentilly ; un chat sortant d'un terrain vague, lui sauta sur lest épaules, la mordant au cou et au visage.
Aux cris de la pauvre petite, des passants accoururent mettant en fuite l'animal qui se réfugia dans la maison portant le n° 14 du boulevard d'Italie, jetant l'effroi parmi les locataires.
Des agents purent non sans peine abattre l'animal, qui faisait des bons prodigieux, et le portèrent chez M. Auger, vétérinaire, qui le reconnut enragé.
Aussitôt la jeune Moisson fut dirigée sur l'institut Pasteur.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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