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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Crue de la Bièvre

1881

A propos des affluents de la Seine, disons que l'un des plus modestes d'entre eux, la petite rivière de la Bièvre, se paye le luxe d'une inondation aux portes de Paris.

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Quartier de la Gare

Place Pinel, un modèle tombe dans un guet-apens

1911

La place Pinel, voisine du boulevard de la Gare, dans le treizième arrondissement, a été le théâtre hier soir d'une tentative d'assassinat, encore entourée de mystère.
Il était un peu plus de neuf heures et demie...

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Quartier de la Maison-Blanche

L’empoisonneur de la rue Cacheux : ordonnance de non-lieu

1896

M. Lemercier, juge d'instruction, vient de rendre une ordonnance de non-lieu en faveur de Lemaire, le vieillard habitant rue Cacheux...

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Le 13e avant le 13e

À la Butte-aux-Cailles

1851

M. Veau, employé à l'octroi de Montrouge, regagnait avant hier, vers onze heures du soir, son domicile situé près du lieu-dit la Butte aux Cailles, commune de Gentilly.

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Les rixes du quartier des Gobelins

1894

Depuis quelque temps le quartier des Gobelins est le théâtre de rixes continuelles.

...

Le mystère du cinéma Madelon - Le Petit-Parisien — 1er octobre 1922

Le mystère du cinéma Madelon

Le Petit-Parisien — 1er octobre 1922

Deux hypothèses, parmi toutes celles qu'on peut envisager, retiennent particulièrement l'attention de la police.

Le mystère enveloppant la fin tragique de la petite Suzanne Barbala subsiste encore cependant.

Tandis que les policiers tendent leurs fils, la même impression gagne peu à peu la plupart de ceux qui suivent, cette lamentable affaire c'est que le crime a dû être commis là où il a été découvert.

Ce n'est encore qu'une impression, mais nous croyons que la police judicaire n'y échappe pas.

Les certitudes…

Toute l'enquête est conditionnée par deux certitudes et un postulat.

La première, c'est l'heure à quelques minutes près où Suzanne Barbala a été vue pour la dernière fois.

On sait que, partie du domicile de ses parents, 4, boulevard du Port-Royal, à une heure et demie de l'après-midi, la fillette remonta l'avenue des Gobelins, traversa la place d'Italie et se présenta à la pharmacie Clémençon, 76, avenue d'Italie, pour y déposer une ordonnance.

Le pharmacien a bien, reçu la visite de l'enfant il était alors environ deux heures. Ensuite, on perd sa trace…

Mais le résultat de l'autopsie est là, formel c'est la deuxième certitude qui va nous donner l'itinéraire probable de la malheureuse enfant. Le docteur Paul, en effet, a trouvé dans l'estomac des aliments (haricots, fécules, etc.) non encore digérés. C'est donc que le crime a été commis moins de deux heures après le repas soit vers deux heures et demie de l'après-midi. La petite Suzanne n’était pas allée bien loin pour trouver la mort.

Le postulat, c'est que l'assassin, qui a trouvé pour dissimuler les restes de sa victime, cette cachette extraordinaire, connaissait admirablement tous les aîtres du cinéma et les habitudes de son personnel.

Quelle que soit l'orientation que l'on veuille donner à l'enquête, voilà trois points unanimement admis.

... Et l'hypothèse

Suivons la petite Barbala lorsqu'elle sort de la pharmacie.

La petite Suzanne Barbala passa ici avant d'entrer dans la pharmacie Clémençon

Elle va chez sa grand'mère, à Bicêtre. Le plus court chemin, c'est avenue d'Italie, tout droit. Elle est sur le trottoir de gauche. Elle le garde et, de ses petits pas d'enfant, arrive quarante-cinq numéros plus loin devant le 174 : Madelon-Cinéma.

Là, elle aperçoit, des affiches qui représentent des épisodes extraordinaires. Elle s'arrête, intéressée par les images reproduisant les épisodes sensationnels.

C'est alors que celui qui devait devenir un assassin entre en jeu. Étant admis qu'il connaît le cinéma et ses coutumes, il sait qu'à cette heure le rez-de-chaussée est désert.

En effet, même si Boverie, l'opérateur qui vient tous les vendredis, entre midi et heure, pour effectuer son changement de programme, est encore là ; il sait que le jeune homme se tient au premier étage, dans la cabine où est installé l'appareil de projection, et qu'il ne s'occupe nullement de la salle ni de ses annexes lavabos, loges, débarras, qui sont de plain-pied avec l'avenue.

Il invite donc la petite Suzanne à venir visiter le cinéma : on a beau être méfiante — comme l'était, parait-il, la petite Barbala — une fillette de onze ans est toujours curieuse.

L'enfant entra donc avec l'homme, qui, immédiatement, se livre sur elle à d'odieuses manœuvres. La petite repousse, veut crier : il lui met la main sur la bouche…

Il est deux heures et demie.

Que s'est-il passé exactement, après ? Le meurtrier a-t-il tout de suite dépecé le pauvre petit corps encore chaud ? L'a-t-il caché dans le réduit pour opérer plus tard plus à l'aise ? Peu importe. L'essentiel est que, le cadavre découpé, il en range les morceaux soigneusement pour les emporter, plus tard, un à un, sans éveiller l'attention.

Il n'a pas osé, ou n'a pas pu. Et voilà pourquoi, certain soir, on a découvert le vrai drame.

Ce qu'en pense M. Boverie

Mais ce n'est là qu'une hypothèse. Nous avons voulu savoir de M. Boverie s'il considérait la chose comme impossible.

L'opérateur habite un petit logement, dans une humble maison de Malakoff, 16, avenue Pierre-Larousse. C'est un garçon de trente ans, qui paraît vif et décidé. C’est lui qui, le premier, nous dit-il, est entré dans le réduit et a déclaré à M. Thiéry, son directeur, qu'il y avait là un cadavre.

— La grille du cinéma, lui demandons-nous, était-elle toujours fermée l'après-midi ?

— Ma foi, il m'arrivait bien de la laisser ouverte.

— Vous en êtes sûr ?

—Très sûr. J'ai même été « attrapé » pour ça par le patron.

— Et le 1er septembre ?

— Ah ça, je ne pourrai préciser le jour. Peut-être ce vendredi-là, peut-être un autre je ne sais plus.

— Vous rappelez-vous à quelle heure, le 1er septembre, vous avez quitté l'établissement ?

— Non, je n'en sais rien… Vers une heure, je crois. Oui, ça doit être vers une heure.

— Vous n'avez rien remarqué de suspect ? Vous n'avez rencontré ou aperçu personne ?

— Ma foi, non ! Personne de suspect. Peut-être quelqu'un faisait-il le ménage mais je n'ai pas fait attention ; c'était si naturel. D'ailleurs s'il y avait eu quelqu'un, m’en serais-je aperçu ? Jamais, quand je viens, je ne regarde dans la salle, et c'est tout juste si, depuis deux mois que je suis chez M. Thiery, je suis allé une fois sur la scène réparer l'écran Quant au réduit, j'en ignorai l’existence jusqu'au jour où j'y ai fait l’épouvantable découverte.

Les réponses que M. Boverie a eu l'obligeance de faire à nos questions ne détruisent donc pas l'hypothèse qui précède. Peut-être de nouvelles indications nous permettront-elles de la préciser ultérieurement.

On arrête le faux détective mais il n'est pour rien dans le crime

Nous avons signalé hier que la police recherchait l'escroc qui se disant « détective américain », avait soutiré 1.000 francs à Mme Barbala.

Ce personnage, Auguste Verdier, vient d'être retrouvé. Disons tout de suite qu'on ne saurait lui imputer l'assassinat de la fillette, car il est établi, indubitablement, que le 1er septembre il se trouvait dans le Midi et n'est arrivé à Paris que le 6. Il n'est donc inculpé que d'escroquerie.

Né en 1892, à Saint-Raphaël (Dordogne), Verdier est d'ailleurs coutumier de ce délit somme de celui d'abus de confiance, puisqu'il a déjà subi cinq condamnations pour des faits de même nature.

Le 6, quand il connut par les journaux la disparition de la petite Suzanne, il alla offrir ses services à Mme Barbala, déclarant arriver du Texas, en compagnie de cinq autres détectives ayant mission de traqueur un bandit redoutable. Policier habile, disait-il, il pouvait en même temps s'occuper de rechercher l'enfant:

Avec les 1.000 francs, il fit la fête, fréquentant les débits de boissons et les cinémas de Vincennes, où il était venu s'installer. Il se donnait toujours pour détective, spécialisé dans les recherches d'enfants disparus. Si bien que, dès la nouvelle du meurtre de Suzanne Barbala, l'individu fut signalé à M. Badin, commissaire de police de Vincennes.

Accompagné de son secrétaire, M. Palluel, et de l'inspecteur Pierrot, le magistrat se rendit, hier matin, dans un hôtel de l'avenue de Paris, où on lui avait indiqué la présence du « détective ». Mais celui-ci était sorti depuis le matin.

Au moment où M. Badin s'en allait, il aperçut, errant aux alentours du fort de Vincennes, un homme correspondant au signalement. Dès qu'il se vit cerné, l'individu se laissa faire sans résistance, disant seulement :

— Je sais pourquoi vous m'arrêtez mais je ne suis pas l'assassin.


A lire également

L'article du Journal en date du 1er octobre 1922

À lire également...

A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit

1908

Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Coypel

1888

Un drame sanglant s'est déroulé hier, vers cinq heures, au numéro 13, de la rue Coypel. A cette adresse habite un ex-brigadier de gardiens de la paix , âgé de soixante-quatre ans, qui maria sa fille, il y a quelques années, à un marchand ambulant..

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Place d'Italie

Une corida

1894

M. Wach, marchand de bestiaux, demeurant, 132, boulevard de l'Hôpital, conduisait hier vers quatre heures un jeune taureau aux abattoirs de Villejuif, quand, arrivé dans la cour de cet établissement, l'animal devenu subitement furieux s'échappa, parcourant la place et le boulevard d'Italie qu'il descendit affolé.

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Porte d'Italie

Une fuite d'eau

1885

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer pendant le percement et la construction du boulevard Saint-Marcel), ce fut M. Magne, architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.

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A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.

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En janvier 1903, le quotidien Le Français s’étonnait que des rues de Paris étaient encore éclairées par des quinquets et signalait que M. Henri Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche, avait déposé une proposition pour demander l'éclairage au gaz de la rue Vergniaud, voie reliant le boulevard d’Italie à la rue de Tolbiac, à peine praticable dès la tombée de la nuit, en raison de l’obscurité qui y régnait. Les six lampes à huile qui s'y trouvaient, ne donnaient en effet qu’un faible éclat et de nombreux accidents se produisaient journellement par suite du manque de lumière.
La dépense était évaluée à deux mille six cent deux francs.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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