Faits divers

 Le - 1910 Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer

Le Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer ?

Le Journal — 20 septembre 1910

Un employé de la gare de la Maison-Blanche apercevait, hier matin, vers cinq heures, dans la tranchée du chemin de fer de Ceinture, à la hauteur du pont de la rue du Moulin-de-la-Pointe, un homme étendu sans connaissance sur le ballast de la voie. L'inconnu avait la tête ensanglantée par des plaies affreuses dont on ne pouvait nettement déterminer l'origine.

La gare de la Maison-Blanche, avenue d'Italie

Des agents, prévenus, enlevèrent le blessé et le transportèrent à l'hôpital Cochin. Quelques instants après, le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, M. Yendt, arrivait au chevet de l'individu, qui avait repris ses sens.

Questionné par le magistrat, celui-ci déclara se nommer Émile Dubois, journalier, âgé de quarante et un ans, et demeurant 76, avenue d'Italie. Mais il ne put ou ne voulut fournir aucun renseignement sur les circonstances de sa chute dans la tranchée.

L'enquête ouverte aussitôt ayant établi que l'adresse fournie par le journalier était fausse, le magistrat se rendit encore, dans l'après-midi, à l'hôpital pour entendre le mystérieux blessé et lui demander son domicile exact. Mais l'état d'Émile Dubois s'étant aggravé, il fallut remettre à plus tard cette formalité, si utile cependant pour la découverte de la vérité.

Tout d'abord, l'on avait cru que le journalier avait été victime d'un accident, mais le mensonge qu'il a fait au sujet de son identité a éveillé les soupçons du magistrat instructeur, qui se propose d'éclaircir aujourd'hui, par des recherches nouvelles, les points encore obscurs de cette affaire.



À lire également...

De chute en chute

1895

Des agents de service avenue d'Italie arrêtaient, hier soir, à la tombée de la nuit, au moment où ils dérobaient des haricots à la porte d'un épicier, un homme et une femme.

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Drame de la misère

1894

Dans un misérable taudis situé au numéro 54 de la rue du Château-des-Rentiers, vivaient une pauvre vieille femme, Mme veuve Crozier, âgée de soixante-dix ans, et son fils François âgé de trente-six ans, chiffonnier, qui partageait avec sa mère l'unique chambre composant tout le logement.

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Un drame entre chiffonniers

1914

Parmi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

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rue Richemont

Un drame rue Richemont

1904

Dans une petite rue du quartier de la Gare, un drame s'est déroulé hier matin, à six heures. Un ouvrier a tenté de tuer une femme mariée, puis il a essayé, sans y réussir, de se faire justice.

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Saviez-vous que... ?

Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

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La rue du Dessous des Berges est située à 20 mètres au dessus des berges.

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En 1896, les 4 membres du conseil municipal de Paris représentant le 13ème arrondissement étaient :
Quartier de la Salpêtrière : Paul BERNARD, avocat à la Cour d'appel, rue Lebrun, 3.
Quartier de la Gare : NAVARRE, docteur en médecine, avenue des Gobelins, 30.
Quartier de la Maison-Blanche. : Henri ROUSSELLE, commissionnaire en vins, rue Humboldt, 23.
Quartier Croulebarbe : Alfred MOREAU, corroyeur, boulevard Arago, 38.

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C'est le 17 décembre 1897 que le sort du marché couvert de la place d'Italie fut scellé. Le conseil municipal de Paris approuva, ce jour, sa desaffectation et la création d'un marché découvert sur le boulevard d'Italie lequel, plus tard, prendra le nom de Blanqui.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)