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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Mystérieuse affaire

1887

M. Combes, ancien conseiller municipal, dirige une institution de jeunes gens, rue Croulebarbe.

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Avenue des Gobelins

Scène surprenante avenue des Gobelins

1874

Avant-hier à deux heures de l'après-midi, une voiture d'une forme spéciale était arrêtée avenue des Gobelins, à l'angle du boulevard Saint-Marcel.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les « Espadrilles de la Butte »

1910

Depuis quelque temps, plaintes sur plaintes affluaient au commissariat de M. Yendt. Il ne se passait pas de jour où quelque commerçant des environs de la place d'Italie ne vît ses étalages mis en coupe réglée par une bande de malandrins. Cette bande, connue sous le nom de bande des « Espadrilles de la Butte » et admirablement organisée, terrifiait littéralement le quartier.

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Sur la zone

Une chiffonnière meurt dans des circonstances mystérieuses

1932

Entre le boulevard Kellermann et la rue Blanqui, sur la zone annexée du 13e arrondissement, s’étend, un de ces étranges camps de miséreux où, dans un inextricable écheveau de sentiers et de ruelles, cabanes et roulottes sont entassées pêle-mêle.

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Quartier de la Gare

Drame de la misère

1894

Dans un misérable taudis situé au numéro 54 de la rue du Château-des-Rentiers, vivaient une pauvre vieille femme, Mme veuve Crozier, âgée de soixante-dix ans, et son fils François âgé de trente-six ans, chiffonnier, qui partageait avec sa mère l'unique chambre composant tout le logement.

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Le mystère du boulevard Masséna - 1894

Le mystère du boulevard Masséna

La Presse — 19 décembre 1894

Il y a de cela quelques années, une dame quittait Paris où elle laissait ses deux filles, employées dans une maison de commerce, et partait en Amérique pour y contracter un second mariage. Avant son départ elle recommandait ses deux filles à l'une de ses amies, Mme veuve X... en la priant de leur venir en aide en cas de besoin.

Pendant un certain temps, Mme X... n'entendit pas parler des jeunes filles ; mais, un jour, l'une d'elles vint la trouver et lui expliqua que, ne pouvant payer leur loyer, elles allaient être expulsées par leur propriétaire. Elle supplia Mme X… de les sauver de cette situation critique, ce que celle-ci fit en-avançant la somme nécessaire.

Nouveau laps de temps sans que les jeunes filles donnent signe de vie à leur bienfaitrice.

Enfin, dans le courant du mois de novembre dernier, un mardi soir, pendant que Mme X... dînait avec son jeune fils, âgé de dix-sept ans, elle reçut une carte-télégramme fermée. Ce petit-bleu était signé de l'une des deux jeunes filles. Elle y expliquait que sa sœur était à l'agonie et que, dans la plus complète misère, elle ne pouvait ni la soigner ni la faire enterrer. Elle ajoutait que le manque de ressources les avait obligées à déménager et à aller se loger dans un quartier excentrique, boulevard Masséna, n° 15. Elle terminait en suppliant Mme X… de venir encore une fois à leur secours au plus vite, lui indiquant quel omnibus était, pour venir à leur domicile, le meilleur moyen de transport, la tête de ligne étant près du boulevard Masséna.

Malgré les observations de son jeune fils, Mme X… n’écoutant que son bon cœur voulut partir immédiatement, seule, pour le boulevard Masséna, en prenant l'omnibus que le télégramme lui indiquait.

Le lendemain soir, Mme X. n'avait pas reparu chez elle et n'avait pas écrit aux siens.

Son gendre et son fils, fort inquiets, prirent l'omnibus indiqué, allèrent jusqu'à la tête de ligne et se renseignèrent auprès du contrôleur. Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

Plus de doute pour eux, Mme X… avait été attirée dans un guet-apens, volée et probablement même assassinée.

Ils allèrent alors à l'ancien domicile des deux sœurs et là ils apprirent qu'elles avaient effectivement déménagé, mais pour aller demeurer rue de Paradis. Rue de Paradis, au numéro indiqué, ils trouvèrent les deux jeunes filles en parfaite santé, jurant que ni l'une ni l’autre n'avait écrit ou télégraphié à Mme X...

La famille de Mme X... fit alors sa déclaration à la justice qui ne trouva rien.

Mais environ quinze jours après la disparition de Mme X… on apporta à la Morgue le cadavre d'une femme repêchée dans la Seine par un marinier. Les poches des vêtements étaient retournées et le corsage ainsi que le corset entièrement dégrafés. Les mains étaient crispées.

Les parents de Mme X... reconnurent positivement le cadavre, dont l'identité fut constatée. Ils déclarèrent, en outre, que Mme X… avait l'habitude de porter sur elle, dans des poches pratiquées à l'intérieur du corsage et du corset, l'argent qu'elle possédait chez elle.

Donc, ceux qui avaient préparé et consommé le crime connaissaient parfaitement d'abord, les relations de Mme X, avec les deux jeunes filles, dont on imita l'écriture et la signature ensuite, la coutume que la victime avait de porter sur elle, dans son corsage et son corset, les sommes qu'elle possédait chez elle.

Telle est l'histoire, invraisemblable peut-être, et cependant rigoureusement vraie que nous connaissons depuis plusieurs semaines déjà, mais dont nous n'avions pas voulu parler jusqu'ici dans la crainte d'entraver l'action de la justice.

Aujourd'hui que l'enquête ne semble pas avoir fait de progrès, bien que le champ des recherches soit assez limité et qu'une piste paraisse facile à trouver et à suivre, nous croyons pouvoir livrer ces faits à la publicité.

Georges Meillet.


A lire également

L'article du 24 décembre

À lire également...

Rue Barrault

Un jeu dangereux

1897

Le jeu que les gamins appellent « bourdouler » consiste se laisser rouler le long d'un talus.
Une dizaine d'enfants se livraient hier après-midi, vers deux heures, à ce divertissement au bord de la Bièvre, du côté de la rue Barrault.

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Rue du Tage

Drame de la misère et de l'ivrognerie à la Maison-Blanche

1934

Un drame navrant de la misère et de l'ivrognerie a mis en émoi, à la fin de l'après-midi d'hier, le populeux quartier de la Maison-Blanche.

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Quartier de la Maison-Blanche

L'oie à lunettes

1915

Le chant des coqs et le gloussement des poules, parqués dans un terrain vague de la rue Brillat-Savarin, avaient attiré l'attention du chiffonnier Jean Pitallier, âgé de cinquante-sept ans, et de la chiffonnière Emma Truffier, un peu plus jeune.

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Quartier de la Gare

Le meurtre de la rue des Chamalliards

1887

Ce crime horrible a produit, dans ce quartier si populeux, une émotion des plus vives.
Les époux Madelenat habitaient rue des Chamaillards, 80, depuis quelques mois seulement.
Le mari, Charles-Émile Madelenat, était âgé de trente-et-un ans ; sa femme. Marie Désirée Ticquet, avait le même âge que lui.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1882, l'ouverture de la rue de Tolbiac entre le carrefour des avenues de Choisy et d'Ivry et le carrefour de la rue Domrémy était achevée.

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La marché découvert des Gobelins — que l'on appelle aujourd'hui le marché Auguste-Blanqui — remplaça le marché couvert à compter du 9 mai 1898 et, comme maintenant, se tenait les mardis, vendredis et dimanches.

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Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci soit construite rue Damesme en face des écoles communales et qu'une rue la relie directement à la place Paul Verlaine.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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