Faits divers

 La bande des Deux-Moulins - 1894

La « bande des Deux-Moulins »

Journal des débats politiques et littéraires — 13 novembre 1894

Une véritable bataille s'est livrée hier soir, vers onze heures et demie, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs.

La querelle avait pris naissance dans un bal de l'avenue de Choisy. Les gardes républicains de service ayant prié les ouvriers, au nombre de six, de se retirer, ceux-ci obéirent. Mais, aussitôt après, on expulsait leurs adversaires.

Furieux de cette mesure, les rôdeurs rejoignirent les ouvriers, les attaquèrent, le couteau à la main. Ils étaient fort nombreux. Pour se défendre, les autres s'armèrent aussi de leurs couteaux. Le sang coûta. Alors, les agresseurs, sortant des revolvers, firent feu coup sur coup. Une dame qui passait à dix mètres de là, reçut une balle dans la cuisse.

A ce moment, accourait M. Perruche, commissaire de police. à la tête d'une escouade de gardiens de la paix. Les rôdeurs prirent la fuite. On les poursuivit. L'un d'eux fut arrêté.

Il était blessé à la jambe et au ventre de deux coups de couteau. C'est un nommé Jean Boutrain, qui fait partie d'une bande de malfaiteurs, « la bande des Deux-Moulins ».

Deux ouvriers ont reçu des blessures graves ; un maçon, Émile Bonnet, qui a été frappé d'une balle dans l'œil gauche, d'une balle dans la joue gauche, d'un coup de couteau au cou, d'un autre à l'oreille droite ; son état est désespère; un ébéniste, Joseph Verdonek, a été atteint d'un coup de couteau au côté gauche.

Boutrain, Bonnet et Verdonek ont été transporté à l'hôpital de la Pitié.

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En 1863, le marché aux chevaux du boulebard de l'Hôpital se tenait le mercredi et le samedi de chaque semaine et le premier lundi de chaque mois.

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La rue Edmond Gondinet fut ouverte en 1898 et reçut, en 1899, le nom de ce trop méconnu auteur de comédies qui est aussi l'un des coauteurs du livret de Lakmé, opéra-comique en trois actes créé en 1883, musique de Léo Delibes.

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Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.

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rue Nationale - Quartier de la Gare