Faits divers

 Les Emmurés de la rue Auguste-Lançon - 1899

Les Emmurés de la rue Auguste-Lançon

Le Petit-Parisien — 12 novembre 1899

Le bruit se répandait hier, dans le quartier de la Maison-Blanche, que vingt-huit malheureux locataires avaient été emmurés dans leurs logements, 12, rue Auguste-Lançon, sur l'ordre d’un propriétaire aussi impitoyable qu'avare.

L’émotion fut grande, les pauvres gens, disait-on, manquaient d'eau et de pain ; il leur fallait sortir de chez eux par des échelles ils avaient cloué des drapeaux cravatés de deuil à leurs fenêtres, etc., etc.

Fort heureusement tout cela était exagéré.

S'il est exact que les locataires en question doivent sortir de chez eux au moyen d'échelles et qu'ils ont cloué des pancartes et des drapeaux à leurs fenêtres, il est par contre absolument faux qu'ils soient emmurés ; voici la chose : le 1n°2 de la rue Auguste-Lançon n'est pas un immeuble, mais bien un terrain vague sur lequel des chiffonniers ont élevé de petites baraques, en toile et en planches.

Las de voir ces gens s'installer sur son terrain sans même lui en demander la permission, le propriétaire les fit expulser un beau matin ; quelques-uns pourtant refusèrent de s'en aller. On les laissa par pitié pendant quelques jours, mais, hier, le propriétaire fit palissader le terrain, si bien que lorsque ses locataires entêtés revinrent, ils trouvèrent… visage de bois, c'est le cas de le dire. La chose en est là : les chiffonniers escaladent la palissade pour rentrer chez eux, mais non sans protester contre ce qu'ils appellent une barbarie.


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Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

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Saviez-vous que... ?

Le 21 octobre 1894, le quotidien La Croix informait ses lecteurs et déplorait que le concile laïc, qu’on nomme officiellement « conseil municipal de Paris » et officieusement « Kaperdulaboule », avait débaptisé la rue Saint-François de Sales, Paris 13e, pour lui donner le nom de Daviel et, dans le même temps, changé les dénominations de la rue Sainte-Marguerite et du passage Saint-Bernard.

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Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.

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L'orage remarquable par sa longue durée plus encore que par sa violence, qui éclata le lundi 23 juillet 1906 au soir sur Paris, causa beaucoup de dégâts. Dans le treizième arrondissement, la Bièvre, très grossie, sortit de son lit et inonda le passage Moret, dont les maisons ont dû durent être évacuées. Rue de la Glacière, 25, les ateliers de MM. Dufresne et Rommutel furent envahis par les eaux.

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Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

L'image du jour

La folie Neubourg, boulevard d'Italie (Auguste Blanqui)