logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Boulevard de la Gare

La traite des blanches

1923

La 11è chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans.

...


Le drame de l'avenue de Choisy

1911

Marius Lafontaine, un robuste ouvrier emballeur de trente-deux ans, et Juliette Berthier, vingt-quatre ans, teinturière, s'étaient épousés il y a six ans. Ils pensaient avoir trouvé le bonheur. Hélas ! la désillusion vint vite., Quinze jours à peine y suffirent.

...


rue de Tolbiac

Le Quincailler de la rue de Tolbiac

1899

Durant une année, le ménage servit de modèle aux associations conjugales les plus régulières du quartier des Gobelins.

...


Porte d'Italie

Une fuite d'eau

1885

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

...


Des bandits qui réclament des étrennes

1914

— Donne-nous de l'argent pour aller trinquer à ta santé ! dit l'un des sinistres personnages en s'adressant à M. Renaldo. Il nous faut nos étrennes.

...

paris-treizieme.fr — Le Quincailler de la rue de Tolbiac (1899)

Le Quincailler de la rue de Tolbiac

Gil-Blas — 10 février 1899

Pendant quarante ans, il avait vendu des brûloirs à café, des fourneaux portatifs, des poêles à frire, des bassines et des rôtissoires ; en gagnant sur la tôle et en bénéficiant sur le fer blanc, il avait acquis une somme de quatre-vingt mille francs de réserve ; et ayant acquis en outre l'âge de soixante-quatre ans, il songeait à thésauriser.

Malheureusement, l'âme du baron Hulot habitait le corps du chaudronnier.

Sans songer cependant à ressembler au héros épique de Balzac, il regarda dans son voisinage et il y rencontra une petite demoiselle aux yeux noirs, habillée avec des épingles ; c'était une brune piquante.

Elle s'appelait et elle s'appelle encore Laure Montier ; elle soutira au bon vieillard quelques-uns de ces billets de banque qu'il avait jalousement économisés, et elle ne lui marchanda pas le miel démocratique de ses lèvres.

Durant une année, le ménage servit de modèle aux associations conjugales les plus régulières du quartier des Gobelins.

Tous les samedis soir, on voyait M. H... et Mlle Laure parfumer de leur amour paradoxal l'avant-scène du théâtre de ce quartier ; ils donnaient ensemble le signal des applaudissements quand le père noble, moins suavement cravaté que M. Le Bargy, mais plus distingué d'ensemble, épousait l'ingénue, moins bien corsetée que Mlle Dudlay, mais plus sincèrement artiste. On les voyait aussi aux réunions dreyfusardes, écoutant M. de Pressensé, dont quelques barriques d'alcool ont jadis clarifié les cordes vocales ; mais y attendant vainement M. Joseph Reinach, lequel n'y a jamais risqué son faciès mignard. Dans ces assemblées, ils étaient remarquables par leur sagesse, pesant le pour et le contre de la question, évitant avec soin d'acclamer le militarisme, mais se défiant des arguties captieuses des juristes byzantins.

Or, M. H... avait grande raison de se défier des pantalons rouges ; car, si Laure partageait la modération de son goût pour les hauts personnages de l'État-Major, elle regarda, d'une prunelle plus favorable un sous-officier de cuirassiers, nommé Georges Grosbois.

À la caserne, on rappelait Fine Encolure ; c'est un svelte et vigoureux garçon, qui a la tête très au-dessus des épaules et les préjugés très au-dessous des pieds.

Vingt-trois ans, des yeux de cantinière aux manœuvres, des muscles d'Alcide, un appétit féroce de toutes les consommations gratuites. Les bouteilles de porto-blanc, de chartreuse verte, de tokay rouge se raréfièrent dans la cave du quincailler ; les caisses de cigares se renouvelaient tous les deux jours, aussi rapidement vidées qu'ouvertes ; Laure perdit son porte-monnaie à chaque sortie. L'argent du vieux s'écoulait : ce qui était venu par le fer battu s'en allait par le sabre vainqueur.

M. H... se dit alors qu'une fuite tarissait la maison ; il déclara à sa bonne que s'il manquait une goutte de liqueur dans sa cave ou une cigarette de la régie dans ses boîtes, il l'accuserait de vol devant les tribunaux. La servante répliqua que l'on prenait encore bien d'autres choses à Monsieur ; et, sans réfléchir à l'honneur de l'armée, elle dénonça le bénéficiaire galonné ; puis, dans une invective imagée, elle assimila l'ex-marchand de fourneaux à sa marchandise.

C'est ici que la stupidité amoureuse s'étale selon la loi éternelle ; le vieillard, malgré sa longue expérience, refusa de croire à l'indignité de son amie ; il avait vu des femmes de trente ans trahir des hommes de vingt-cinq, il avait blagué souvent ses collègues de la tôlerie sur leur candeur en galanterie, mais il se croyait personnellement invulnérable à la traîtrise féminine. Il congédia sa bonne.

Deux dimanches suivirent cette expulsion ; le théâtre des Gobelins offrit en matinée, une fois, l’École des Femmes et une fois Hernani (on joua d'ailleurs en prose ces deux œuvres), et M. H… eut des mots cruels pour Arnolphe et gouailleurs pour Ruy-Gomez.

Cependant, avant-hier soir, le quincailler, sorti à huit heures et un quart, et ayant prévenu qu'il ne rentrerait pas avant minuit, remonta à neuf heures dans sa maison. Il pénétra discrètement dans la chambre aux délires conjugaux, et il faillit succomber d'apoplexie en constatant que, dans son propre lit, siégeaient deux personnes qui ne discutaient pas l'affaire Dreyfus. Sur une chaise, un pantalon rouge mais vide était posé, les deux jambes tombant ironiquement sur des godillots inélégants. Sur la table de nuit, porto et biscuits.

— Misérable ! râla-t-il vers le lit.

— Des insultes ! fit dédaigneusement Fine Encolure.

— Vous, d'abord, qui êtes-vous ?

— Georges Grosbois, sous-officier de cuirassiers.

— Vous allez commencer par fiche le camp d'ici.

— Faudra voir.

Et, en quelques secondes, le mari battu et mécontent était terrassé. On ne le releva qu'après l'avoir enroulé dans les draps ; on le ligota après un fauteuil, on le coiffa cocassement d'un vieux bonnet ; on lui mit dans la main un balai de cuisine, et, comme il criait, un bâillon solidement serré arrêta ses plaintes au passage. Puis, en présence de ce factionnaire malgré lui, la douce Laure et le beau Georges recommencèrent à ne pas parler de l'affaire Dreyfus.

Ce spectacle involontaire fut-il pénible à M. H… ? pas moins certes que sa conclusion ; le militaire et la mignonne fracturèrent les meubles de l'appartement, et s’approprièrent toutes les liasses de titres et de billets de banque, au nez et au bâillon du quincailler immobilisé.

La nuit fut mauvaise pour M. H…

Quand on le délia, le matin, suffoqué de rage et d'étouffement, il se démaillotta des draps, s'habilla en lacérant ses vêtements, bondit chez le commissaire de police qui ne put que recueillir sa déposition et lui remettre certain petit volume, déjà classique intitulé : À combien l'amour revient aux vieillards.

GEORGE VANOR.

À lire également...

On arrête une bande de voleurs

1911

M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : le cordonnier violent avait tué avec un tranchet

1912

Le cordonnier Auguste Seigneur, âgé de vingt-huit ans, est un homme d'une extrême violence. Il comparaissait, hier, devant la cour d'assises de la Seine sous la double accusation d'homicide volontaire et de coups et blessures.

...


Porte d'Ivry

Un drame entre chiffonniers

1914

Parmi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

...


Porte d'Italie

Une fuite d'eau

1885

Grand émoi avant hier à la barrière d'Italie, parmi les personnes qui stationnaient dans le bureau de tramways faisant le service de Cluny à Bicêtre.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.

*
*     *

L'avenue de la Sœur Rosalie constitue l'embryon d'un boulevard qui devait faire pendant au boulevard de l'Hôpital et relier la Place d'Italie au boulevard de Port-Royal aux abords de la rue Saint-Jacques et du Val-de-Grace.

*
*     *

C’est en juillet 1938 que fut posée, par le Ministre Jean Zay, la première pierre du stadium universitaire qui allait prendre place à l’angle du boulevard Kellermann et de la porte de Gentilly et auquel le nom de Sébastien Charletty (1867-1945) à l'origine de la Cité Universitaire de Paris, fut donné.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026