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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Avenue des Gobelins

Drame de la jalousie

1905

Un drame provoqué par la jalousie a mis en émoi, hier soir, vers cinq heures, les habitants de l'avenue des Gobelins et plus particulièrement ceux de l'immeuble portant le numéro 45 de la rue Auguste-Blanqui.

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Quartier de la Maison-Blanche

Les crimes d'un alcoolique

1898

La rue des Malmaisons, inconnue de bien des Parisiens, est située avenue de Choisy, le long du chemin de fer de ceinture. À part quelques commerçants de détail, elle est habitée presque exclusivement par des ménages de chiffonniers.

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rue Nationale

L'Éboulement de la rue Nationale

1879

Le malheureux Ladame est mort.
Hier matin, samedi, à dix heures, les ouvriers qui travaillaient en haut du puits découvrirent les pieds de la victime. On appela, on cria : point de réponse. Le pauvre homme avait été étouffé.

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie

1897

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

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avenue des Gobelins

Boutique mise à sac

1896

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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Le drame du boulevard Masséna - 1882

Le drame du boulevard Masséna.

Le Figaro — 7 octobre 1882

Une effroyable tragédie, dont le dénouement n'est que trop prévu, met en ce moment en émoi les habitants de la partie du treizième arrondissement qui confine aux fortifications.

Il y a six semaines environ, une dame Goujeux, âgée de trente-cinq ans, demeurant avec son mari, 13, boulevard Masséna, près de la rue de Patay, était mordue par un petit chien de l'espèce dite « loulou », qu'elle avait depuis quelques années. Cette morsure ne paraissait d'abord avoir aucune gravité toutefois, se rappelant que le chien semblait très excité au moment où il l'avait ainsi blessée. Mme Goujeux conduisit l'animal chez un marchand de chiens de l'avenue d'Italie et l'y laissa.

La malheureuse femme ne pensait plus à cet incident lorsque, il y a huit jours environ, elle se sentit prise de frissons.

Elle continua sa besogne journalière, mais on ne tarda pas à remarquer qu'elle devenait morose et irascible. Son mari, avec lequel elle vivait dans la meilleure intelligence, lui fit diverses observations ; elle ne répondit que d'une manière évasive.

Il y a trois jours, le malaise s'accentua. Mme Goujeux perdit tout appétit et fut obligée de s'aliter ; elle eut bientôt des hallucinations et des crises violentes.

Le médecin qui fut appelé, M. le docteur P... crut reconnaître tous les symptômes de la rage néanmoins, devant la gravité du cas, il crut devoir s'adjoindre un confrère, M. le docteur F…

Les efforts et les soins des deux praticiens ne purent enrayer le mal.

L'avant-dernière nuit, la malade devint la proie d'un délire épouvantable ; elle se tordait sur son lit, écumait, et ses cris, d'une intensité effroyable, jetaient l'effroi dans tous les environs.

Mis au courant de la situation, M. Grillières, commissaire de police, se transporta au domicile des époux Goujeux et, sur l'avis des médecins, prescrivit le transport de la malheureuse jeune femme à l'hôpital de la Charité.

À trois heures et demie, hier, cette difficile opération a été exécutée elle a excité d'autant plus d'émotion parmi la foule amassée aux alentours de la maison, que le mari a tenu à accompagner sa pauvre femme et a pris place à côté d'elle, seul, dans le fiacre qui l'emportait.

M. et Mme Goujeux, mariés depuis dix ans, n'ont pas d'enfants ils exercent l'état de cordonnier pour des fabriques de Paris. Leur conduite est exemplaire.

Nous tiendrons nos lecteurs au courant des suites de ce triste incident.


Le Figaro — 7 octobre 1882

Nous avons fait prendre des nouvelles de Mme Goujeux, transportée à l'hôpital de la Pitié, et non à la Charité comme une erreur de plume nous l'a fait dire, à la suite de l'incident raconté hier à cette place. La nuit et la journée avaient été assez calmes. La malade reste en observation. Demain, sans doute, les médecins pourront se prononcer.

Mme Goujeux occupe le lit n° 5, dans la salle Grisolle. Elle est, comme on le pense bien, soigneusement surveillée.


Le Figaro — 9 octobre 1882

La malheureuse femme dont nous avons raconté la dramatique aventure, Mme Goujeux, a eu hier, à l'hôpital de la Pitié, trois accès de fureur des plus violents, qui ont nécessité l'emploi de la camisole de force et le transfert de la malade dans une petite pièce attenant à la salle Grisolle. Les médecins n'ont pu encore se prononcer sur l'état de la patiente.

À côté de la version que nous avons rapportée, d'après le témoignage de plusieurs personnes très liées avec les époux Goujeux, il en circule une autre que nous devons également mentionner. La dame Goujeux aurait bien été mordue par un chien, mais cet accident remonterait à plus d'un an. Quant aux accès qui ont rendu nécessaire le transport de la pauvre femme à la Pitié, ils seraient survenus à la suite d'une violente émotion éprouvée récemment par Mme Goujeux.

Quoi qu'il en soit, l'état de l'intéressante malade est des plus alarmants, et l'on .ne saurait encore se prononcer sur les suites probables de ce cas pathologique.

À lire également...

Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches

1908

Une scène sanglante, qui a eu pour épilogue la mort d'un homme, s'est déroulée, hier soir, rue de Tolbiac.

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Quartier de la Salpétrière

Le drame de la rue Jenner n°6

1893

Des cris déchirants, partant d'un logement du deuxième étage, mettaient eu émoi, hier, vers deux heures de, l'après-midi, les locataires de la maison portant le numéro 6 de la rue Jenner.

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Rue de l'Espérance

Un enfant mangé par un cheval

1884

Un épouvantable accident a eu lieu hier dans le quartier de la Butte-aux-Cailles.
Au numéro 14 de la rue de l'Espérance, habitent les époux Hugon ; ils ont trois enfants, deux petites filles de cinq et sept ans, et un garçon de quatorze ans, le petit Jean. Les époux Hugon vont acheter dans les environs de Paris des légumes qu'ils revendent à la Halle.

...


rue Coypel

Un violent incendie chez un marchand de couleurs

1911

Un violent incendie s'est déclaré ce matin vers onze heures, 10, rue Coypel, chez un marchand de couleurs, M. Mallet.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.

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La société des fourneaux de Saint-Vincent de Paul, le 5 novembre 1897 ouvraient, comme chaque année, ses fourneaux (au nombre de 26 en 1897) qui restèrent ouverts jusqu’au 30 avril 1898, tous les jours non fériés, de huit heures à onze heures du matin. Trois d'entre eux étaient situés dans le 13ème : 45 rue Corvisart, 35 rue de la Glacière et 87 bis rue Jenner.
Avec un bon de dix centimes, les malheureux recevaient une portion de pain, bouillon, viande, légumes, etc. enfin, de quoi se réconforter.
Ces établissements charitables étaient dirigés par les Sœurs.

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En 1887, Charles et Alphonse Sécheresse, tous deux domiciliés 13 passage du Moulinet et tous deux marchands de vinaigre, constituaient une société en nom collectif ayant pour objet le commerce de marchand de vinaigre et de conserves. Alphonse en deviendra le seul propriétaire à partir de 1891. Plus tard, il sera condamné pour mise en vente d'huile falsifiée.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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