Dans la presse...

 Après l'orage (1901)

Après l’orage

Le Figaro — 31 mai 1901

Dans la matinée d'hier, M. Lépine, préfet de police, et M. Laurent, secrétaire général de la Préfecture, ont parcouru ensemble, les bords de la Bièvre, qui ont le plus souffert de l'orage d'avant-hier, afin de se rendre compte de l'importance des dégâts.

La Bièvre : le bief des Cordelières

On sait que, dans le quartier de La Glacière, cette rivière est canalisée. A l'entrée de la Halle aux cuirs, elle entre dans un tuyau de 1 m. 75 environ de diamètre. La pluie torrentielle tombée dans l'après-midi d'avant- hier amena une crue subite qui, sur certains points, atteignit sept mètres de hauteur. Le tuyau de dégagement devint dès lors insuffisant, et la rivière déborda, envahissant les maisons voisines et pénétrant dans les ateliers peausseries et séchoirs de mégissiers situés sur ses rives et empiétant sur la largeur de son lit.

Cette inondation présentait un caractère de gravité d'autant plus grand, surtout par les chaleurs actuelles, que l'eau de la Bièvre est chargée de détritus et d'immondices et forme un limon infectieux qui s'était répandu dans tous les alentours.

Au cours de leur visite, MM. Lépine et Laurent, se sont rendu compte de l'urgence qu'il y avait à prendre des mesures d'assainissement. Ils ont fait aussitôt, prévenir le préfet de la Seine, auquel incombait le soin d'ordonner les travaux nécessaires.

Dès deux heures, M. Masson, directeur du service d'assainissement, a envoyé son personnel sur les lieux, pour commencer le nettoyage des maisons infectées, ainsi que celui de tous les objets, meubles ou vêtements, atteints par l'eau de la Bièvre. Depuis la veille, les pompiers étaient occupés à vider les caves inondées.

Après avoir exploré les bords de la Bièvre, MM. Lépine et Laurent, accompagnés de MM. Expert-Besançon, sénateur de la Seine et maire du treizième arrondissement, et Desplats, conseiller municipal du cinquième arrondissement, se sont rendus dans les rues de ces arrondissements où l'orage avait causé les plus grands ravages. Au cours de cette inspection générale, M. Lépine a distribué quelques premiers secours aux personnes particulièrement atteintes. Dans l'après-midi, M. Expert-Besançon a, fait envoyer des habits et du linge aux malheureux qui en manquaient. De son côté, M. Desplats se propose de demander au Conseil municipal le vote d'une somme suffisante pour venir efficacement en aide aux sinistrés.

Pour beaucoup de pauvres gens, l'orage a été une véritable catastrophe. Ils se trouvaient, hier matin, sans travail, sans logis, sans ressources.

La Préfecture de police a fait dresser la liste des immeubles qui ont été le plus endommagés.

Dans cette liste figure une maison de la rue de la Santé, appartenant au père de M. Millerand, ministre du commerce. Sont mentionnés comme menaçant ruine les immeubles suivants :

Onzième arrondissement. 1, Impasse Saint-Sébastien 35, rue du Chemin-Vert.

Treizième arrondissement. 151, boulevard d'Italie. -Les locataires des n° 155 et 157 ont dû déménager. Des dégâts importants sont signalés aux n° 101, 103 et 109 du même boulevard, ainsi qu'aux n° 5 et 9 de la rue de Bellièvre. Des bâtiments se sont effondrés aux n° 95 et 115 rue de La Glacière. On éprouve des craintes pour les n° 41, 43, 44 et 47 de la rue de la Colonie.

On frémit vraiment aux conséquences irréparables qu'eût entraîné le débordement de la Bièvre s'il s'était produit la nuit, alors que les riverains dormaient. On eût certainement compté de nombreuses victimes.

Il ppartiendra au Conseil municipal de s'occuper le plus tôt possible de la question de la Bièvre, de façon à éviter dans l'avenir un grand malheur.

Henri Petitjean.


Crues, inondations et débordements de la Bièvre

Les colères de la Bièvre (La République française, 1er juin 1901)

Crue de 1665

L'orage du 29 mai 1901

mai 1928 

Dans la presse...


Renseignement bien donné, circulation améliorée

Les boulevards qui font le tour de Paris ont été aménagés, élargis. De nombreux passages souterrains leur permettent d'éviter le croisement avec les routes nationales lorsqu'elles pénètrent dans la capitale. (1938)

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L’enterrement de Blanqui

Ce n'est qu'hier soir, à six heures, que l'administration des Pompes funèbres a été informée, par la mairie du treizième arrondissement, de l'heure officielle des obsèques de Blanqui et de la classe choisie par la famille, pour le corbillard et les tentures. (1881)

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Les obsèques de Blanqui

Dès neuf heures du matin, les employés des Pompes funèbres sont venus tendre la porte extérieure de la maison où est mort Blanqui, 25, boulevard d'Italie. Au milieu de la tenture se détache un écusson avec la lettre B. Il n'y a que très peu de monde encore sur le boulevard. Ce n'est que vers dix heures que l'on commence à arriver. (1881)

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Le point sur les travaux dans le 13e arrondissement

La transformation des anciens boulevards extérieurs, commencée l'année dernière sur la rive gauche, entre le quai de la gare et la place de l'ex-barrière d'Enfer, a été entreprise par les deux extrémités en même temps ; ces travaux sont terminés d'un côté jusqu'à proximité de la place d'Italie, et de l’autre jusqu'au boulevard d'Ivry, qu'on va transformer à son tour. (1864)

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Les anciens abattoirs de Villejuif

Séparé seulement par la largeur du boulevard de l’Hôpital de ce vieux quartier des Gobelins où l'on a fait de toutes parts de larges trouées d'air et de lumière, un mur nu, hideux, noirâtre, immense dans toutes ses proportions, se dresse, entourant un espace de vingt-huit mille mètres carrés. (1903)

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Saviez-vous que... ?

Dans son numéro du 19 mars 1872, le Petit Journal signalait à ses lecteurs la vaillante conduite d'une jeune fille-de douze ans, l'aînée de six enfants, dont la mère, demeurant rue Buot, 17, quartier de la Butte aux Cailles (13° arrondissement) était malade à ce moment.
Levée à trois heures du matin, elle allait travailler dehors et gagnait 1 fr. 50 c., pour nourrir toute la famille ; en rentrant de son ouvrage, elle soignait ses frères et sœurs comme l’aurait fait la meilleure des mères.

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En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer), ce fut M. Magne, architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.

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En aout 1939, l'effondrement provoqué des derniers immeubles de la Cité Jeanne d'Arc servit à tester la résistance des abris souterrains conçus par la défense passive.

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Le 14 juillet 1906, on pouvait aller en métro de la place d'Italie à la gare de Lyon sans changement.
A cette date, la ligne 5 se raccordait à la ligne Porte Maillot- Vincennes.

L'image du jour

La mairie du XIIIe

Le premier bâtiment de la Mairie en façade de la place d'Italie est dû à Paul-Henri Bonnet, architecte né en 1828, grand prix de Rome. Les travaux commenèrent en 1873. Bonnet les suivit jusqu'à sa mort en 1881. Des extensions de la mairie furent peu à peu constuites et elle occupa finalement, à la fin du XIXe siècle, tout le quadrilatère formé par la place d'Italie, l'avenue des Gobelins, la rue Philippe de Champaigne et le boulevard de l'Hôpital.