Éclairez S.V.P.

Paris — 3 décembre 1900

Depuis longtemps les habitants des quartiers Croulebarbe et de la Maison-Blanche réclamaient l’achèvement de la rue Auguste Lançon, pour pouvoir se rendre sans un long détour à la gare du Parc-Montsouris. Enfin, c’est fait !

Un exemple d'éclairage LevantA l'heure actuelle une rue traverse les terrains vagues avoisinant la gare de la Glacière. Mais, ce n’est pas suffisant d'avoir ouvert une rue, il faudrait encore la rendre praticable en l’éclairant.

Rien, pas même l'Éclairage Levant n'indique qu’un ravin de quatre ou cinq mètres de profondeur existe de chaque côté, à l’endroit où cette voie coupe la rue Brillat-Savarin.

De plus, dans ce quartier, où les joueurs de couteau sont moins rares que les agents, il est indispensable d’éclairer cette rue pour que des ouvriers partant matin et rentrant tard puissent passer en sécurité.

Au début du 20e siècle, de nombreuses rues de Paris ne bénéficiaient pas de l'éclairage au gaz et encore moins de l'éclairage à l'électricité. S'agissant de l'Eclairage Levant, dès que la nuit arrivait, un employé de la Société d’Éclairage Levant (dont le siège était à Paris, rue de Dunkerque, n° 59) venait descendre les lanternes, les allumait et les remontait à la hauteur réglementaire.
Dans une de ses chroniques "La vie drôle", Alphonse Allais mentionnait que l'éclairage Levant était ainsi nommé parce que la moindre brise suffisait à son extinction.


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Le nouveau Paris

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Les projets pour le XIIIe arrondissement

Le treizième arrondissement se compose, comme le douzième, d'une fraction de l'ancien Paris et d'une partie annexée. Cette dernière est comprise entre les anciens boulevards extérieurs, les rues de la Santé et de la Glacière, les fortifications et la Seine. La butte des Moulins, la butte aux Cailles et les bas-fonds de la Bièvre, en font une des régions les plus mouvementées de la zone suburbaine, et, par conséquent, une de celles qui présentent le plus d’obstacles à une viabilité régulière; de là, des tâtonnements et de longues études. (1863)

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Le viaduc de la Bièvre

On continue à s'occuper très sérieusement du tracé du chemin de fer de ceinture sur la rive gauche ; les études du pont à jeter sur la Seine et celles du viaduc dans la vallée de la Bièvre sont maintenant terminées. (1861)

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Une nouvelle Cour des Miracles

Vous ne connaissez pas le passage Moret, cela n'est pas surprenant, car, sauf ses malheureux habitants, leur conseiller municipal qui se débat comme un diable pour les secourir, chacun à l'envi les oublie. Chaque fois que les représentants de l'administration se souviennent de ce restant de l'Ile des Singes, c'est pour lui causer un dommage nouveau. (1925)

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Les pauvres et déplorables locataires de la ville de Paris, dans son domaine de l'Ile des Singes, partie dénommée sur la nomenclature le Passage Moret, vont apprendre avec joie que l'inondation de leurs taudis, par en haut, va cesser à bref délai. (1925)

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Dans le populeux quartier des Gobelins, il est un groupe de gens à qui l'on a mis le bonheur — bonheur relatif, d'ailleurs — à portée de la main, et qui se disputent au lieu de le cueillir sagement. Ces gens demeurent sous le même toit, 9, passage Moret, voie vétuste qui semble être restée dans le même état qu'au temps des mousquetaires. (1926)

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La Ville de Paris est parvenue à faire expulser les locataires

Les locataires n'étaient pas plutôt dans la rue que des démolisseurs se mettaient à l'ouvrage pour le compte d'un garage Renault qui fait procéder à des agrandissements.
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Que l'on démolisse les taudis, nids à tuberculose qui pullulent dans la « Ville-Lumière », nous n'y trouverons rien redire, au contraire ! Mais que sous prétexte d'assainissement, comme cela s'est produit passage Moret, on expulse, en 21 jours, au profit d'un garage, des malheureux que l’on a finalement « logés » dans des taudis sans nom, c'est un véritable scandale ! (1927)

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