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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Gare

La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc

1902

Nous n'avons point à faire ici la description de la cité Jeanne-d'Arc. On a dépeint à plusieurs reprises, dans ce journal, cette cour des Miracles moderne, avec ses masures sordides ses cloaques infects et sa population de miséreux, de toute sorte.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide

1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Quartier de la Gare

Le drame de la rue Clisson

1896

Au n° 46 de la rue Clisson habitent un clerc de notaire, M. Charles Grandjean, âgé de quarante ans, et une jeune femme, Mlle Marie de Valtesse, âgée de trente-cinq ans.

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Avenue des Gobelins

Mort subite

1895

On donnait hier Le Grand-Mogol au théâtre des Gobelins.
Pendant un entr'acte M. Léon Choumy ouvrier tanneur, âgé de trente ans, demeurant rue de Gentilly, proposa à un de ses amis, M. L..., de sortir pour prendre un bock.

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Boulevard de la Gare

Un coup raté

1891

L'avant-dernière nuit, vers trois heures du matin, une veuve Bricot, qui tient un garni 112, boulevard de la Gare, entendait tout à coup des cris provenant d'une chambre inoccupée de l'hôtel.

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Haustrate aux Assises -1907

Le drame de la cité Jeanne d'Arc

Haustrate aux Assises

Gil Blas ― 6 septembre 1907

La cour d'assises a eu hier l'écho d'un drame qui fit quelque bruit dans Paris, il y a quelques mois.

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :

— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

Le sous-brigadier crut avoir affaire à un fou ; il le conduisit néanmoins auprès de M. Yendt, commissaire de police, auquel l'inconnu raconta :

— Ce matin, je me promenais le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, lia conversation avec moi. Peu après, il m'expliqua qu'il était journalier, âgé de quarante-neuf ans, et qu'il s'appelait Jean Guérineau. Il me proposa d'aller déjeuner ensemble, ce que nous fîmes. Dans l'après-midi, il me proposa de le suivre dans son logement ; sans défiance j'acceptai. Mais à peine avait-il fermé la porte de sa chambre qu'il me fit des propositions malhonnêtes. Je refusai. Il s'emporta. Une discussion s'ensuivit au cours de laquelle, aveuglé par la colère, je saisis mon antagoniste à la gorge et je l'étranglai avec un foulard.

Le récit terminé, M. Yendt lui demanda son nom. Il refusa de le donner.

― Je ne révélerai mon nom à personne, n'insistez pas, ce n'est pas la peine. Peut-être que plus tard, devant le juge d'instruction je me déciderai à parler.

Mais à un inspecteur du commissariat, il consentit à dire qu'il s'appelait J. H.

Une heure après son arrestation, on conduisit  J. H. 1, cité Jeanne-d'Arc ; la porte de la chambre de Guérineau était fermée à clef.

― C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier ; je ne sais ce que la clef est devenue.

On fit chercher un serrurier qui fit sauter la porte ; l'inconnu n'avait pas menti ; le cadavre du journalier gisait sur le lit, étranglé.

Le lendemain, Le juge d'instruction Boucard procéda à l'interrogatoire du meurtrier qui, de suite, consentit à dévoiler son identité.

— Je suis fumiste de mon métier, dit-il, j'ai trente et un ans, je suis actuellement sans domicile et je me nomme Auguste-Joseph Haustrate.

Auguste-Joseph Haustrate, 31 ans, fumiste de son état.

Au cours de l'instruction, le sous-brigadier Mariton, qui avait arrêté Haustrate, déclara que l'inculpé s'était vanté à plusieurs reprises d'avoir fouillé le cadavre de Guérineau. Ce serait donc le vol qui serait le mobile du crime.

Haustrate, confronté avec le sous-brigadier, dit qu'il ne se souvenait de rien :

― J'étais fou et, de plus, en état d'ivresse.

Ici s'arrête ce roman qui semble extrait du rez-de-chaussée d'un journal populaire et il ne nous est permis ni de le commenter ni de donner le compte rendu des débats.

L'avocat général Lescouvé estimant que dans celle affaire, il pouvait être prononcé des paroles contraires aux bonnes mœurs, a demandé à la Cour de prononcer le huis-clos ; il est aisé de deviner les dessous mystérieux et répugnants de cette affaire.

Haustrate a été condamné à cinq ans de réclusion et dix ans d'interdiction de séjour.


A lire également

Les faits

L'identité de l'étrangleur

L'audition de l'agent Mariton

À lire également...

Avenue des Gobelins

Drame de l'alcoolisme

1903

M. Auguste Bazin, marchand de vins, établi avenue des Gobelins, voyait entrer, hier soir, Vers onze heures, dans son débit, un individu, qui ne lui parut pas être dans son état normal.

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Quartier de la Gare

Un mari qui tue sa femme

1897

Un brave égoutier, M. Pierre S... demeurant 27, rue Harvey, dans le quartier de la Gare, donnait, ces jours derniers, asile à sa nièce, une gamine, de seize ans et demi, Pauline Ohlmann, qui avait épousé, quelques mois auparavant, un charretier nommé Patural et l'avait quitté pour se soustraire à ses brutalités.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un joli monde

1893

Au n° 1 de la rue Tiers, à côté de la place d’Italie, existait un bouge des plus mal famés, connu sous le nom de la «Treille», et tenu par un individu du nom d'Hallaens, où se réunissaient tous les souteneurs et toutes les filles du quartier.

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Avenue des Gobelins

Mort subite

1895

On donnait hier Le Grand-Mogol au théâtre des Gobelins.
Pendant un entr'acte M. Léon Choumy ouvrier tanneur, âgé de trente ans, demeurant rue de Gentilly, proposa à un de ses amis, M. L..., de sortir pour prendre un bock.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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La statue de Jeanne d'Arc située boulevard Saint-Marcel est due au sculteur Émile-François Chatrousse renommé pour être représentatif de l'art du Second Empire.

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En aout 1939, l'effondrement provoqué des derniers immeubles de la Cité Jeanne d'Arc servit à tester la résistance des abris souterrains conçus par la défense passive.

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Fin décembre 1877, les travaux de la future rue de Tolbiac étaient dans un état d'avancement marqué.
Les immenses remblais qui faisaient face à la Butte-aux-Cailles et les déblais du côté de la rue d'Alésia étaient presque terminés.
Encore quelques jours, et les deux quartiers que séparait la vallée de la Bièvre seraient réunis. Restaient à exécuter et le rachat des différences de niveau des petites rues qui aboutissent à la voie nouvelle, et la mise en état de viabilité de la chaussée elle-même. À la hauteur de la rue du Moulin-des-Prés on avait construit une voûte qui enjambait cette voie.
Cette voute connue un temps comme le « pont des suicidés » fut enterrée en 1902 lors du relèvement de la rue du Moulin-des-Prés.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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