logo paris-treizeime.fr
UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

    plan 13e
  • Accueil
  • Lieux
  • Faits divers
  • Dans la presse
  • Les drames du 13e
  • Un jour dans le 13e
  • La Bièvre
  • Promenades
  • Littérature
  • Le 13e avant le 13e
  • Feuilleton
  • Plans

logo paris-treizeime.fr
Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

Logo P13

  • ACCUEIL
  • LIEUX
  • FAITS DIVERS
  • DANS LA PRESSE
  • UN JOUR DANS LE 13e
  • LA BIEVRE
  • PROMENADES
  • LITTÉRATURE
  • LE 13e AVANT LE 13e
  • FEUILLETON
  • PLANS

Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Au Vieux-Chène

Le drame de la rue Mouffetard

1875

On a eu beau abattre des maisons, renverser des quartiers, percer des boulevards, faire apparaître le soleil et la lumière dans des parties de Paris que jamais ils n'avaient visitées, on n'a pu détruire absolument le dernier asile vers lequel se réfugie, le soir venu, une population douteuse.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : Un soldat tire sur sa femme et la blesse mortellement

1908

Un drame conjugal s'est déroulé, hier soir, 245, rue de Tolbiac.

...


rue Duméril

Le meurtre de la rue Duméril

1895

Un nommé Émile Bitlebel, âgé de dix-neuf ans, demeurant rue du Château-des-Rentiers, avait séduit une jeune fille, Mlle Amélie R..., âgée de dix-huit ans, journalière, domiciliée rue de la Reine-Blanche.

...


rue Bourgon

Le retour des « Étrangleurs des Gobelins »

1894

>La fameuse bande des « étrangleurs des Gobelins » qui jeta la terreur, il y a cinq ans, dans le 13e arrondissement, semble vouloir recommencer la série de ses exploits.

...


rue Nationale

Le drame de la rue Nationale

1879

Un événement des plus dramatiques s'est produit hier matin au numéro 7 de la rue Nationale, près du boulevard de la Gare.

...

paris-treizieme.fr — La maison hantée ou les esprits « frappeurs »
Partager sur Twitter

La maison hantée ou les esprits « frappeurs »

Le Petit Parisien — 7 avril 1920
La rue de Patay en direction de la porte de Vitry. Le 87 est sur la droite.

C'est au 87 de la rue de Patay.

Là, dans un appartement, modeste de deux pièces encombré de meubles et de penderies — ce dernier détail a peut-être son importance — est installée, depuis plus d'une année, une famille composée du père, un sexagénaire, ébéniste, de sa belle-sœur qui fut infirmière, et de son jeune fils, âgé de seize ans, électricien. Braves gens qui avaient une excellente réputation dans le quartier. Mais, s'ils avaient l'estime des vivants, ils étaient, devenus tout à coup en butte aux facéties étranges de malins esprits…

Le 14 juillet dernier, cela commença par de singulières fantaisies sur les horloges et pendules. C'étaient toutes les aiguilles qui, tout à coup, rétrogradaient de trois heures. Puis une pendule elle-même qui trônait sur une cheminée disparut. On la retrouva dans le buffet, tapie sous un paquet de chiffons. Cela se compliqua bientôt de bris de verres, de tasses. Tandis que nos gens étaient à table, dans la salie à manger, au soir, des verres, venant de la cuisine, dont la porte était fermée, allant folâtrer un instant au plafond, tombèrent dans les assiettes pour s'y briser. On eût été frappé à moins. C'est à la nuit, vers neuf heures, que commençaient ces mystérieuses fantaisies, et elles se prolongeaient jusque vers dix, onze heures.

Les esprits, d'ailleurs, ne s'en tenaient pas là. Le père, le fils, à qui ils paraissaient particulièrement s'en prendre, recevaient tout à coup des coups envoyés par d'invisibles points. Couchés, ils recevaient des coups d'oreiller. D'autres fois, au contraire, les esprits, sans doute en de meilleures dispositions, leur passaient les mains d'une façon caressante sur la poitrine, « comme pour les masser », disaient-ils !... Ils affirment, d'ailleurs, avoir aperçu un bras, des bras, avec des mains fines et soignées… Des fois, ils ont voulu saisir ces étranges apparitions, mais un coup violent sur le poignet les arrêtait…

Puis, quand la séance est terminée, c'est une main qui leur prend la main encore en manière d’adieu… ou d'aurevoir. Un vrai film…

Et bien d'autres incidents en qui le mystère le dispute au pittoresque. C'est un œuf enfermé dans un placard qui s'échappe et vient s'écraser contre la glace. C'est une petite somme 200 francs, déposée un instant sur le buffet, qui s'évanouit, pour reparaître un mois plus tard' cousue dans la doublure du veston du vieil homme. Étrange !...

Mais écoutons le concierge de l'immeuble :

— Moi, je ne suis pas de ceux qui s'en laissent conter, monsieur. Et pourtant. Je disais à ma femme : « Tu es folle avec tes histoires... » Puis j'ai voulu en avoir le cœur net. Un soir, je suis monté chez ces gens. Je leur ai dit : « Ne vous occupez pas de moi, mangez... » Je m'installe. J'ai l’œil aux aguets partout. Une demi-heure se passe. Rien. Je commençais à triompher… « Parbleu ! ce sont des blagues… » Tout à coup, au moment où l'on venait de débarrasser la table, voilà celle-ci qui « part en promenade ». Je me lève. Et v'lan ! Un grand coup de poing dessus. Et je crie : « Si t'es un esprit, ça va bien, dis-nous une bonne fois ce que tu veux, et que cela finisse… » Mais la table ne s'arrête pas du coup.

Enfin elle se calme. Bon, je prends une chaise, je relève la toile cirée qui couvre la table, et je ne perds pas celle-ci de l'œil. Vingt minutes se passent. Soudain elle bondit sur moi, et je la reçois sur le ventre…

J'en avais assez vu pour être édifié. « II y a du mystère là-dedans, en effet » que j'avoue. Et, je m'apprête à sortir. Au moment où j'ouvre la porte, je sens quelque chose qui me passe près de la figure — si c'est un esprit, il vise mal — et, qui s'en va cogner contre le mur du palier en face. C'était une bobine de fil blanc, — cette malice !

Il y a un gardien de la paix qui habite la maison, je le convoque le lendemain, et nous emmenons avec nous deux témoins, deux commerçants voisins. Nous passons trois heures dans l'appartement. Première heure, rien. Les amis que j'avais amenés là commençaient à me regarder d'un air narquois. Soudain, voici un petit plat à barbe qui dégringole du plafond, cogne la suspension et s'écrase sur la table. L'agent dit : « Tout de même ! ... » Puis c'est une tasse qui, venant de la chambre voisine, s'en va ricocher sur un mur, tombe sur le bras de l'agent et se brise à terre, — ces esprits-là doivent avoir partie liée avec un marchand de vaisselle — les débris en étaient brûlants. J'étais accoudé sur le buffet. Monsieur, j'ai vu cela comme je vous vois. Voilà-t-il pas qu'un encrier dégringole de l'étagère, près de ma main, rebondit, saute sur la table, et roule sur le plancher…

Nous étions partis, suffisamment instruits, quand, encore sur le palier, et la porte refermée, nous entendons un brouhaha, un cri. Le pauvre homme de père venait de recevoir sur la tête un oignon, parti d'un placard fermé, et qui venait, en fin de course, de casser un carreau de la fenêtre…

Eh bien ! monsieur, il n'y a pas de doute, il y a là-dedans « du spirite » et du « médium ». On raconte... mais, n'est-ce pas, ce ne sont sans doute que des on-dit... qu'il y a dans la famille un parent avec lequel celle-ci est assez mal, et qui fait du spiritisme. Ces pauvres gens croient plutôt que ce sont des « morts » qui viennent ainsi troubler leur tranquillité et qui ont quelque chose à leur dire…

Entre nous, ils devraient bien, une bonne fois, raconter ce qu'ils ont dire. En attendant, les « victimes » ont décidé de s'adresser à une confrérie de spirites, pour essayer de percer le mystère… Il y a bien la police aussi… mais y verra-t-elle bien clair, dans cette affaire avec des êtres invisibles ?...

Et tout le quartier ne s'entretient que de la maison hantée. On vient de la place d'Italie et même de la Bastille pour la voir.

Mystère ou mystification ?...

M. B.


Sur la rue de Patay

Historique

La rue de Patay (695 mètres, entre le boulevard Masséna, et la rue de Domrémy, 25) fut ouverte par arrêté préfectoral du 21 novembre 1855, sous le nom de boulevard de Vitry. Elle faisait alos partie de la commune d'Ivry.

Par décret du 2 octobre 1865, elle reçut sa dénomination actuelle, à cause du voisinage de la place Jeanne-d'Arc, et en mémoire de la victoire que Jeanne remporta sur les Anglais de Talbot en 1429. (Petite histoire des rues de Paris, 1913)

En lien avec la rue de Patay

  • L'accident de la rue de Patay (1896)
  • Une maison qui se déplace (1897)
  • L'école de la rue de Patay (1897)

Faits-divers

  • Le drame de la rue de Patay (1892)
  • Le mystère de la rue de Patay (1901)
  • La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (Le Petit-Parisien, 7 avril 1920)
  • Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (Le Petit-Journal, 8 avril 1920)
  • La Maison « hantée » de la rue de Patay (La Lanterne, 8 avril 1920)

À lire également...

Un crédit néfaste

1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

...


Quartier de la Gare

Un meurtre rue Baudricourt

1904

La rue Baudricourt a été hier soir le théâtre d'un drame passionnel. Un nommé Armand Féler, journalier, a tué de deux coups de couteau un ouvrier serrurier, Napoléon Stevenotte.

...


Place Pinel

Pour guérir sa femme du mal de tête, un ivrogne lui fend le crâne à coup de hache

1935

Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

...


A la Glacière

L’affaire de la rue Robine

1893

La rue Robine a été, hier soir, le théâtre d’une bagarre sanglante qui a en pour mobile la jalousie.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

*
*     *

Le 26 février 1912 à midi cinq exactement, la chaudière du tramway n° 399, de la ligne Porte-d'Ivry-les Halles, explosait rue Gay-Lussac, à hauteur de la rue de l'Abbé-de-L'Epée. Ce grave et peu banal accident faisait onze victimes qui, heureusement, ne furent pas très grièvement blessées.

*
*     *

C'est le 11 juillet 1906 que le conseil municipal de Paris vota le transfert du marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital à Brancion, nouveau marché ouvert depuis 1904 à proximité des abattoirs de Vaugirard.

*
*     *

Peu avant sa démolition, le 18 avril 1897, le quotidien Le Matin décrivait ainsi la chapelle Bréa :
« La façade se compose d'un mur pignon percé, au rez-de-chaussée, d'une porte ogivale, et au-dessus de deux fenêtres également en ogive. Dans l'axe de la porte s'élève une tour quadrangulaire percée sur chacune de ses faces de deux baies ogivales munies d'abat-son et terminée par une flèche. Aux quatre angles se dressent de petits pyramidions.
Intérieurement, l'église ne renferme qu'une seule nef. Elle a été construite en pans de bois et de plâtre et n'offre aucun intérêt architectural. »

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

A propos de ce site

Mentions légales

Politique de confidentialité

Recherche


© paris-treizieme.fr 2010-2026