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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

On arrête une bande de voleurs

1911

M. Jouin, sous-chef de la Sûreté, était avisé, il y a une quinzaine de jours, par des commerçants du quartier des Gobelins, qu'un ouvrier, occupé dans une usine voisine, vendait à vil prix des liqueurs et notamment de l'absinthe.

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Quartier Croulebarbe

Amours séniles

1904

Subissant l'influence de l'été de la Saint-Martin, Paul Perrotel le « père Paul » comme on l'appelle dans le quartier des Gobelins bien qu'âgé de cinquante-huit ans, déclara sa flamme à une marchande de pommes de terre frites de la rue de Tolbiac, Louise Fléchel, qui compte, elle, cinquante-cinq ans.

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rue du Chevaleret

Rue du Chevaleret : On découvre, dans un terrain vague le corps, horriblement mutilé d'un inconnu...

1938

L'infortuné, qui a, croit-on, été assassiné, a été à moitié dévoré par les rats et car les chiens.

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LE 13e AVANT LE 13e

Une panique

1854

Un honnête commissionnaire, le nommé Pierre T…, s’était rendu hier, après son travail de la journée, à la barrière des Deux-Moulins, pour y faire son repas, arrosé de petit bleu à 30 centimes le litre.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Drame de la rue Auguste-Lançon

1897

Une tentative d'assassinat avec préméditation a été commise hier soir, rue Auguste-Lançon, dans le quartier de la Maison Blanche. Un nommé Albert Villey, âgé de vingt-cinq ans, a lardé de coups de couteau un cordonnier, M. Charles Sander, âgé de trente-cinq ans.
C'est la vengeance qui a provoqué ce drame, dont voici les détails...

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paris-treizieme.fr — Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay
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Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay

N'y aurait-il pas, dans l'appartement hanté un élève de Robert Houdin ?

Le Petit Journal — 8 avril 1920

Une foule compacte dans une rue, coupant complètement la circulation ; des cris, des éclats de rire ; que se passe-t-il ?

C'est la maison « hantée », tout simplement ; oui, la maison hantée, car il en est une, à Paris même, 87, rue de Patay derrière la place d'Italie.

La rue de Patay en direction de la porte de Vitry. Le 87 est sur la droite.

Au troisième étage de cet immeuble, dans un petit logement composé de d'eux, pièces, d'une entrée et d'une cuisine, demeurent depuis de longues années de très braves gens, M. Joly, ébéniste, son fils, le jeune Georges, âgé de 16 ans, et la tante de ce dernier, Mlle Gréglois, infirmière à la Maternité. Très estimés de tous leurs, voisins, — voici plus de 45 ans qu'ils habitent le quartier, — cela ne les empêche pas d'être « possédés des esprits ». Depuis le 14 juillet dernier, c'est la date de la première manifestation « surnaturelle » ; presque chaque soir, meubles, assiettes, tasses à café, légumes, billets de banque et autres objets se livrent, dans l'appartement, à la sarabande la plus effrénée qu'on puisse imaginer. Des tasses sortent toutes seules du placard où elles sont rangées et tombent à terre non sans avoir été se promener au plafond, des tables se « précipitent » sur les personnes présentes qui s'enfuient épouvantées, des oignons viennent s'écraser sur la tête du pauvre ébéniste qui supplie le démon de ne plus le persécuter.

C'est qu'en effet, le pauvre homme ne sait plus que faire pour empêcher les « esprits » de briser son mobilier et sa vaisselle, et, au prix où sont les assiettes !...

De plus, le malheureux ne dort plus ; les « esprits » le poursuivent jusque dans son lit où des mains viennent le caresser ou le frapper. M. Joly ne peut plus garder un oreiller ni un édredon sans que des bras se glissent à l'intérieur pour le torturer.

Longtemps l'ébéniste cacha ses souffrances, mais les « esprits » devenant de plus en plus méchants, M, Joly finit par demander le secours de ses voisins et amis. Un marchand de journaux, un chauffeur, un débitant de vins, jusqu'à un gardien de la paix, M. Thiss, pénétrèrent dans le logement et constatèrent « les étranges manifestations des esprits ».

Finalement, l'histoire se répandit, tout le quartier ne parla plus que de cela ; on alla chercher des « médiums », une « comtesse », rien n'y fit. Les « esprits » continuèrent.

Hier, on attendait de « grandes démonstrations » de leur part, et une véritable foule se rassembla devant la maison, à tel point que l'officier de paix de l'arrondissement dut envoyer une escouade d'agents pour protéger l'immeuble dans lequel les curieux voulaient pénétrer de force.

Dans la foule les réflexions allèrent leur train, les uns accusaient la concierge, les autres le propriétaire, de se livrer aux exploits prêtés aux « esprits » et, dans la soirée des pierres furent lancées contre la maison que les agents eurent grand-peine à dégager.

Enfin, vers neuf heures, l'officier de paix arriva avec son inspecteur principal et un de ses amis. Ils montèrent dans l'appartement « hanté » où, toute la famille de M. Joly, au moins dix ou douze personnes, était réunie.

Tout en questionnant M. Joly et Mlle Gréglois, ils ne quittèrent pas une seconde du regard, le jeune Georges, aux troublants yeux bleus et, coïncidence curieuse, aucune manifestation « surnaturelle » ne se produisit.

L'officier, de paix attendit plus d'une heure ; à plusieurs reprises, le jeune Georges s'approcha du placard d'où les tasses sortent toutes seules, mais les regards des policiers pesaient sur lui, et les tasses restèrent à leur place. Par contre, l'apprenti électricien ne put réprimer quelques signes évidents d'inquiétude.

Enfin, à 10 heures, l'officier de paix s'en alla concluant que les « esprits » avaient peur de la police.

Peut-être que si Robert Houdin allait dans l'appartement « hanté » y trouverait-il un élève digne de lui.



Sur la rue de Patay

Historique

La rue de Patay (695 mètres, entre le boulevard Masséna, et la rue de Domrémy, 25) fut ouverte par arrêté préfectoral du 21 novembre 1855, sous le nom de boulevard de Vitry. Elle faisait alos partie de la commune d'Ivry.

Par décret du 2 octobre 1865, elle reçut sa dénomination actuelle, à cause du voisinage de la place Jeanne-d'Arc, et en mémoire de la victoire que Jeanne remporta sur les Anglais de Talbot en 1429. (Petite histoire des rues de Paris, 1913)

En lien avec la rue de Patay

  • L'accident de la rue de Patay (1896)
  • Une maison qui se déplace (1897)
  • L'école de la rue de Patay (1897)

Faits-divers

  • Le drame de la rue de Patay (1892)
  • Le mystère de la rue de Patay (1901)
  • La maison hantée ou les esprits « frappeurs » (Le Petit-Parisien, 7 avril 1920)
  • Des « esprits » persécutent une famille rue de Patay (Le Petit-Journal, 8 avril 1920)
  • La Maison « hantée » de la rue de Patay (La Lanterne, 8 avril 1920)

À lire également...

En sortant du théâtre

1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

...


Un bien triste individu

1895

Les gardiens de la paix Déom et Métayer étaient de service l'avant-dernière nuit, vers trois heures et demie, dans la rue du Moulin-des-Prés, lorsque les cris « Au secours ! à l'assassin ! » poussés par une voix de femme, retentirent soudain dans la rue Gérard.

...


Quartier de la Gare

Un duel à l'américaine

1895

Une scène qui rappelle les mœurs américaines s'est déroulée hier, rue du Château-des-Rentiers, non Ioin du bureau de M. Bolot, commissaire de police, dans les circonstances suivantes ...

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Butte-aux-Cailles - Cour des artistes

Un agent égorgé d'un coup de couteau par un apache qu'il voulait arrêter

1931

À deux pas du boulevard Auguste-Blanqui, dans le treizième arrondissement, sur le flanc de la Butte-aux-Cailles, s'ouvrent sur la gauche en venant de la place d'Italie, une série de ruelles étroites, tortueuses et chaotiques, qui portent ironiquement, semble-t-il, le nom de rue.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

C’est en juin 1890 que la rue de Lourcine, rue traversant les 5e et 13e arrondissements, existant depuis le XIIe siècle et rendue célèbre par Eugène Labiche par sa pièce de théâtre représentée pour la première fois en 1857, changea de nom pour devenir la rue Broca, anthropologue et chirurgien. Cette modification souleva quelques protestations notamment de la part de Henri Wallon. En décembre 1944, la partie de la rue Broca, été comprise entre le boulevard Arago et la rue de la Santé prit le nom de Léon-Maurice Nordmann, avocat et résistant français, fusillé en 1942 dans la forteresse du Mont-Valérien, en conservant la numérotation de la rue Broca.

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C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.

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C’est en 1864 que les rue et place de l’Église de la partie de la commune d’Ivry rattachée à Paris pour constituer le quartier de la Gare reçurent le nom de rue et place Jeanne d’Arc. Les noms de Lahire, Xaintrailles et Dunois furent dans le même temps donnés à d’autres voies du quartier.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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