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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Avenue de Choisy

Rivalité d'amour

1895

Combat de dames dans un bal public de l'avenue de Choisy
Jeanne J... est une bonne petite fille qui, lorsqu'elle a pris un amant, ne veut pas qu'il se fatigue à travailler.

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Quartier de la Gare

La pègre

1907

Un cocher, M. Louis Bodard, demeurant 5, rue Nationale, attendait, près de sa voiture, hier après-midi, rue du Château-des-Rentiers, à la hauteur du numéro 108, la sortie d'un client.

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Quartier de la Maison-Blanche

Un mort et deux blessés au cours d'une bataille sur la zone

1932

Une véritable bataille rangée a mis hier soir en émoi la zone annexée au treizième arrondissement. Rue Blanqui, dans une baraque, vivant depuis quelques années René M... et son amie, Florence T..., née R...

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Boulevard Kellermann

Maison inondée

1903

Un mécanicien demeurant au rez-de-chaussée, dans une maison de la rue du Moulin-de-la-Pointe, nommé Michel Leroy, dormait tranquillement aux côtés de son épouse, lorsque...

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avenue des Gobelins

Boutique mise à sac

1896

M. Chevallier, horloger-bijoutier, établi 40, avenue des Gobelins, à côté du poste de police, fait actuellement ses treize jours à Chartres.

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paris-treizieme.fr — Le drame de la Glacière

Le drame de la Glacière

Cinq victimes

Le Petit Parisien — 21 mai 1893

Un drame qui a coûté la vie à cinq personnes s'est déroulé, hier matin, 107, rue de la Glacière. À cette adresse habitaient depuis onze ans les époux Coupé, marchands de vins ; le mari était âgé de quarante-huit ans et la femme de cinquante.

La rue de la Glacière vue de la rue de Tolbiac
Le 107 est au fond à droite.

Ils avaient eu jusqu'à neuf enfants, mais n'avaient pu en conserver que trois : Georges. Albertine et Charlotte, âgés de quatorze, treize et huit ans. Georges était devenu aveugle, il y a six mois, à la suite d'une maladie.

Leur débit était situé au rez-de-chaussée et leur logement au premier étage ; ils payaient, pour le tout, au propriétaire de la maison, un loyer annuel de francs.

Les courses

Les époux Coupé adoraient leurs enfants ; et ils vécurent longtemps heureux.

Mais, il y a quelques années, l'établissement fut, on ne sait pour quelle cause, déserté par de nombreux clients ; et, dès lors la gêne se fit sentir dans le ménage.

Pour faire honneur à sa signature et élever sa famille, le commerçant songea à demander au jeu l'argent qui lui manquait et fréquenta les champs de courses.

Parfois heureux, plus souvent malheureux, il en vint à ne plus compter que sur ses gains du jeu ; et, ses derniers clients l'abandonnèrent.

Depuis dimanche il avait perdu des sommes relativement considérables qu'il possédait, ou même croit-on qu'il avait empruntées pour la circonstance.

Des traites devaient lui être présentées incessamment, et il se voyait dans l'impossibilité absolue de les payer.

Alors, lui, le commerçant jusque-là intègre s'affola à la pensée que sa signature allait être protestée.

Pour échapper à ce qu'il considérait comme une honte, il médita un épouvantable crime.

Le drame

La scène tragique a pu être reconstituée. Coupé persuada à sa femme qu'ils n'avaient plus qu'à se suicider et qu'ils devaient entraîner avec eux dans la mort leurs pauvres enfants. Avant-hier soir, les époux Coupé fermèrent leur débit à l'heure habituelle.

Georges, Charlotte et Albertine étaient restés auprès de leurs parents dans cette soirée suprême, tout étonnés qu'on ne les envoyât pas plus tôt dans leur chambre.

Vers onze heures, pourtant, toute la famille monta.

Les époux Coupé firent boire aux petits malheureux, qui ne devaient plus se réveiller, un puissant narcotique, puis redigèrent une courte lettre pour justifier leur suprême résolution: Depuis longtemps, déclaraient-ils, nous luttons contre le sort et les mauvaises affaires. Nous n'avons plus de travail. Nous avons des dettes et beaucoup de frais. Ne voulant pas être mis en faillite et avoir à souffrir de la faim, nous avons pris la résolution de mourir et de faire mourir nos enfants avec nous.

Nous demandons à être enterrés tous les cinq côte à côte.

Nous désirons ne pas être transportés à la Morgue.

Adieu !... Adieu ! et pardon.

Signé Femme Coupé.

Prière de remettre mes bijoux et mes vêtements à ma sœur.

Il nous reste 372 fr. 65 qui serviront pour nos funérailles.

Signé Coupé.

Elle dut paraître bien longue aux époux Coupé cette nuit passée dans les larmes et les regrets, près des enfants qui dormaient leur dernier sommeil.

La résolution farouche qu'ils avaient prise était pourtant irrévocable.

Coups de revolver

Hier matin, vers huit heures, quatre détonations retentissaient dans la maison.

La concierge, Mme Launé, les entendit, et, très étonnée déjà parce que le débit n'était pas encore ouvert, elle éprouva la plus vive inquiétude.

Après s'être concertée avec un voisin, M. Savin, boulanger, elle se rendit, boulevard d'Italie, chez M. Siadoux, commissaire de police du quartier.

Ce magistrat se transporta aussitôt 107, rue de la Glacière, accompagné d'un serrurier.

Le débit fut ouvert.

Un escalier en colimaçon conduit à la salle de billard où se trouve la porte donnant accès au logement.

On frappa d'abord sans pouvoir obtenir de réponse

— Ouvre donc, Coupé, s'écria alors M. Savin.

Mais, au même moment, une nouvelle détonation retentissait.

M. Siadoux donna alors l'ordre de fracturer la porte et on put pénétrer dans le logement. Dans la première pièce, un spectacle poignant s'offrit aux regards.

Coupé gisait à terre dans une mare de sang ; il tenait encore dans la main droite le revolver avec lequel il venait de se tirer une balle dans la tête.

Un peu plus loin, sur un lit de fer, était étendu le corps de Mme Coupé, la tempe trouée d'une balle.

Dans la pièce voisine, servant de chambre à coucher aux enfants, Georges et Albertine gisaient dans leur lit, frappés eux aussi d'une balle à la tempe droite ; une large tramée de sans avait rougi les draps et les couvertures. Charlotte, l'aînée des enfants, était accroupie dans sa couchette, cachant sous l'oreiller sa tête fracassée d'une balle. Le magistrat, le boulanger et le serrurier reculèrent d'abord épouvantés, muets d'horreur. Tous pourtant n'avaient pas succombé, la jeune Charlotte vivait encore, et son père, qui s'était tiré la dernière balle de son revolver en entendant la voix de son voisin, poussait de faibles gémissements.

Georges et Albertine étaient morts; leur mère, elle aussi avait cessé de vivre.

Les cadavres furent laissés d'abord à l'endroit même où le drame s'était déroulé mais dans la soirée on les transporta à la Morgue.

Quant aux blessés, ils sont soignés à l'hôpital Cochin.

À la dernière heure l'état de Charlotte était jugé désespéré mais on conservait l'espoir de sauver Coupé.

Celui-ci est gardé à la disposition de la Justice.

Toute la journée une foule considérable a stationné devant la maison qu'habitait l'infortunée famille, commentant le tragique évènement.

 


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Quartier Croulebarbe

Un scélérat

1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

...


Quartier de la Salpêtrière

Une tragédie passage Doré

1908

Non loin de l'emplacement où s'ouvrira bientôt le nouvel hôpital de la Pitié, dans le treizième arrondissement de Paris, se trouve une petite cité ouvrière, le passage Doré, qui forme le prolongement de la rue Louis-Français et qui vient aboutir rue Jenner.

...


Le mystère du boulevard Masséna

1894

Celui-ci leur dit qu'en effet, la veille au soir, vers 9 heures 1/2, une dame, répondant au signalement donné, lui avait demandé son chemin pour aller boulevard Masséna, numéro 15, mais qu'il ne l'avait plus revue. Ces messieurs suivirent le boulevard Masséna, où ils cherchèrent en vain le numéro 15, qui n'existe pas.

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Quartier de la Gare

La guerre de Troie

1897

La belle Hélène a allumé la guerre de Troie : Émilie Charvoit, vingt-cinq ans, dite « Petit Rata », a été la cause initiale d'une véritable bataille rangée qui a eu lieu hier à minuit, passage Débille, entre la rue Nationale et la rue du Château-des-Rentiers.

...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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En 1890, le quartier Croulebarbe comptait deux maisons de tolérance, celle de Mme Rouau au 9 boulevard d'Italie et celle de Mme Turquetil au 11 du même boulevard. Le quartier Maison-Blanche n'en comptait aucune.

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C'est le 11 juillet 1906 que le conseil municipal de Paris vota le transfert du marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital à Brancion, nouveau marché ouvert depuis 1904 à proximité des abattoirs de Vaugirard.

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Le 30 novembre 1930, la course des livreurs de charbon organisée place d’Italie avec le soutien de la Brasserie Rozès fut remportée par M. Lecomte (sac de 50 kilogrammes).

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
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  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
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  • Chiffons et chiffonniers
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  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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