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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Sur les bords de la Bièvre

1874

Il y a entre la place d'Italie et le parc de Montsouris, tout un quartier inconnu plus étranger aux Parisiens, que la Sibérie ou la Chine. Les rues y sont irrégulières, montueuses, peu ou mal pavées, absolument privées de gaz. À peine, la nuit, de distance en distance, la lueur fumeuse d'un antique réverbère, perce-t-elle le brouillard de la Bièvre, qui y roule sinueusement ses eaux puantes et noires.

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Je disparaîtrai sans donner d'ennui à personne », avait dit le professeur

1938

Hier matin, Mme Hugon, qui possède, rue du Chevaleret, un « Café-restaurant-blanchissage », entre dans le terrain vague attenant à sa maison.

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Quartier de la Gare

Un chien trop intelligent

1873

Un peintre qui aurait la bonne fortune de se trouver sur le quai de la Gare à l'heure de la promenade de la famille Follet, y trouverait assurément le sujet d'un croquis gracieux.

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Quartier de la Gare

Le meurtre de la rue des Chamalliards

1887

Ce crime horrible a produit, dans ce quartier si populeux, une émotion des plus vives.
Les époux Madelenat habitaient rue des Chamaillards, 80, depuis quelques mois seulement.
Le mari, Charles-Émile Madelenat, était âgé de trente-et-un ans ; sa femme. Marie Désirée Ticquet, avait le même âge que lui.

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Quartier de la Maison-Blanche

La guerre à propos d’œufs de Pâques

1897

« Les œufs, les beaux œufs de Pâques », criait, hier, vers onze heures et demie, d'une voix tonitruante et qui remplissait l'avenue d'Italie, un marchand ambulant. Il poussait devant lui une petite voiture, où reposaient sur un lit de mousse des œufs de Pâques de toutes les dimensions, les uns, en sucre, tout blancs, les autres, en chocolat, d'un brun foncé le plus appétissant du monde.

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paris-treizieme.fr — Le drame de la Glacière

Le drame de la Glacière

Cinq victimes

Le Petit Parisien — 21 mai 1893

Un drame qui a coûté la vie à cinq personnes s'est déroulé, hier matin, 107, rue de la Glacière. À cette adresse habitaient depuis onze ans les époux Coupé, marchands de vins ; le mari était âgé de quarante-huit ans et la femme de cinquante.

La rue de la Glacière vue de la rue de Tolbiac
Le 107 est au fond à droite.

Ils avaient eu jusqu'à neuf enfants, mais n'avaient pu en conserver que trois : Georges. Albertine et Charlotte, âgés de quatorze, treize et huit ans. Georges était devenu aveugle, il y a six mois, à la suite d'une maladie.

Leur débit était situé au rez-de-chaussée et leur logement au premier étage ; ils payaient, pour le tout, au propriétaire de la maison, un loyer annuel de francs.

Les courses

Les époux Coupé adoraient leurs enfants ; et ils vécurent longtemps heureux.

Mais, il y a quelques années, l'établissement fut, on ne sait pour quelle cause, déserté par de nombreux clients ; et, dès lors la gêne se fit sentir dans le ménage.

Pour faire honneur à sa signature et élever sa famille, le commerçant songea à demander au jeu l'argent qui lui manquait et fréquenta les champs de courses.

Parfois heureux, plus souvent malheureux, il en vint à ne plus compter que sur ses gains du jeu ; et, ses derniers clients l'abandonnèrent.

Depuis dimanche il avait perdu des sommes relativement considérables qu'il possédait, ou même croit-on qu'il avait empruntées pour la circonstance.

Des traites devaient lui être présentées incessamment, et il se voyait dans l'impossibilité absolue de les payer.

Alors, lui, le commerçant jusque-là intègre s'affola à la pensée que sa signature allait être protestée.

Pour échapper à ce qu'il considérait comme une honte, il médita un épouvantable crime.

Le drame

La scène tragique a pu être reconstituée. Coupé persuada à sa femme qu'ils n'avaient plus qu'à se suicider et qu'ils devaient entraîner avec eux dans la mort leurs pauvres enfants. Avant-hier soir, les époux Coupé fermèrent leur débit à l'heure habituelle.

Georges, Charlotte et Albertine étaient restés auprès de leurs parents dans cette soirée suprême, tout étonnés qu'on ne les envoyât pas plus tôt dans leur chambre.

Vers onze heures, pourtant, toute la famille monta.

Les époux Coupé firent boire aux petits malheureux, qui ne devaient plus se réveiller, un puissant narcotique, puis redigèrent une courte lettre pour justifier leur suprême résolution: Depuis longtemps, déclaraient-ils, nous luttons contre le sort et les mauvaises affaires. Nous n'avons plus de travail. Nous avons des dettes et beaucoup de frais. Ne voulant pas être mis en faillite et avoir à souffrir de la faim, nous avons pris la résolution de mourir et de faire mourir nos enfants avec nous.

Nous demandons à être enterrés tous les cinq côte à côte.

Nous désirons ne pas être transportés à la Morgue.

Adieu !... Adieu ! et pardon.

Signé Femme Coupé.

Prière de remettre mes bijoux et mes vêtements à ma sœur.

Il nous reste 372 fr. 65 qui serviront pour nos funérailles.

Signé Coupé.

Elle dut paraître bien longue aux époux Coupé cette nuit passée dans les larmes et les regrets, près des enfants qui dormaient leur dernier sommeil.

La résolution farouche qu'ils avaient prise était pourtant irrévocable.

Coups de revolver

Hier matin, vers huit heures, quatre détonations retentissaient dans la maison.

La concierge, Mme Launé, les entendit, et, très étonnée déjà parce que le débit n'était pas encore ouvert, elle éprouva la plus vive inquiétude.

Après s'être concertée avec un voisin, M. Savin, boulanger, elle se rendit, boulevard d'Italie, chez M. Siadoux, commissaire de police du quartier.

Ce magistrat se transporta aussitôt 107, rue de la Glacière, accompagné d'un serrurier.

Le débit fut ouvert.

Un escalier en colimaçon conduit à la salle de billard où se trouve la porte donnant accès au logement.

On frappa d'abord sans pouvoir obtenir de réponse

— Ouvre donc, Coupé, s'écria alors M. Savin.

Mais, au même moment, une nouvelle détonation retentissait.

M. Siadoux donna alors l'ordre de fracturer la porte et on put pénétrer dans le logement. Dans la première pièce, un spectacle poignant s'offrit aux regards.

Coupé gisait à terre dans une mare de sang ; il tenait encore dans la main droite le revolver avec lequel il venait de se tirer une balle dans la tête.

Un peu plus loin, sur un lit de fer, était étendu le corps de Mme Coupé, la tempe trouée d'une balle.

Dans la pièce voisine, servant de chambre à coucher aux enfants, Georges et Albertine gisaient dans leur lit, frappés eux aussi d'une balle à la tempe droite ; une large tramée de sans avait rougi les draps et les couvertures. Charlotte, l'aînée des enfants, était accroupie dans sa couchette, cachant sous l'oreiller sa tête fracassée d'une balle. Le magistrat, le boulanger et le serrurier reculèrent d'abord épouvantés, muets d'horreur. Tous pourtant n'avaient pas succombé, la jeune Charlotte vivait encore, et son père, qui s'était tiré la dernière balle de son revolver en entendant la voix de son voisin, poussait de faibles gémissements.

Georges et Albertine étaient morts; leur mère, elle aussi avait cessé de vivre.

Les cadavres furent laissés d'abord à l'endroit même où le drame s'était déroulé mais dans la soirée on les transporta à la Morgue.

Quant aux blessés, ils sont soignés à l'hôpital Cochin.

À la dernière heure l'état de Charlotte était jugé désespéré mais on conservait l'espoir de sauver Coupé.

Celui-ci est gardé à la disposition de la Justice.

Toute la journée une foule considérable a stationné devant la maison qu'habitait l'infortunée famille, commentant le tragique évènement.

 


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Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café

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Une femme aux fers

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Avant-hier, vers sept heures au matin, un gardien de la paix de service rue Lahire (13e arrondissement), entendit des cris d'angoisse et la voix d'une jeune femme l'appelant de la fenêtre du premier étage d'une maison située dans l'impasse de la Cerisaie.

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Marché des Gobelins

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Une association de jeunes maraudeurs, exploitant le treizième arrondissement, était activement recherchée, lorsqu’on sut que plusieurs de ses membres s’étaient introduits dans les caves du marché des Gobelins...

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Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.

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La rue Ernest-et-Henri-Rousselle, ouverte vers 1910 mesure 12 mètres de large sur 102 mètres de long. Le nom d'Henri fut adjoint à celui d'Ernest en 1930.

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En 1852, il fut envisagé de créer un cimetière pour les hôpitaux et les hospices dans la plaine d’Ivry à la sortie de la barrière de Fontainebleau. Ce cimetière figura quelques temps sur les plans édités à cette époque sous le nom de cimetière du Sud-Est.

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
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ACCES PAR NOM

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LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
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  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
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VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
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