Dans la presse...

 LA CRUE PERSISTE

La crue persiste

L'hiver 1909-1910 bat le record de la pluie

Le Matin - 27 février 1910
Rue Watt - février 1910

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. Toutefois il convient de faire à ce sujet les plus expresses réserves en raison de la persistance du mauvais temps.

Dans la traversée de la capitale, la situation reste stationnaire. Cependant, dans le treizième arrondissement, l'eau monte rue Watt, ainsi que dans le seizième arrondissement, rue Narcisse-Diaz et quai d'Auteuil. Une profonde excavation s'est produite rue Letellier, en face du numéro 39 ; une autre sur le terre-plein de l'île des Cygnes, près de la passerelle de Passy. Un des pontons des bateaux parisiens de la station de Grenelle, rive gauche, a subitement coulé, par suite d'une voie d'eau, au cours de la nuit dernière.

Dans l'avenue Montaigne l'eau remonte.

D'autre part, le Métropolitain a remis en service hier In ligne numéro 5, Gare du Nord-Place d'Italie, et sur la ligne numéro 1- le service fonctionne- normalement entre la porte Maillot et les Champs-Élysées.

Au Bureau central météorologique, M. Angot est légèrement soucieux.

— Une nouvelle dépression est apparue ce matin, nous dit-il, sur les lies Britanniques, où le baromètre marque 739 millimètres.

En France, des pluies sont encore probables, avec temps doux.

» Même s'il ne pleuvait plus jusqu'au 1er mars, hypothèse bien invraisemblable, l'hiver actuel (décembre 1909, janvier et février 1910) prendra, pour la quantité de pluie, le numéro 1 dans la série des quarante années il a déjà dépassé ceux de 1879 et de 1900, qui venaient ex aequo en tête de la liste. Il nous en reste encore six à dépasser dans le siècle (de 1811 à 1910), et on peut être presque sûr que cela sera fait pour deux ou trois mais j'espère, pour nous tous, que l'hiver actuel restera encore, pour la pluie, en dessous de ceux de 1811; 1834 et 1860.

» Quant il la température, l'anomalie sera certainement beaucoup moindre, et rien que depuis soixante ans il y a au moins six hivers qui ont été plus chauds que celui-ci tous pluvieux, bien entendu. II est malheureusement impossible de rassurer vos lecteurs .pour l'avenir.

Saviez-vous que ...

La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.

L'image du jour

Abattoirs de Villejuif, boulevard de l'Hôpital

Vu dans la presse...

1908

Explosion à la raffinerie Say

Les deux mille quatre cents ouvriers de la raffinerie Say, 123, boulevard de la Gare, étaient en plein travail, hier matin, vers huit heures et demie, lorsqu'une explosion formidable se produisit dans l'atelier central, d'une superficie de quatre cents mètres carrés ; il y a là sept étages superposés au-dessus du sol et trois galeries souterraines où des hommes, des femmes, des jeunes filles sont occupés au cassage ou à l'empaquetage du sucre, de six heures du matin à six heures du soir… (1908)

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1912

L’Ecole des Arts-et-Métiers de Paris

Lundi prochain, 14 octobre, l'Ecole des Arts et Métiers ouvrira ses portes. C'est là une victoire due, pour une large part, à la sollicitude agissante de M. Fernand David.
Le ministre du commerce eut la chance de pouvoir triompher des derniers obstacles et de précipiter la réalisation. Visitant lui-même les travaux, boulevard de l'Hôpital, activant les formalités innombrables, il a pu — aidé, d'ailleurs, dans sa tâche ingrate par l'administration départementale et municipale — mettre l'Ecole en état de recevoir, dans quelques jours, la première année des jeunes élèves de la région de Paris. (1912)

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1901

L'œuvre des petits chiffonniers

Si le promeneur, en haut de l'avenue d'Italie, avait l'idée de prendre à droite le passage Raymond, il aurait bientôt une vision étrange ! En plein Paris, à cinquante mètres d'une large voie, sillonnée de tramways, il se trouverait en face d'innombrables cahutes, d'aspect sordide où vivent pêle-mêle près de deux mille chiffonniers. (1901)

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1926

A bas les taudis !

Suivez, comme nous, les rues Nationale, Jeanne-d’Arc, Campo-Formio, Louis-Français, Esquirol, Baudricourt, traversez la Cité Doré, le passage Grouin, l’impasse des Hautes-Formes et de temps en temps, arrêtez-vous devant un immeuble... (1926)

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1911

Des masures à l’impasse Moret

L'impasse Moret est, dans le treizième arrondissement une enclave insalubre et sordide qui ne vaut pas mieux, si toutefois elle n'est pire, que les taudis sinistres de l'impasse du Mont-Viso [...]
Ce petit coin du vieux Paris, où la Bièvre étale encore en plein air ses eaux noires qu'empuantissent les déchets des tanneries dont elle est bordée, présente en ce moment pour les fervents du passé, un vif attrait. (1911)

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1911

Les mensonges des patrons mégissiers

Le citoyen Deslandres, conseiller municipal socialiste de Paris, aura rendu un service signalé au quartier de Croulebarbe, en obtenant de la Ville qu'elle recouvre et transforme en égout les deux bras de la Bièvre qui traverse le passage Moret à ciel ouvert. (1911)

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1901

La professsion de cambrurier

Deux commis voyageurs, arrêtés hier après-midi dans un bar de la rue de Tolbiac, discutaient devant les deux bocks qu’ils avaient commandés pour étancher leur soif... (1901)

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1881

Rapport présenté par M. Rousselle sur l'amélioration de diverses voies dans le quartier de la Maison-Blanche

Un plan ayant pour but l'assainissement général du quartier de la Glacière et de la Bièvre et le dessèchement des marais qui rendent cette région à peu près inhabitable... (1881)

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1895

Deux inaugurations

Les quartiers de la Gare, de la Maison-Blanche et de Croulebarbe ont été, hier, eu liesse à l'occasion de la visite du Président de la République. M. Félix Faure a présidé à la double inauguration du nouveau pont de Tolbiac et de la Crèche-Dispensaire de la Maison-Blanche. (1895)

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1930

Ici, demain, le grand Paris

On bâtit dans le quatorzième mais dans le treizième laisse pousser l'herbe (1930)

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1894

Splendeur et misère des Gobelins

Quand on visite les Gobelins, on ne peut s'éviter de remarquer l'état singulièrement délabré du célèbre établissement.
C'est qu'en effet il saute aux yeux, et je ne sais pas de spectacle plus affligeant que l'apparente ruine de ce qui demeure, après plus de trois siècles, une des vraies gloires de la France. (1894)

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1870

Le marché aux chevaux

Depuis les démolitions et les nouvelles percées faites à travers le 13e arrondissement, le quartier des Gobelins, autrefois si populeux comprend de vastes parties désertes.
Une des causes de ce dépeuplement, est l'éloignement du marché aux chevaux, provisoirement transféré à la Halle aux fourrages du boulevard Montparnasse. (1870)

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