Faits divers

 Le drame de la rue Clisson

Le drame de la rue Clisson

La Presse — 8 décembre 1896

Au n° 46 de la rue Clisson habitent un clerc de notaire, M. Charles Grandjean, âgé de quarante ans, et une jeune femme, Mlle Marie de Valtesse, âgée de trente-cinq ans.

La rue Clisson vue de la place Nationale

La plus parfaite harmonie semblait régner entre eux, quand dans la nuit d'hier une discussion éclata. Mlle de Valtesse reprochait à son ami de ne plus avoir pour elle le même attachement.

Cette idée fixe poussa la jeune femme à un acte de désespoir. Vers cinq heures du matin, elle se leva, prit un revolver dans l'armoire à glace et se logea une balle dans la région du cœur.

M. Grandjean, réveillé en sursaut par la détonation, aperçut la jeune femme inanimée sur le parquet ; il la crut morte et, ramassant le revolver, se tira deux balles dans la tête.

Au bruit des détonations, les voisins accoururent, enfoncèrent la porte et s'empressèrent auprès des deux blessés. On courait chercher un médecin qui arrivait bientôt et, après un premier pansement, faisait trans porter le couple à l'hôpital Cochin.

L'état de Mlle de Valtesse est particulièrement grave.

M. Perruche, commissaire de police, a ouvert une enquête.


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Dans un petit café de la place Pinel, un terrassier, Louis Pruvost, dit « Petit-Louis » s'approchait hier soir du comptoir de zinc. Il commanda un verre de gros vin rouge et se tournant, tout à coup, vers une de ses connaissances, M. Rajot, il lui dit en le regardant dans les yeux :
— Ma femme est guérie de ses maux de tête, je viens de lui ouvrir le crâne avec ma hache ! Ces femmes, ajoutait-il, ont tous les jours un mal nouveau qui les prend.

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Le bruit avait couru, hier matin, que l'on venait d'arriver jusqu'à l'infortuné Ladame, dont nous avons raconté l'ensevelissement, et que l'espoir de le sauver ne devait pas être abandonné. Par malheur, il n'en était rien...

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Saviez-vous que... ?

En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

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Henri Rousselle était conseiller municipal en 1915. Plus tard, il fut président du conseil général

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Le 3 octobre 1923, à 9 h30, le laboratoire municipal faisait enlever un obus de 37 en face du 88 de la rue de la Glacière.

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En 1869, on décida que l’avenue située entre la place d'Italie et la rue de Gentilly, va devenir avenue Sœur Rosalie, pour perpétuer la mémoire de la femme vertueuse dont le dévouement fut si utile à tant de nos braves soldats. On se souvient que c'est cette héroïque sœur de charité qui, en juin 1848, couvrit de son corps un officier de la garde mobile que les insurgés voulaient massacrer, et qu'elle eut le bonheur de sauver.

L'image du jour

Le regretté bassin et son jet d'eau du square de la place d'Italie