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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Les roulottiers

1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

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Quartier de la Gare

La pègre

1907

Un cocher, M. Louis Bodard, demeurant 5, rue Nationale, attendait, près de sa voiture, hier après-midi, rue du Château-des-Rentiers, à la hauteur du numéro 108, la sortie d'un client.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le Journalier a-t-il été jeté sur la voie du Chemin de Fer ?

1910

Un employé de la gare de la Maison-Blanche apercevait, hier matin, vers cinq heures, dans la tranchée du chemin de fer de Ceinture, à la hauteur du pont de la rue du Moulin-de-la-Pointe, un homme étendu sans connaissance sur le ballast de la voie.

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A la Glacière

Le feu cité Isely

1884

Vers quatre heures de l'après-midi, une vive lueur rouge colorait le ciel sur les hauteurs des treizième et quatorzième arrondissements. Au 109 de la rue de la Glacière existent dans le prolongement de la petite rue Sainte-Anne, la cité Isely...

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La Folie de la Vitesse

1906

Un dramatique accident s’est produit, hier, vers deux heures de l’après-midi, boulevard Kellermann, sous les yeux de nombreux témoins qui ont été profondément impressionnés.

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L’incendie de la rue du Pot-au-Lait - 1895

L’incendie de la rue du Pot-au-Lait

La Patrie — 19 mars 1895

Les anciens décors de l'Hippodrome. — Une fabrique détruite. — Sauvetage difficile. — À l’hôpital Cochin. —- État désespéré.

Dans le fond du quartier de la Glacière, rue du Pot-au-Lait, à l’angle de la rue Robine, M. Fauvel établissait, il y a un an, une grande fabrique de bûches résineuses, occupant une douzaine d’ouvriers.

Attenant à sa fabrique d’une superficie de 500 mètres environ, servant de resserre au bois, M. Fauvel habitait une maison de deux étages, dont il louait un appartement.

Aspect de la rue du Pot-au-Lait non loin de la rue Robine vers 1898

Ce matin, vers quatre heures, M. Fauvel se leva et commença à ranger son atelier. Il mit ses machines à vapeur sous pression et alluma les fourneaux de ses chaudières à résine.

Il était quatre heures et demie lorsqu'il commença à tremper les bûchettes dans la résine bouillante.

Tout à coup, une violente explosion se produisait, et la résine tombant sur le foyer produisait une gerbe de flamme qui aveugla M. Fauvel, l’éclaboussant de résine enflammée.

Le malheureux appela au secours, mais ses cris ne furent pas entendus.

Alors, le visage couvert de plaies, les membres brûlés par la résine, il assista, impuissant, à l'incendie qui dévorait son magasin.

En rampant, il put gagner son logement où il voulait prévenir sa femme, mais, arrivé dans la salle à manger, il perdit connaissance. L'incendie gagnait, alimenté par plusieurs centaines de kilogrammes de bûches amassées ; il gagna les combles, les remises de bois où étaient empilés tous les montants des vieux décors de l’Hippodrome et un craquement sinistre se fit entendre, la toiture croulait.

Les locataires de M. Fauvel, la famille Kneepkens, composée de trois enfants de 11, 13 et 15 ans, du père et de la mère dormaient à côté du brasier.

M. Kneepkens se leva vers cinq heures pour faire du café ; une violente odeur de fumée emplissait sa chambre à coucher. Il réveilla son fils aîné, en lui disant :

— il y a le feu ici. L'enfant se mit à la fenêtre, il aperçut une gerbe de flammes de pins de dix mètres qui paraissait sortir de la maison.

Alors, sans dire un mot, en chemise, il sauta par la fenêtre et alla briser l’avertisseur d'incendie.

Quand il revint, la maison d'habitation était la proie des flammes.

Il parvint cependant à monter chez lui, et, avec l'aide de ses parents, il put descendre ses jeunes frères par la fenêtre.

Cependant des gardiens de la paix, attirés par la lueur, arrivèrent.

Du rez-de-chaussée chaussée partaient des gémissements. Le gardien de la paix Bellan enfonça la fenêtre et pénétra à l'intérieur avec le jeune Kneepkens.

Sur son lit, Mme Fauvel râlait ; la porte laissée ouverte par M. Fauvel avait laissé pénétrer la fumée, et la malheureuse femme était à demi asphyxiée.

On la transporta dans une pharmacie voisine où elle ne reprit pas ses sens, une voiture d'ambulance la conduisit à l'hôpital Cochin.

Bientôt les pompiers arrivèrent sur les lieux de l'incendie ; les pompes de la rue Jeanne-d'Arc, du boulevard du Port-Royal, de la caserne du Lion de Belfort et de la rue de Poissy.

En route, la pompe de la caserne Jeanne-d'Arc accrocha une voiture et deux pompiers furent projetés à terre ; ils ont été fortement contusionnés.

Enfin vingt lances furent mises en batterie, mais il était trop tard : l'usine était totalement détruite.

Un cheval qui était à l'écurie a été retrouvé calciné.

On se borna donc à préserver la maison d'habitation fort endommagée déjà. À huit heures du matin, tout danger était conjuré et à dix heures on commençait à noyer les décombres.

Au cours des travaux, les pompiers découvrirent le corps de M. Fauvel dans la position que nous avons décrite, il fut transporté à l'hôpital Cochin où déjà se trouvait sa femme.

Le colonel des pompiers, accompagné de M. Lépine, préfet de police, s'est rendu sur les lieux de l'incendie dans la matinée.

Le préfet de police a remis un secours à la famille Kneepkens et a félicité le fils de sa courageuse conduite. Il a promis à ces malheureuses gens, qui ont eu tous leurs meubles détruits par l’incendie, de s'occuper d’eux.

À l'hôpital Cochin, où nous nous sommes rendu à une heure, on nous a déclaré que l'état de M. Fauvel était désespéré.

On a encore quelque espoir relativement à sa femme.



Sur la rue du Pot-au-Lait

La rue du Pot-au-Lait, selon la légende, tire son nom d'une enseigne représentant Perette et le Pot-au-Lait. Rien ne vient étayer cette affirmation.

Initialement la rue allait de la jonction des rues de la Glacière et de la Santé jusqu'au cœur de Gentilly étant une des voies principales conduisant à Paris de cette commune. Dans sa partie "parisienne", elle longeait le bras mort de la Bièvre et les prés submersibles qui constituaient les étangs de la Glacière en contrebas des premières hauteurs de Montsouris.

La construction des fortifications entraina sa déviation et elle terminait désormais près de la poterne des Peupliers où elle opérait sa jonction avec le chemin des Peupliers..

La création du chemin de fer de ceinture l'amena être bordée, entre le chemin de Peupliers et  la rue de la Fontaine-à-Mulard, par un haut remblais.

La construction de la gare de marchandises de la Glacière-Gentilly modifia encore son profil. Pour permettre à la nouvelle gare d'être reliée aux autres quartiers , il fallait relever les sols. Avec la création de la place Barrault (future place de Rungis), la rue du Pot-au-Lait se retrouve coupée en deux et à plusieurs mètres sous le niveau de la nouvelle voirie.

Après 1898, devenue rue Brillat-Savarin depuis 1895, son parcours a été à nouveau rectifié et son niveau relevé de plusieurs mètres. Elle se termine désormais à la jonction des rues Henri Becque, Boussingault et Wurtz et offre une longueur totale de 1080 mètres.

Faits-divers

  • Sur les bords de la Bièvre - 1874
  • Au cabaret d la mère l'Hercule - 1873
  • Attaqué par quatre chevaux - 1873
  • Descente de police rue du Pot-au-Lait - 1874
  • Ça porte bonheur - 1887
  • Terrible incendie rue du Pot-au-Lait - Le Soleil — 19 mars 1895
  • L’incendie de la rue du Pot-au-Lait - La Patrie — 19 mars 1895

Dans la littérature

  • La rue du Pot-au-Lait dans "Le drageoir aux épices" de J. K. Huysmans (1874)

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

L'Accident de la Poterne des Peupliers a fait 300,000 francs de dégâts.

1912

Mettant à profit les loisirs d'un dimanche ensoleillé, près de vingt mille Parisiens ont défilé hier, sous la poterne des Peupliers, pour se rendre compte des dégâts causés par l'accident de samedi soir.

...


Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : le cordonnier violent avait tué avec un tranchet

1912

Le cordonnier Auguste Seigneur, âgé de vingt-huit ans, est un homme d'une extrême violence. Il comparaissait, hier, devant la cour d'assises de la Seine sous la double accusation d'homicide volontaire et de coups et blessures.

...


Oscar, le pauvre ours

1906

Chaque soir, à la fête de la place d'Italie, Oscar faisait la joie des spectateurs par ses facéties, par le vacarme étourdissant qu'il menait. À lui seul, il faisait, recette. C'est dire si son patron avait une grande estime pour lui ...

...


Place des Peupliers

Des agents de police chassent un renard à coup de pèlerines

1939

Les enfants en venant jouer, hier vers 8 heures, dans le petit square situé au centre de la place des Peupliers (13e), aperçurent, à leur grand effroi, un renard dans les massifs...

...

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

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Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.

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La statue de Jeanne d'Arc, dûe au sculpteur Emile-François Chatrousse (1829-1896), installée boulevard Saint-Marcel n'est pas unique. Un second tirage est installé à la Maison de la Légion d'Honneur à Saint-Denis.

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Le nouveau théâtre Saint-Marcel ouvrit le vendredi 1er octobre 1869. 15 jours plus tôt, il avait reçu l’autorisation de prendre le nom de théâtre des Gobelins. Son directeur était toujours M. Larochelle. Commentant cette ouverture, le Figaro écrivait : « La salle est simple, mais confortable et bien aménagée. Tout y est neuf, lustre, rideaux, décors, etc. La première pierre de ce théâtre fut posée, il y a à peine un an, par la fille aînée du directeur, une mignonne de six ans. Cet immeuble sera sa dot. »

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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