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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Par amour !

1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

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On a tenté de tuer Gauzy qui naguère abrita Bonnot fugitif et chez qui M. Jouin trouva la mort

1914

Il était 8 heures du soir, mardi, quand M. Fauvel, secrétaire au commissariat du quartier de la Gare, fut averti par téléphone que deux coups de revolver venaient de retentir dans un débit, rue Nationale.

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Porte d'Ivry

Un drame entre chiffonniers

1914

Parmi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

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A la Glacière

Le drame de la rue Robine

1893

Un drame sanglant s'est déroulé, hier à quatre heures de l'après-midi, rue Robine, une petite rue du quartier de la Maison-Blanche.

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Quartier Croulebarbe

Folie d'un soldat

1897

M. Francis G..., âgé de quarante-deux ans, représentant de commerce, demeurant rue du Faubourg Saint-Jacques, passait hier soir vers dix heures sur le boulevard Arago, lorsqu'un soldat d'infanterie de marine en petite tenue l'accosta

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Tentative d’assassinat - 1903

Tentative d’assassinat

Le Petit Parisien — 7 septembre 1903

Agression contre un jeune Espagnol. — Frappé de quinze coups de couteau. — L’émoi d’une marchande de vin. — La Victime est en danger de mort.

Il est certains quartiers excentriques de Paris où il est dangereux de s'aventurer passé minuit. Les rôdeurs et malfaiteurs de toute espèce s'y conduisent comme en pays conquis ils dévalisent sans vergogne le passant attardé et, si celui-ci leur oppose la moindre insistance, ils ont vite fait de lui imposer silence en le frappant avec leurs armes.

C’est ainsi que la nuit dernière un jeune Espagnol a été la victime de trois bandits qui, après l'avoir lardé de quinze coups de couteau, lui ont dérobé son portefeuille contenant une somme importante.

Voici des détails .sur cette sanglante affaire, qu'entoure encore un certain mystère.

Apparition tragique

À minuit et demi, tranquillement assise devant son comptoir, Mme Luce, qui tient un débit de vin à l'angle du boulevard d'Italie et de la rue du Moulin-des-Prés, attendait l'heure de fermer son établissement. Aucun client ne se trouvait dans le débit et la marchande de vin somnolait légèrement, lorsque la porte s'ouvrit brusquement. Une apparition tragique la fit sursauter : un jeune homme, assez élégamment vêtu, le visage et les mains couverts de sang, faisant entendre de sourde plaintes, venait de se précipiter dans la boutique et il avait refermé la porte derrière lui comme si ses agresseurs le poursuivaient encore.

Soudain, il s'affaissa sur une chaise et, montrant une carafe pleine d'eau, il prononça quelques paroles en langue étrangère.

Douloureusement émue à la vue du blessé, Mme Luce M posa quelques questions. Le mystérieux inconnu ne connaissant pas le français sans doute, ne répondit que par des gémissements. La débitante, impuissante à soulager le malheureux, s'empressa d'aller chercher des agents.

Les gardiens de la paix transportèrent le jeune homme à l'hôpital Cochin, où il fut admis d'urgence dans la salle Boyer. Les médecins lui prodiguèrent aussitôt des soins et constatèrent qu'il n'avait pas reçu moins des quinze coups de couteau cinq dans la poitrine, deux au bas-ventre, deux aux cuisses, les autres aux bras et aux mains, notamment à la main droite qui était pour ainsi dire hachée.

L'opération de la laparotomie fut pratiquée sans retard par les médecins, mais on a peu d'espoir de sauver l'infortuné, les blessures qu'il il reçues à la poitrine étant, parait-il, mortelles.

L'enquête

M. Pélatan, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, accompagné de son: secrétaire M. Bouyssou, informé de cette tentative de meurtre, se rendit à l'hôpital Cochin pour interroger la victime.

Il trouva l'inconnu dans un tel état de prostration qu'il ne put lui poser aucune question.

Hier matin, cependant, le blessé put prononcer quelques paroles. Il fit connaître en espagnol qu'il se nommait Juan Esposito, âgé de vingt-sept ans, originaire de Saint-Sébastien et qu’il exerçait la profession de valet de chambre.

Il venait de Biarritz et avait débarqué la veille au soir à la gare d'Austerlitz par le train de neuf Heures. Au moment où il allait prendre une voiture pour se faire conduire dans un hôtel du Centre de Paris, il fut accosté par trois individus, dont l'un partait couramment sa langue et qui s'offrirent à lui pour le guider dans la capitale.

Enchanté de se trouver en compagnie de gens qui, certainement, l'aideraient à se débrouiller dans la grande ville, Juan Esposito les suivit partout où ceux-ci voulurent bien le mener. Après diverses stations dans les bars avoisinant les boulevards de l'Hôpital et Saint-Marcel, ils arrivèrent enfin, vers minuit; à la place d'Italie.

Entre temps, le valet de chambre leur avait confié qu'il désirait trouver une place à Paris et qu’il avait emporté avec lui une somme de 2.000 francs, lui permettant de subsister- jusqu'au jour; où, il pourrait vivre de son travail.

Les billets bleuis sont là, avait-il dit, en frappant sur une valise qu'il tenait il la main.

Ses trois compagnons enchantés de l'aubaine qui s'offrait à eux, essayèrent de pratiquer sur lui le vol à l'américaine. Ils voulurent l'envoyer chercher des cigares dans un bureau de tabac voisin, tout en lui promettant de garder sa valise, mais à, ce moment, Esposito, pris de défiance, refusa d'accéder à leur désir.

Voyait alors qu’ils ne pourraient arriver à leurs fins sans se débarrasser du valet de chambre les bandits se précipitèrent sur lui et le frappèrent avec une brutalité inouïe, jusqu'au moment où, ne donnant plus signe de vie, il s'affaissa, tout sanglant, sur la chaussée. Ils s’emparèrent ensuite de la valise et s'enfuirent aussitôt.

L'enquête en est là. Juan Eposito n'a pu donner d'autres renseignements à la police. Il lui est impossible de se rappeler comment ses agresseurs étaient mis et l’âge qu'ils pouvaient avoir. L'attentat dont il a été victime l'a d'ailleurs privé en partie de la mémoire.

On a trouvé sur lui une lettre de recommandation émanant du consulat d'Espagne.

Les Recherches

Cinq agents de la sûreté ont été aussitôt mis à la disposition de M. Pélatan, commissaire de police, pour trouver les criminels.

Des recherches ont été entreprises dans les établissements suspects fréquentés par les « Apaches » du treizième arrondissement et il est à souhaiter que ceux qui ont perpétré ce crime soient bientôt arrêtés. Ils ont laissé à leur victime une montre en or et une bourse; vide, d'ailleurs, de tout argent.

A l'heure actuelle, avec les éléments d'enquête que l'on possède, on est persuadé à la sûreté que ce sont bien des voleurs cosmopolites, dont la spécialité consiste à dépouiller les étrangers, qui ont accompli ce forfait.

Chez Mme Luce

Hier matin, nous avons vu Mme Luce. Elle était derrière son comptoir et racontait à quelques voisins la scène dramatique qui s'était déroulée la veille dans son établissement.

— Ah monsieur, nous dit-elle, je verrai toute ma vie ce jeune homme entrer comme un fou ici et indiquant avec sa main inondée de sang qu'il voulait boire un peu d'eau ! J'étais affolée à l'idée que je ne pouvais rien faire pour atténuer ses souffrances. Il s'exprimait d'ailleurs en une langue que je ne comprenais pas.

Quand je suis allé quérir reg agents, je n'ai aperçu personne aux abords de mon débit. J'ignore donc où le malheureux garçon a été frappé.

À lire également...

Quartier de la Maison-Blanche

Inondation boulevard Kellermann

1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampeaboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

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Rue Bruant

Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide

1914

La laiterie Verny, située en plein cœur du populeux quartier de la Gare, 17, rue Bruant occupait, depuis quatre années, Henri Lecoin, âgé de vingt-huit ans, en qualité de caissier-comptable.

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Quartier de la Gare

On recherchait cinq «disparus» dans les souterrains de la porte d'Ivry

1932

L'ouverture des travaux fut, pour tous les chenapans du quartier, une royale aubaine. Sur l'emplacement des anciennes fortifications, à proximité de la porte d'Ivry, le terrain se hérissa de barrières de planches et de piles de madriers offrant, pour les parties de cache-cache, mille coins et recoins.

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Quartier de la Salpêtrière

Sauvés des ténèbres

1863

Mardi dernier, vers huit heures et demie du matin, le nommé Dumoutier, cocher des omnibus du chemin de fer d'Orléans, se rendait à son service, lorsque, arrivé sur le boulevard de l'Hôpital, près du marché aux chevaux, il aperçut à ses pieds un objet brillant.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.

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En décembre 1871, dans Paris assiégé, le 13e arrondissement comptait 79.828 habitants y compris les réfugiés.

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En juillet 1900, le refuge de nuit municipal Nicolas Flamel, 69 rue du Château-des-Rentiers, avait admis 576 hommes soit une moyenne de 18,42 par jour représentant un total de 6565 nuitées et une présence moyenne par jour de 211 personnes. 4.400 kilogrammes de pain leur furent distribués soit 142 kg par jour faisant une moyenne par homme et par jour de 670 grammes.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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