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La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.
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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

Dans la presse...
Une piscine moderne

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis.
L'entrée principale est sur la place Paul-Verlaine. La place Paul-Verlaine coupe la rue Bobillot, qui appartient au treizième arrondissement, aux alentours de la place d'Italie.
Au vrai, c'est au-dessus des Gobelins, un quartier assez peu connu sous le nom de La Maison-Blanche, qui, avec La Butte aux Cailles dominait la vallée de la Bièvre à son entrée dans Paris et avait vue sur les étangs de La Glacière.
La petite rivière, chantée par Hugo Delvau, décrite par Parent-Duchâtelet et dont tant de peintres et de dessinateurs ont croqué les aspects, n'existe plus que de souvenir. C'est en vain que l'on voudrait retrouver, depuis son vallon orignal, les moulins qu'elle faisait tourner : où sont le moulin à papier de la fabrique Boisson à La Meulière ; et ceux de Jouy activés par le génie d'Oberkampf ; et sa concurrence des toiles peintes de Bièvre fondée par Dolp ? Plus de moulins à farines à Berny et à Cachan; celui de l'Hay s'effondre lamentablement, au bord de la route de Fresnes. Il n'en existe plus à Arcueil. Où est le moulin de la blanchisserie des hôpitaux, dans l'enclos de la Salpêtrière ? Et quant à celui du Moulin des Prés, son nom est encore donné à une rue qui va disparaître.
Sur la gauche de la place Paul-Verlaine, une sorte de chemin rustique descend entre des murs anciens. A droite, un bel hôtel particulier avec une large cour ; les toits dominants sont en terrasse à l'italienne. Le côté inverse est constitué par des murs de soutènement épaulant des jardins paraissant dégringoler. On arrive à une sorte d'esplanade formée de remblais sur lesquels pousse une herbe lépreuse, vert-de-grisée. Ce terre-plein encage un vieux petit pavillon encore habité, et s'en va tomber à pic sur le caniveau de l'ancien passage Vandrezanne.

Aussitôt, devant ces murailles basses, percées de petites fenêtres, mais dont on cherche en vain l'entrée qui est sur une autre voie, isolée du passage par une lourde porte charretière verrouillée et barrée, on a un souvenir lancinant de quelque chapitre de Huysmans. Le disciple de Zola a dû suivre par là quelque brocheuse ou relieuse de l'atelier de ses parents, rue de Sèvres. C'est avec lui que l'on suit les lignes cahotantes des allées de terre menant à des bicoques exceptionnelles, avec balcons en bois vermoulus et disjoints, à des cassines de torchis et de plâtras, séparées par des murs à hauteur d'appui! où s'alignent les pots de balsamines et de tulipes. Sous un toit goudronné, un coq chante éperdument, en ramassant ses-poules de la pointe de l'aile... Un coq ! nous ne sommes pas à Paris ! La Préfecture de police ferait fermer le poulailler.
Du côté de la rue de Tolbiac, ce passage est sans issue. On dévale, la pente de la rue du Moulin-des-Prés, puis on la remonte jusqu'à la rue Bobillot. Sur la place, quelques marches de nivellement et dans le sol même la plaque indiquant où se trouve le puits artésien, dont la pyramide de bois a disparu.
Pendant un temps, la municipalité de Paris crut qu'elle trouverait dans sort sous-sol, l'eau indispensable à ses besoins permanents. A la suite d'Arago, des savants et des ingénieurs prouvèrent la valeur de l'indication, Il y eut le puits de Grenelle, foré en 1833 où se trouve actuellement le monument de Pasteur, place de Breteuil. Puis, en 1855, celui de Passy, bouillonnant dans le square Lamartine, avant que d'alimenter les lacs du Bois de Boulogne, d'où sa vapeur alcaline surgit opaque en hiver. Enfin, en 1863, d'après le même programme, on descendit les mèches à la Chapelle et à la Butte aux Cailles. La profondeur à atteindre touchait à 600 mètres pour rencontrer la nappe, la même que celle de Grenelle et de Passy.
En novembre 1872, au moment où la sonde atteignait 532 m. 75, dans le tréfonds de la Butte aux Cailles, des difficultés de règlement surgirent entre l'entreprise puisatière et l'Administration. L'opération resta, en suspens pendant vingt ans.
On la reprit en 1893, puis il y eut des accalmies de travaux en 1901 ; enfin le 19 octobre 1903, le chantier fut remis en activité jusqu'au 17 mars 1904, où. l'on atteignit la cote de 580 m. 40 et où le jaillissement se produisit d'une manière ininterrompue.
L'inauguration solennelle eut lieu le 7 août 1904.
Il en avait coûté un million. La piscine blanche coûtera 4 millions et demi.
C'est après vingt ans que l'installation hydraulique et son usage hygiénique pour les douches et les bains en eau courante, auront trouvé leur formule définitive.
Mais peu après, la Butte aux Cailles aura disparu.
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En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.
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L'hôpital de Lourcine (111 rue de Lourcine) était consacré au traitement des femmes atteintes de maladies secrètes et comptait 276 lits. Des consultations gratuites étaient données de 8 à 9 heures les mardis, jeudis et samedis.
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La rue Buot située à la Butte-aux- Cailles a une longueur de 125 mètres pour 10 mètres de largeur. Elle porte le nom du propriétaire de terrains voisins.
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Eugène Oudiné, sculpteur et graveur en médailles, membre; de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, né le 1er janvier 1810, est décédé en avril 1887. Son nom était populaire car on pouvait lire sa signature sur toutes les pièces de monnaie frappées depuis 1870. Prix de Rome en 1851, il avait été élève de Gallé, de Petitot et d'lngres. Vers 1844, il fut attaché au Timbre et à la Monnaie. Ce qu'on connaît le plus de lui, ce sont les effigies des pièces de cent sous. Oudiné a pourtant exécuté bon nombre de statues.
La ville de Paris l'honora en 1934 en donnant son nom à la rue Watt prolongée.
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