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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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La nouvelle place d’Italie

Les travaux de la nouvelle place d’Italie sont à peu près terminés.
Cette place est à présent un des plus grandes et une des plus belles de Paris.
Un immense bassin, d’une profondeur de 60 centimètres environ et entouré d’une élégante bordure en pierre blanche, en occupe le centre... (1878)

Un pont américain à Paris : le pont de Tolbiac

Les Américains se sont acquis, depuis quelques années, une véritable renommée en matière de grands travaux publics leur initiative, leur audace, leur fougue, méritent d'être admirées et surtout imitées. Ce n'est pas la science qui manque à nos ingénieurs pour les égaler.
Nous signalons, avec beaucoup de plaisir, dans cet ordre d'idées, le beau pont « américain » dans la meilleure acception du terme, dont Paris vient d'être doté. (1895)

Au Théâtre des Gobelins (Chronique théâtrale)

Pour aller au théâtre des Gobelins, situé là-bas, là-bas, au Diable-Vauvert, au haut de la côte Mouffetard, il faut être acteur, chiffonnier... ou chroniqueur.
Tandis que je m’y rendais hier, les zigzags laborieux de mon automédon, qui n’eût pas été plus embarrassé en plein Sahara, me faisaient regretter ce tapis enchanté des Mille et une Nuits, sur lequel n’avait qu’à s’étendre son heureux propriétaire pour être instantanément transporté au gré de sa pensée vagabonde. (1870)

Quand le président du conseil municipal de Paris abusait de ses fonctions

Nos lecteurs, ou plutôt Paris, la France, le monde connaissent l’incident tragi-comique dont Son Excellence le cocher de M. Rousselle, président du conseil municipal, a été le héros ou la victime le mardi gras.... (1890)

10 mars 1871

La situation dans le 13e

28 décembre 1902

Les Humbert arrivent à la gare d'Orléans-Ceinture

19 mai 1938

Inauguration du jardin des Gobelins

27 janvier 1912

Deux conduites d'eau éclatent boulevard Kellermann

 

4 mai 1924

Inauguration de la piscine de la Butte aux Cailles

14 juillet 1881

La fête nationale dans le 13e

23 octobre 1938

Inauguration du monument aux mères françaises

22 juillet 1934

Le service voyageurs de la petite ceinture s'achève dans le 13e

 

Le 13e dans la presse...

Dans la presse...

Dans la presse...

Un pont américain à Paris : le pont de Tolbiac

Les Américains se sont acquis, depuis quelques années, une véritable renommée en matière de grands travaux publics leur initiative, leur audace, leur fougue, méritent d'être admirées et surtout imitées. Ce n'est pas la science qui manque à nos ingénieurs pour les égaler.
Nous signalons, avec beaucoup de plaisir, dans cet ordre d'idées, le beau pont « américain » dans la meilleure acception du terme, dont Paris vient d'être doté. (1895)


L'aménagement de la place et de l'avenue d'Italie

On sait que dans un an sera mise en circulation la ligne métropolitaine n° 7, actuellement en construction, de la place d'Italie à la porte d'Ivry... (1928) ...


Inauguration de la ligne de Métro N° 10

M. Pernod, ministre des Travaux publics, inaugure ce tantôt, à 15 heures, une nouvelle ligne de métro, ou plutôt un nouveau tronçon : « Carrefour de l’Odéon-Place d’Italie », rattaché provisoirement à la ligne n° 10... (1930) ...


Métropolitain, ligne n°7

La ligne n° 7 est assurément l'une de celles qui ont subi le plus grand nombre de transformation successives.... (1926) ...


Les nouvelles voies de la rive gauche

On sait que toute la zone annexée de la rive gauche doit être traversée par une grande voie parallèle aux anciens boulevards extérieurs. Cette artère, déjà ouverte, depuis deux ans, entre la place de l'Église de Montrouge et la rue de la Glacière... (1878) ...


En voir plus...

paris-treizieme.fr - Cabarets, bouges et assommoirs

De septembre 1890 à mars 1891, l'éphémère quotidien socialiste L'Égalité publia, quasi quotidiennement, sous la signature d'Auguste Lagarde, une série d'articles intitulée "Cabarets, bouges et assommoirs" répartie en plusieurs groupes dont "Cabarets modernes ayant cessé d’exister" et "Cabarets existants". Quelques établissements du 13e arrondissement furent l'objet de ces études.

Cabarets, bouges et assommoirs

Cabarets existant

Le Bois tordu du boulevard de la Gare
Les Deux Moulins du boulevard de l’Hôpital.

Dans notre dernier chapitre, consacré à l’assommoir des Deux Moulins et au boulevard de la Gare, nous avons dit que le cabaret du Bois tordu avait droit à un article spécial.

Photographie du 110 boulevard de la Gare. Le 112 avec le cabaret du Bois-Tordu y apparaît pour moitié. Ces bâtiments disparurent avec le percement du dernier tronçon de la rue Jeanne-d'Arc.
(Source : @montbazet1)

En effet, ce bouchon de la plus infime catégorie, sale, délabré, misérable, un des plus piètres assurément de ce piètre quartier; n’ayant qu’une chambre sordide avec un semblant de cuisine au fond et un pauvre comptoir en bois garni de zinc dont on ne voudrait pas dans les bobines de la rue de Bièvre; ce débit à l’aspect triste et repoussant où l’on ne voit quelques consommateurs qu’aux heures des repas des ouvriers, renferme — qui pourrait s’en douter ? — une collection de peintures murales que ne désavouerait pas un véritable artiste, et comme il n’en existe dans aucun autre cabaret de Paris. C'est un musée en miniature.

Figurez-vous deux rangées parallèles de portraits à l’huile, forme médaillon, représentant toutes les célébrités — ou peu s’en manque — des arts, des sciences et de la politique d’il y a vingt-cinq ans. Ils sont au nombre d’environ quatre-vingts, dans un pêle-mêle bizarre. Félicien David, Garibaldi, Émile de Girardin y coudoient Hégésippe Moreau, Victor Cousin et le clown Auriol ! Horace Vernet, Thiers, Lacordaire, le Père Enfantin, Alfred de Vigny ont pour voisins Jules livre, Lola Montés, Eugène Sue et Hippolyte Doré, le créateur de la cité de ce nom. Lamartine fait face à Rachel. Berryer et Corot sont à côté du bâtonniste Pradier. Quel amalgame ! Il y aussi le portrait très réussi, m’a-t-on dit, de M. Hariot, qui semble causer avec Balzac. — Hariot ! direz-vous ; qu’est-ce que ça ? — Hariot est le nom du mastroquet qui fonda le cabaret du Bois tordu, voilà bientôt quarante ans de cela. Le peintre lui a ménagé une place dans sa galerie, ou sa présence détonne un peu, j’en conviens, mais il faut pardonner à l’artiste cet acte de courtisanerie qui lui a été peut-être imposé par des circonstances que nous ne connaissons pas.

Ce qu’il y a, selon nous, de surprenant, c’est que ces portraits ont été exécutés avec un soin extrême : un artiste travaillant en vue de la postérité n’y eût point dépense plus d’application et n’eût pas été plus exact. Dire que toutes ces figures sont ressemblantes serait une assertion hasardée ; mais celles de Berryer, Proud'hon, Alexandre Dumas, Béranger, Jules Favre, dont les traits ont été popularisés par le crayon et le pinceau, et que tout le monde connaît, ne laissent pas grand-chose à désirer. On peut supposer qu’il en est ainsi des autres.

Ce n’est pas tout. Sur le haut des murs, au-dessus des portraits, règne une rangée de petits tableaux où l'artiste, cette fois, a donné libre carrière a sa fantaisie et à son imagination. Ils retracent des scènes de la vie réelle avec une vérité saisissante. Ici, une femme jouant au billard, entourée de curieux qui applaudissent ses carambolages ; là, un militaire, à la moustache retroussée, conte fleurette à une bonne d’enfant, plus loin, Thérèsa, la chanteuse populaire, reproche à son sapeur, pour qui rien n’est sacré, d’avoir liché toute la bouteille ; puis Déjazet dans une scène des Premières armes de Richelieu ; une noce de village, comprenant une dizaine de personnages ; des marchandes de poissons, les manches retroussées, le poing sur les hanches; une sorte de satyre au long cou tapant avec rage sur une grosse caisse ; un chef de cuisine au milieu de ses viandes crues et de ses casseroles luisantes, et d’autres sujets qu’on nous dispensera d’analyser. Il ne faut abuser de rien.

Toutes ces peintures, dessins et portraits, sort dans un excellent état de conservation ; mais après un séjour de vingt-cinq ans dans ce cabaret, elles ont pris forcément une teinte foncée qui les fait paraitre plus vieilles que leur âge : elles sont l’œuvre d’un artiste inconnu, M. Constant Arnould, élève de Decamps, qui a dépensé dans ce travail ingrat deux ou trois années de sa vie, le meilleur de son talent et un très grand esprit d’observation. Vivant dans un autre milieu, il eût pu, avec ce qu’il a donné à ce cabaret, se créer une notoriété de bon aloi. Bien d’autres artistes se sont fait connaître avec un bagage moins important. Qui se souvient aujourd’hui, même au boulevard de la Gare, de Constant Arnould ? Sa fin, lamentablement tragique, — car il fut fusillé à la place d’un autre pendant la répression de la Commune — ne l’a pas préservé de l’oubli.

À part ses peintures auxquelles personne ne fait attention, ce cabaret ne présente aucune espèce d’intérêt. Il a été tenu par M. Fumel, contre-maître à la raffinerie Say ; et puis, après la mort de ce titulaire, par le sous-chef des expéditions de ladite raffinerie, qui épousa la veuve Fumel. Ça été le beau temps du Bois tordu. En ce moment, il est tenu par Mme Briot, une femme sourde qui vivote et caboulot assez tristement. Le Bois tordu en est à la période du déclin. Cette enseigne n’est que la reproduction du Bois tordu de la rue Mouffetard, dont nous avons parlé au début de notre travail.

*
*     *

Il y a trois ou quatre ans, un mastroquet du boulevard de l’Hôpital, voisin de celui de la Gare possédait, lui aussi, une salle ornée de peintures extraordinaires tracées avec du cirage et de l’ocre jaune. Jamais on n’avait rien vu de pareil. L’enseigne pouvait passer pour le chef-d’œuvre de ce barbouillage.

Elle était disposée ainsi :

Au Petit
...tin.

Entre ces deux lignes on avait essayé de dessiner un pot quelconque suspendu à des rubans ce qui voulait dire :

Au Petit Potin

Quelle ingéniosité ! Quel esprit !

Le Petit Potin a été transporté à la Villette ; avec armes et bagages, c’est-à-dire avec tables et bouteilles. Les prétendues peintures, qui n’avaient pu être comprises dans le déménagement, ont disparu sous une épaisse couche de chaux. C’est le sort qu’elles méritaient. Ce Potin était situé au n° 134, vis-à-vis l’entrée des abattoirs dits de Villejuif, et avait pour clientèle les jeunes et robustes gaillards préposés à la tuerie des animaux. Ils allaient là (les employés, pas les animaux), les bras nus, le coutelas accroché à la ceinture et leurs tabliers rouges de sang. Un garçon d’abattoir qui sortirait sans avoir du sang à son tablier et à ses sabots serait montré au doigt par ses camarades. C’est un genre, une sorte de chic. Le matin, à certaines heures, ces messieurs remplissaient la salle du Petit Potin, exhalant je ne sais quelle odeur âcre et repoussante. Leur conversation donnait des frisons. Ils ne s’entretenaient naturellement que des choses de leur métier, du veau récalcitrant de la veille qui ne voulait pas mourir et du bœuf ayant rompu ses liens au premier coup de massue. Aujourd’hui, ils vont boire au cabaret de la Grille, en face des Abattoirs, et à la Мaison Chenevières, formant l’angle de la rue Rubens et du boulevard.

Un peu plus bas, en allant vers la gare, au n°112, se trouve le cabaret des Deux-Moulins, deuxième de ce nom. Il était voisin de l'ancienne barrière des Deux-Moulins, et c’est de là que lui est venue son enseigne. Quant aux deux moulins à vent qui avaient donné leur nom à la barrière, ils existaient encore en 1827, mais ils n’étaient alors que deux guinguettes très fréquentées par les Parisiens du dimanche, à cause du bon marche des vins. L’une de ces guinguettes— singularité pou connue — s'appelait le Moulin de la Galette, et on y dansait les jours de fête absolument comme à la Galette de la butte Montmartre. C’est dans cet établissement, au mois de novembre 1833 que fut enlevée, un soir de bal, la jeune Rosalie Molay dont la disparition fit tant de bruit. On la retrouva quinze jours après dans un champ d’Ivry, le corps affreusement mutilé. Les auteurs de crime ne furent pas découverts.

Le cabaret des Deux-Moulins a eu une certaine renommée mais, depuis longtemps, il est tombé au-dessous des plus insignifiants caboulots. Après 1830, il était devenu, le dimanche, le lieu de rendez-vous de nombreux soldats qui, la plupart du temps, cherchaient querelle aux pékins. À la suite d’une rixe dans laquelle plusieurs personnes inoffensives furent frappées à coups de sabre, l’établissement fut fermé. Un nommé Bader, dont le beau-père était chef de bureau à la préfecture de police, obtint l’autorisation de le rouvrir et n’y fit pas de brillantes affaires. Plus tard, on y installa un bal musette que le police fit fermer.

Au moment de la guerre, ces Deux-Moulins avaient pour habitué un vieillard nommé Joseph Pasquet, bien connu dans le quartier qui avait traversé la grande Révolution. Il possédait une assez grande quantité d’assignats qu’il conservait avec le plus grand soin et qu’il tenait enfermés dans une petite cassette. Il avait également quelques monnaies de l’époque révolutionnaire qu’il montrait avec ostentation : notamment une pièce de cinq sols portant pour exergue : Siège de Mayence ; une autre de trois deniers avec cette inscription : An IV de la République etc. Parmi les assignats, il y en avait un de quinze sols. Un soir, cette cassette lui fut volée. Le pauvre Pasquet ressentit un tel chagrin de cette perte qu’il s’alita le lendemain et mourut bientôt après.

Les établissements de boissons, les garnis, les bouges sont presque aussi nombreux au boulevard de l’Hôpital qu’à celui de la Gare.

Voici le Perroquet rose, enseigne à double sens.

Un perroquet en chair et en os habillé sur son perchoir mais il était vert. Rose est le nom du propriétaire. Est-ce assez joli ? À quelques pas plus loin, le Rendez-vous de la montée, ayant pour concurrent la Buvette des charretiers. Sur le même côté s’épanouit un tableau avec cette légende : Aux cornes du père Collin. Ne croyez pas qu’il y ait dans cette enseigne peinte une allusion épigrammique. Ces cornes sont celles d’un bélier que possédait le maître de céans et Collin est le nom de l’artiste qui a peint le tableau.

Dans soixante ans d’ici, les chroniqueurs de ce temps-là, si cette peinture existe encore en l’an 1940 bâtiront avec ces cornes et ce Collin de terribles et dramatiques légendes qui feront frissonner le lecteur.

Dans la partie de ce boulevard comprise entre la gare d'Orléans et le boulevard Saint-Marcel, nous trouvons :

Le cabaret du Progrès, avec bal, comptoir de zinc et brasserie à femmes ;

Le restaurant du Pied de Mouton, moins ancien que le Pied de Mouton de la rue Vauvilliers, lequel avait été fondé lors du grand succès de la féérie de ce nom ;

Le cabaret de la Vestale, où les Vestales font complètement défaut ;

Le Phare, sans aucun phare, même en peinture ;

L’Arc-en-Ciel, cabaret de haute volée — pour l’endroit — où les clients de passage doivent en voir de toutes les couleurs.

Nous trouvons enfin, dans cette même partie du boulevard de l’Hôpital, le cabaret-hôtel de la Tour Montlhéry, dont l’enseigne-tableau rappelle cette terrible forteresse de Monthléry où Milon de Braie, vicomte de Lroyes, étrangla de ses propres mains Hugues de Crécy... Mais que vient faire cette tour historique au boulevard de l’Hôpital ?

La Casserole, cabaret spécial des chiffonniers que Victor Hugo mentionne dans ses Misérables était située dans ces mêmes parages, presque à côté du Pied de Mouton. Il y a longtemps qu’elle a disparu. Elle devait ce surnom à ce qu’on y débitait de prodigieuses quantités de casseroles de punch ou de vin chaud, à raison de cinq sous la casserole.

Auguste Lagarde


Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs

De par sa position géographique, le 13e arrondissement était une terre propice au développement à son voisinnage des établissements vendant des produits soumis à l'octroi. La naissance du secteur des Deux-moulins tient là son origine. Marchands de vins, salles de bal et autres s'installèrent face à Paris avant de devenir parisiens en 1860. Après la sociologie propre au 13e arrondissement a fait le reste.

 

Promenade à tous les bals publics de Paris, barrières et guinguettes de cette capitale (1830)

  • Barrières des Deux-Moulins et d’Italie

Physiologie des barrières et des musiciens de Paris par E. Destouches (1842)

  • Deux-Moulins : Un bal de charcutiers

Paris qui danse par Louis Bloch et Sagari (1889).

  • Extrait

Les articles de L'Égalité (1889-1891)

Durant sa courte existence,  l'éphémère quotidien socialiste L'Égalité (958 numéros entre février 1889 et octobre 1891) s'intéressa à plusieurs reprises aux bals publics de Paris et aux débits de boissons. Il republia des séries d'articles (qui y reprenait, parfois avec moins de détails des textes parus en 1885 et 1886) sous les signatures d'Emmanuel Patrick et d'Auguste Lagarde (en fait Louis-Auguste Lagarde, décédé en 1890, qui utilisait ces pseudonymes), qui entrainèrent les lecteurs dans tous les coins de Paris y compris les plus infâmes du 13e arrondissement.

Les bals de Paris par Emmanuel Patrick

"Les bals publics de Paris se divisent en deux-catégories : les bals proprement dits avec orchestre, et les musettes, où il n'y a pas d'orchestre. Mais par suite de l'extension arbitraire donnée au mot musette on comprend sous cette dénomination tous les petits bals n'ayant qu'un instrument de musique, violon, harpe ou piano. Ceux même qui ont à la fois un violon et un autre instrument sont rangés également parmi les musettes ; — cette classification est absurde, mais elle est généralement adoptée, à cause peut-être de sa flagrante absurdité.

Comme nous faisons une monographie des bals et que nous n'avons pas la secrète ambition de réformer le langage, ce qui d'ailleurs serait une entreprise au-dessus de nos moyens, nous allons adopter tranquillement la classification idiote dont on se sert partout, c'est-à-dire que les petits bals de marchands de vins, qu'ils aient un violon ou un orgue de Barbarie, seront appelés musettes. Voilà le lecteur averti."

Louis-Auguste Lagarde

  • Le bal du Siècle - L'Égalité — 4 juin 1889
  • Le bal Giraldon - L'Égalité — 4 juin 1889
  • Les bals-musettes - L'Égalité — 12 juin 1889

Cabarets, bouges et assommoirs par Auguste Lagarde

Cabarets modernes ayant cessé d’exister

  • La Morgue — Le Petit-Louvre dit la « Chique morte » - L'Égalité — 29-30 décembre 1890

Cabarets existant

  • L’Assommoir des Deux-Moulins - L'Égalité — 16 janvier 1891
  • Le Bois tordu du boulevard de la Gare / Les Deux Moulins du boulevard de l’Hôpital - L'Égalité — 17-18 janvier 1891

Les bals de Paris - Deuxième partie par Auguste Lagarde

  • Présentation - L'Égalité — 11 mars 1891

Bals disparus

  • Avant-propos - L'Égalité — 12 mars 1891
  • Le bal Figeac, 93 boulevard de la Gare - L'Égalité — 23 avril 1891

Autres lieux

Le cabaret de la Mère Marie, barrière des Deux-Moulins

  • Le cabaret de la mère Marie vu par Alfred Delvau (1859, version courte)
  • Le cabaret de la mère Marie vu par Alfred Delvau (1860, version longue)
  • Le cabaret de la mère Marie vue par La Chronique illustrée (1869)
  • Le cabaret de la mère Marie vu par Charles Virmaître (1887)

La Belle Moissonneuse

Le bal de la Belle Moissonneuse, fondé en 1823, était installé 31 rue Nationale (ancienne numérotation).

  • La Belle Moissonneuse (1864)
  • La Belle Moissonneuse vue par Le Figaro (1875)

Et encore...

  • Le cabaret du Pot-d'étain (1864)
  • Un bal anonyme aux Deux-Moulins - Maxime du Camp (1875)
  • Le cabaret des Peupliers - J.-K. Huysmans (1880)

D'autres établissements du 13e arrondissement eurent des renommées furtives ne consistant qu'à les citer sans entrer dans les détails. Si d'aventure, des éléments d'information étaient découverts, nul doute qu'ils auraient alors leur page. C'était le cas pour :

  • Le bal des Fleurs ;
  • Le bal Arnold dit le "bal des Boches", fermé en 1886, 161 boulevard de la Gare ;
  • Le bal Péru ;
  • Le bal des Troubadours, 73 boulevard d'Italie (Auguste-Blanqui) ;
  • Le bal Bern, 127 boulevard d'Italie (Auguste-Blanqui).

Le bal du Progrès, 36 boulevard de l'Hôpital, souvent rattaché au 13e arrondissement, était en fait dans le 5e.

Dans la presse...

Un pont américain à Paris : le pont de Tolbiac

Les Américains se sont acquis, depuis quelques années, une véritable renommée en matière de grands travaux publics leur initiative, leur audace, leur fougue, méritent d'être admirées et surtout imitées. Ce n'est pas la science qui manque à nos ingénieurs pour les égaler.
Nous signalons, avec beaucoup de plaisir, dans cet ordre d'idées, le beau pont « américain » dans la meilleure acception du terme, dont Paris vient d'être doté. (1895)


Les anciens abattoirs de Villejuif

Séparé seulement par la largeur du boulevard de l’Hôpital de ce vieux quartier des Gobelins où l'on a fait de toutes parts de larges trouées d'air et de lumière, un mur nu, hideux, noirâtre, immense dans toutes ses proportions, se dresse, entourant un espace de vingt-huit mille mètres carrés. (1903) ...


L'anniversaire de la mort de Blanqui

Malgré les récentes instructions du préfet de police défendant la formation des cortèges sur la voie publique, les journaux révolutionnaires avaient convoqué leurs amis à plusieurs reprises, pour une heure de l'après-midi, devant la maison où est mort Blanqui l'an dernier, au n° 25 du boulevard d'Italie, au coin de la rue du Moulin-des-Prés. Un temps superbe : pas un nuage au ciel, un chaud soleil et un air vif. (1882) ...


Les murs de la Salpêtrière

Le conseiller municipal Paul Bernard, au cours de la dernière session, a réclamé la suppression des murs de la Salpêtrière.
Toute la gauche du boulevard de l'Hôpital est occupée, comme on sait, par des établissements municipaux ou privés qui couvrent une surface très étendue. Il y a l'hospice de la Salpêtrière, le magasin central de l'Assistance publique, deux ou trois maisons, puis les chantiers du charbon de Paris et les abattoirs de Villejuif. (1896) ...


Les travaux de la petite ceinture de l'ancien hameau du Bel-Air au pont Napoléon

Les travaux en cours d'exécution pour l'achèvement du chemin de fer de Ceinture peuvent se diviser en quatre sections dont la quatrième commence au bas de l'ancien hameau du Bel-Air et vient se souder avec la fraction déjà existante au pont Napoléon en amont de Paris.
C'est de cette dernière section que nous allons nous occuper aujourd'hui. (1865) ...


En voir plus...

Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.

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C'est le 11 juillet 1906 que le conseil municipal de Paris vota le transfert du marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital à Brancion, nouveau marché ouvert depuis 1904 à proximité des abattoirs de Vaugirard.

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Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci soit construite rue Damesme en face des écoles communales et qu'une rue la relie directement à la place Paul Verlaine.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

L'image du jour


Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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