Dans la presse...

 Le Monument Rousselle

Le Monument Rousselle

Le Petit-Parisien ― 7 octobre 1901

La mémoire d'Ernest Rousselle, ancien président du conseil municipal de Paris et du conseil général de la Seine, a été dignement célébrée hier, à l'occasion du l'inauguration du monument érigé en son honneur devant la façade de la crèche et du dispensaire laïque de la Maison-Blanche dont il fut le fondateur.

Ernest Rousselle (1836-1896)Ce monument, très simple, est dû à la collaboration de MM. Béguine, sculpteur, et architecte, il se compose d'un léger piédestal de pierre, supportant le buste en bronze d'Ernest Rousselle dont l'image semble protéger un malheureux enfant abandonné, couché sur le soubassement. Un massif de verdure encadre l'ensemble. La cérémonie de la remise du monument à la ville de Paris a eu lieu à trois heures, en présence de MM. Fort, sous-chef du cabinet de M. Baudin, représentant le ministre des Travaux publics, Lépine, préfet de police, Autrand, secrétaire général de la préfecture de la Seine, représentant M. de Selves; Henri Rousselle, conseiller municipal du treizième arrondissement, et les membres de la famille de l'ancien président plusieurs conseillers municipaux et généraux, etc.

Après que M. Eymond, président du comité d'exécution a eu effectué la remise, plusieurs discours ont été prononcés par MM. Autrand, au nom du préfet de la Seine ; Dausset et Adrien Veber, présidents du conseil municipal de Paris, et du conseil général de la Seine; Bricaire, au nom du maire du treizième arrondissement, M. Expert-Bezançon, empêché; Morin, secrétaire du conseil de l'ordre du Grand-Orient de France; Lucipia, Picou, de la loge de l'enseignement mutuel; Landry, ancien président du comité radical socialiste du treizième arrondissement et le docteur Laurent, président du conseil d administration de la crèche et du dispensaire. Tous les orateurs ont rappelé le rôle joué par Ernest Rousselle au point de vue politique, municipal et social.

La cérémonie s'est terminée par la visite, très intéressante, des différents aménagements de la crèche et du dispensaire.



Dans la presse...


Des nouvelle du puits artésien de la Butte-aux-Cailles

Nous avons déjà entretenu nos lecteurs des travaux du puits artésien qu'on est en train de creuser sur la butte aux Cailles dans le XIIIe arrondissement.
Ce puits étant arrivé à la première nappe d’eau, on vient d’y descendre une puissante cuve en fer du poids de 6 000 kilogrammes, destinée à maintenir cette nappe dans sa position souterraine... (1864)

Lire la suite


Inauguration de la ligne de Métro N° 10

M. Pernod, ministre des Travaux publics, inaugure ce tantôt, à 15 heures, une nouvelle ligne de métro, ou plutôt un nouveau tronçon : « Carrefour de l’Odéon-Place d’Italie », rattaché provisoirement à la ligne n° 10... (1930)

...


Métropolitain, ligne n°7

La ligne n° 7 est assurément l'une de celles qui ont subi le plus grand nombre de transformation successives.... (1926)

...


Les nouvelles voies de la rive gauche

On sait que toute la zone annexée de la rive gauche doit être traversée par une grande voie parallèle aux anciens boulevards extérieurs. Cette artère, déjà ouverte, depuis deux ans, entre la place de l'Église de Montrouge et la rue de la Glacière... (1878)

...


La première boucherie de cheval à Paris

Notre gravure représente la devanture de la boutique qu'un boucher, — pourquoi pas un chevalier ? — vient d'ouvrir près du boulevard d'Italie...... (1866)

...

Saviez-vous que... ?

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.

*
*     *

La boucherie centrale de l'Assistance Publique était installée en 1860 au sein de l'abattoir de Villejuif situé 181 boulevard de l'Hôpital. Elle livrait 112.000 kilogrammes de viande par an.

*
*     *

La société des fourneaux de Saint-Vincent de Paul, le 5 novembre 1897 ouvraient, comme chaque année, ses fourneaux (au nombre de 26 en 1897) qui restèrent ouverts jusqu’au 30 avril 1898, tous les jours non fériés, de huit heures à onze heures du matin. Trois d'entre eux étaient situés dans le 13ème : 45 rue Corvisart, 35 rue de la Glacière et 87 bis rue Jenner.
Avec un bon de dix centimes, les malheureux recevaient une portion de pain, bouillon, viande, légumes, etc. enfin, de quoi se réconforter.
Ces établissements charitables étaient dirigés par les Sœurs.

*
*     *

Le chemin du Bac allait de la route de Choisy à la rue du Chevaleret. En 1865, la portion comprise entre la route de Choisy et les rues Nationale et du Château des Rentiers reçut le nom de Baudricourt tandis que le tronçon restant prit celui de Clisson. Ainsi en décida l’Empereur par un décret impérial signé à Biarritz le 2 octobre. Olivier de Clisson, connétable de France de 1380 à 1392 avait été surnommé Le Boucher en raison de sa cruauté.

L'image du jour

Percement de l'avenue des Gobelins (1868)

La vue est prise de la place d'Italie dont on abaisse le niveau de près de deux mètres pour la pente de la nouvelle avenue soit moins forte. La construction métallique à droite, c'est le marché couvert des Gobelins. Il fonctionnera jusqu'à la fin du siècle avant d'être remplacé par le marché Blanqui. Avec l'ouverture de la rue Primatice, le marché couvert sera coupé en deux. La partie côté Gobelins sera démolie ; la partie côté boulevard de l'Hôpital subsistera jusqu'aux années 1970.  ♦