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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Le 13e dans la littérature

Littérature

Mary - La goutte de sang - 4

146

LA GOUTTE DE SANG

par
Jules MARY
(1908)


DEUXIÈME PARTIE


La détresse d'une mère

X
(suite)

Toutes ces réflexions, si longues à écrire, Mirador les fit en une seconde, sous l’œil de Boucher, œil de férocité, où il n’y avait pas à attendre de pardon.

Il pensa à interroger le colosse :

— Qu’est-ce que Coribasse ? Pourquoi veut-il se défaire de moi ? Qu’a-t-il contre moi ?

— Je ne sais... Coribassse, c’est Coribasse... on l’appelle aussi l'Ingénieur...

— Oui… c’est convenu... Veux-tu me faire son portrait ? Est-il jeune ? Est-il vieux ? Est-il blond ? Est-il brun ?... On dirait, ma parole, que tu as peur de lui ?

Le bandit frissonna :

— Oui, il n’y a même que de lui que j’aie peur... Son portrait ? À quoi bon vous le faire, vous ne le verrez jamais, puisque je vais vous saigner dans cinq minutes... Jeune, il l’est quand ça lui fait plaisir... et vieux également... blond le matin et brun le soir... Si ça ne vous suffit pas, tant pis... Je dirai plus rien...

Mirador comprit qu’en effet il n’en obtiendrait pas davantage.

— Retirez les cartouches de votre revolver... et jetez-les par la fenêtre... Comme ça, vous n'aurez pas la fantaisie de vous en servir, quand vous serez sous mon genou...

— Tu penses donc avoir raison de moi si aisément ?...

— Oui... j’ai un moyen pour ça...

Posément, l’officier avait obéi à l’injonction du misérable. La fenêtre était ouverte sur le terrain vague. II y lança les balles.

Maintenant, il n’avait pour toute arme que son couteau...

— Un moyen, dis-tu ? Et lequel ?

— Vous allez voir...

Le Boucher envoya un coup de sifflet.

En même temps — ce qui prouvait que l'autre attendait derrière la porte — son compagnon s’élançait dans la chambre... armé comme lui.

Le Boucher dit, goguenard :

— Le moyen, le voilà... Je vous présente Brûleur, qui est aussi fort que moi.

L'officier haussa les épaules, admirable de calme et de sang-froid.

— Je ne lui en fais pas mon compliment... car tu m’as paru un peu... gnolle !...

Le Boucher devint blême. On ne pouvait lui faire un outrage plus sanglant que celui de rabaisser sa force de taureau...

Rapidement — et malgré son calme — Mirador envisageait la situation. Elle était critique. La maison était isolée. Des cris partis de là ne seraient pas entendus. En bas, le patron — sûrement complice — devait prendre soin d’écarter tous les clients jusqu'à ce que le crime fût consommé. La nuit, on se débarrasserait aisément d'un cadavre.

Mirador n’avait à compter que sur lui-même, son adresse merveilleuse, sa souplesse féline, et sur l'effrayante vigueur de ses muscles dont .il avait donné une preuve tout à l’heure, inattendue et insoupçonnée dans un corps si élégant, presque frêle et presque délicat...

Tout à coup, il prête l’oreille vers la fenêtre.

Les sons douloureux de l'accordéon se sont rapprochés... maintenant de la rue, presque en face du mastroquet... Et la voix de tonnerre continue de chanter, formidable, la chanson de Roland

Ayons toujours, Ô braves amis,
De Roland l'âme noble et fière.
Il ne comptait ses ennemis
Qu’étendus morts sur la poussière...

Montre-Tout et l’Amidon étaient là, tout près... Un cri, un signal, une vitre brisée et ils apparaissent revolver au poing !

Et Dingue-Dingue, sûrement, devait se trouver, lui aussi dans les environs... Mirador hésita...

Mais les appeler... c’était compromettre toute la campagne basée sur l’apparente complicité qu’ils recherchaient avec les gens de Coribasse... C’était les faire connaître comme des amis de Mirador... rendre impossible, par conséquent, leur intervention future.

— Non !...

Et contemplant les deux bandits qui montraient les dents, en un rictus de bêtes sûres de vaincre, et déjà ivres du sang qu’elles allaient verser :

— Après tout, ils ne sont que deux...

Il enleva rapidement son pardessus et le roula autour de son bras gauche, tout en esquivant une première et foudroyante attaque du Boucher, dont lé bras retomba dans le vide.

— Tu es bien pressé, l’homme ?... Maintenant, viens... je t’attends !

Brûleur, derrière son camarade, et comme en arrêt, attendait l'occasion favorable de prendre Mirador en traître.

Alors la lutte commença, farouche, silencieuse, pendant qu’au dehors la voix obstinée répétait, comme si l’on se fût douté de ce qui se passait là :

Il ne comptait ses ennemis
Qu’étendus morts sur la poussière...

Le manche du poignard de Mirador était fait d’un large et lourd morceau d’acier et de cuivre terminé par une boule où venait s'encastrer sa pointe de la lame. Dans la main robuste du jeune homme, cela pouvait servir, au besoin, d’assommoir.

Il se tint d'abord sur la défensive, se contentant de parer les coups qu’il recevait alors sur son pardessus. Il ne ripostait pas. Il était évident qu’il ménageait le bandit, non par pitié, mais il ne voulait pas avoir affaire à la police, à donner des explication s’il y avait mort d’homme. Cela l’eût entraîné forcément à des paroles imprudentes où pouvait apparaître tout à coup le nom de Chenavat.

Cinq minutes s’écoulèrent, d’efforts inouïs. Brûleur, le corps penché en avant, guettait toujours le moment propice. Ce n’était pas la première fois, sans doute, qu'ils se battaient ainsi, à deux contre un, et dans ces luttes chacun des deux avait son rôle. Brûleur attendait d’entrer en scène. Quant au Boucher, il haletait de rage impuissante... Par trois fois, il avait cherché un corps à corps, et il avait senti, entre l’étau de son bras, fuir, comme une couleuvre, le torse qu’il étreignait, pendant que de sa main libre, il tentait de frapper, couteau contre couteau... Une fois, la première, il avait cru réussir et il avait crié :

— Frappe dans le dos, Brûleur, pendant que je le tiens ! Mais Brûleur n’avait pas eu le temps de frapper. L'officier s’était dégagé lestement.

Seulement, il avait compris :

— Ah ! Ah ! voilà le coup qu’ils vont tenter... Bon !

La lutte reprit. Pas un mot. Des halètements, des souffles rauques, des râles. Le Boucher avait des yeux sanglants. Ses lèvres immondes, bavaient de l’écume. Mirador, lui, était extrêmement pâle, ses lèvres étaient blanches et ses yeux sombres exprimaient je ne sais quelle folie de témérité.

Soudain, il parut glisser sur les briques du carrelage et plia un instant.

Il n’en fallut pas plus au Boucher, qui s’effondra sur le jeune homme de tout son poids, le couteau en l’air, avec un cri de joie terrible, de sauvage triomphe...

Déjà, Mirador s’était redressé... sa main gauche, maintenait la main armée du bandit comme dans une tenaille... Mais l’autre bras du colosse, où roulaient les cordes des muscles, broyait la poitrine du jeune homme contre son torse d'hercule... Et ce fut ainsi qu’ils restèrent immobiles une seconde... debout...

— Frappe, Brûleur, je le tiens !

Une seconde, pas plus.

Or Jean ne regardait même pas son adversaire dans les yeux, bien qu’il sentît sur son visage l’haleine du misérable... Jean regardait, par-dessus l’épaule du géant — au niveau de laquelle arrivait sa tête — une glace fêlée sur la cheminée... Jean, dans cette glace, regardait Brûleur. Dans cette glace, il vit l’assassin qui s’approchait, par derrière, sinistre, et dont le couteau se leva, rapide, en un geste monstrueux, pour le transpercer d’outre en outre... lèvres ouvertes et dents contractées par l’effort...

Une seconde, pas plus...

À cet instant précis, qu’il guettait dans la glace avec un sang-froid déconcertant, ses muscles se tendirent, son corps souple se sépara du géant, glissa... s’affaissa... se tordit...

Le couteau descendit comme la foudre et ne rencontra pas le vide...

Il rencontra la poitrine du Boucher, où il s’enfonça.

Et l’homme s’abattit en poussant un : « Han ! » d’épouvante et d’horreur.

Jean ne laisse pas au meurtrier le temps de se remettre. Il l’étourdit d’un coup du manche de son poignard sur le crâne. Brûleur tombe assommé près de sa victime...

Mirador reprend haleine, appuyé contre le mur... Il comprime son cœur, dont les battements l'étouffent. Un instant, tout à l’heure, il a redouté la syncope., qui l’eût livré, anéanti, aux deux bandits. Puis, le malaise s’est dissipé... Il referme son couteau désormais inutile, met dans sa poche son revolver déchargé et se penche sur Brûleur.

— Il n’est qu’évanoui... Il s'en tirera avec une forte migraine...

Quant à l’autre, il ne bougeait pas. Le sang coulait à flots de sa blessure.

— Celui-là, s’il en revient, voudra ma peau... Je connais ces âmes de brutes... Elles ne pardonnent jamais... Pourtant, en toute équité, je n’y suis pour rien... Est-ce ma faute, à moi, si ce Brûleur a été d’une maladresse !!...

Il sortit, longea le couloir ténébreux en trébuchant, descendit dans la boutique du marchand de vins. La porte et la fenêtre étaient fermées, les volets étaient clos. Une bougie brûlait sur le comptoir. On se fût cru en pleine nuit et non en plein jour, et le bistro, recroquevillé sur un escabeau, dans un coin, la sueur au front et claquant des dents, attendait le dénouement du drame qui se passait au- dessus de lui.

En apercevant Mirador, frais et tranquille, Mirador souriant, Mirador sans blessure, il se leva d’un bond et alla se réfugier derrière son comptoir.

— Montez là-haut, fit l’officier... J’ai un peu brisé le crâne de votre ami Brûleur ; mais, auparavant, Brûleur avait planté son couteau, par erreur, dans la poitrine de son ami le Boucher... Si celui-ci n’est pas mort, il n’en vaut guère mieux. Tout cela vous regarde. Vous vous débrouillerez avec la police… Mais si vous dites un mot de ma présence ici, un seul moi qui fasse soupçonner que j’ai pu jouer quelque rôle en cette affaire, je dirai moi, la vérité sur le guet-apens dont j’ai failli être victime et auquel vous avez prêté les mains... C’est compris !

— C’est compris, monsieur... balbutia le bistro.

— Ouvrez-moi cette porte... j’ai besoin de prendra l’air... au trot, au trot !

 L’homme obéit. Mirador passa devant lui en tirant une cigarette d’un étui de nacre.

Et l'homme retomba sur son escabeau en disant :

— C’est, le diable ! Ça ne peut être que le diable !

Puis, chancelant, il monta dans la chambre, où deux grands corps étendus, immobiles, disaient l’effroyable lutte… dans la chambre emplie d’une fade odeur de sang...



Jules Mary, regardant le 13e arrondissement

Victor Anatole Jules Mary, plus connu sous le nom de Jules Mary, est né le 20 mars 1851 à Launois-sur-Vence et est décédé le 27 juillet 1922 à Paris.Il était écrivain, dramaturge et feuilletoniste français.

Ses œuvres les plus connus sont Roger-la-Honte et la Pocharde, adaptées au théâtre puis au cinéma.

La Goutte de sang

La Goutte de Sang, grand roman dramatique en trois parties, parut en feuilleton dans le Petit-Parisien à partir du 11 octobre 1908.

Deuxième partie : La détresse d'une mère

  • La Porte de Bicêtre et la rue des Peupliers à proximité de la rue Brillat-Savarin et de la poterne

Troisième partie : Perdues dans Paris

  • La rue des Peupliers

Le 13e en littérature

La Butte-aux-Cailles

La vague rouge

par
J. H. Rosny Ainé

L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

(1910)

Lire


Le quartier de la Gare

Monsieur Lecoq

par
Émile Gaboriau

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.

(1869)

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La Butte-aux-Cailles

Le trésor caché

par
Charles Derennes

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

(1907)

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La prairie de la Glacière

Sans Famille

par
Hector Malot

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

(1878)

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La Butte-aux-Cailles

Bouscot

par
Gaston Chéreau

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

(1909)

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Le quartier de la Gare

Un crime passionnel

par
J. H. Rosny

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

(1908)

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La rue Jonas

Zigomar - La femme rousse

par
Léon Sazie

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

(1910)

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Un Treizième à découvrir dans...

Un gosse

par
Auguste Brepson
(1928)

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(1910)

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Émile Gaboriau
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La Cité Jeanne-d'Arc

La cité Jeanne-d'Arc est ce vaste ensemble de bâtiments noirs, sordides et lugubres percés comme une caserne de mille fenêtres et dont les hautes façades s’allongent rue Jeanne-d'Arc, devant la raffinerie Say.

La Butte-aux-Cailles

Depuis toujours on habitait, mon père et moi, sur la Butte-aux-Cailles ; encore aujourd'hui, ce quartier-là n'est guère pareil à tous les autres. Mais si vous l'aviez vu du temps que je vous parle ! Des cahutes s'accrochaient à la butte comme des boutons au nez d'un galeux ; ça grouillait de gosses et de chiens, de poux et de puces...

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L'homme suivit d'abord la rue de Tolbiac, puis s'engagea par ces voies ténébreuses, bordées de planches, de lattes et de pieux, qui montent vers la Butte-aux-Cailles. Les oiseaux des réverbères dansaient dans leurs cages de verre. On apercevait des terrains fauves, des chaînes de bosselures, des rampes de lueurs, des phares dans un trou du ciel, et, du côté de la Butte, un nuage de feu pâle évaporé sur Paris...

Le quartier de la Gare

Le 20 février 18.., un dimanche, qui se trouvait être le dimanche gras, sur les onze heures du soir, une ronde d’agents du service de la sûreté sortait du poste de police de l’ancienne barrière d’Italie.
La mission de cette ronde était d’explorer ce vaste quartier qui s’étend de la route de Fontainebleau à la Seine, depuis les boulevards extérieurs jusqu’aux fortifications.
Ces parages déserts avaient alors la fâcheuse réputation qu’ont aujourd’hui les carrières d’Amérique.


Sans Famille

par
Hector Malot
(1878)


Zigomar - La femme rousse

par
Léon Sazie
(1910)


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Gaston Chéreau
(1909)


Un crime passionnel

par
J. H. Rosny
(1908)

La prairie de la Glacière

C’est un quartier peu connu des Parisiens que celui qui se trouve entre la Maison-Blanche et la Glacière ; on sait vaguement qu’il y a quelque part par là une petite vallée, mais comme la rivière qui l’arrose est la Bièvre, on dit et l’on croit que cette vallée est un des endroits les plus sales et les plus tristes de la banlieue de Paris. Il n’en est rien cependant, et l’endroit vaut mieux que sa réputation.

La rue Jonas

L'antre de « la Baleine » donnait sur la rue Jonas, comme nous l'avons dit. Cette rue au nom biblique se trouvait dans un grouillement de petites voies étroites, courtes, basses, tortueuses, qui forment un coin à part dans ce quartier.

La Butte-aux-Cailles

Il habitait tout là-bas, aux Gobelins, dans un pâté de bicoques en carton que bousculent des rues à noms magnifiques rue des Cinq-Diamants, rue de l'Espérance, rue de la Butte-aux-Cailles…

Le quartier de la Gare

Je songe à l'histoire de la petite Jeannette, qui vivait dans le noble quartier de la Gare.

Saviez-vous que... ?

La Société des logements économiques pour familles nombreuses inaugurait, en novembre 1911, cet immeuble situé 14-16, boulevard Kellermann, face à la porte de Bicêtre qui comportait, selon le Gil Blas, cent sept logements occupés par 824 personnes dont 585 enfants.

*
*     *

La boucherie centrale de l'Assistance Publique était installée en 1860 au sein de l'abattoir de Villejuif situé 181 boulevard de l'Hôpital. Elle livrait 112.000 kilogrammes de viande par an.

*
*     *

Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.
Après quelques péripéties, l'enquête conclut qu'un précédent propriétaire du terrain avait fait venir dans son jardin de la terre provenant du cimetière d'Ivry.

*
*     *

Les élus du XIIIe arrondissement à la Commune de Paris (période du 26 mars au 28 mai 1871 étaient : Jean-Baptiste Chardon (1839-1898, condamné à mort par contumace, le 19 juillet 1872), Emile Duval (1840, fusillé au Petit-Clamart le 4 avril 1871 alors qu'il conduisait une attaque sur Versailles), Léo Frankel (1844-1896, condamné à mort par contumace, le 19 novembre 1872), Léo Meillet (1843-1909, condamné à mort par contumace, le 17 février 1872).

L'image du jour

L'image du jour
Charles Marville, la rue Saint-Hippolyte vue depuis la rue Pascal (détail) - 1864

Initialement, la rue Saint-Hippolyte reliait la rue Mouffetard ancienne à la rue de Lourcine. Le percement du boulevard Arago entraina une modification complète des lieux. La nouvelle rue Saint-Hippolyte relia la rue Pascal à la rue de la Glacière.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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