Dans la presse...

 paris-treizieme.fr — Les abords de la gare de Gentilly

Les abords de la gare de Gentilly

L’Opinion nationale — 4 juin 1874

L'administration vient de mettre à l'enquête, à la mairie du treizième arrondissement, un projet qui a passé presque inaperçu, bien qu’il présentât une grande importance pour un des plus vastes quartiers de l’ancienne banlieue :

Fixation des alignements de la ruelle Barrault. — Prolongement de ladite voie. — Fixation des alignements de la rue de l’Espérance. — Ces désignations n’annoncent pas une opération fort intéressante, et le public ne s’en est guère occupé ; pourtant elles s'appliquent à des travaux dont les résultats seront considérables, car ils ont pour objet la création d’une voie de 900 mètres de longueur, au milieu de terrains jusqu’alors fermés aux voitures, et qui deviendront en peu d’années le centre d’un grand faubourg industriel.

La rue du Pot au lait à l'endroit dit le ravin de la place de Rungis, à droite entrée du Chemin de fer de Ceinture (détail) | Dessin : Jules-Antoine Chauvet (1893)
Source gallica.bnf.fr

Ainsi que nous l'annoncions dans un précédent numéro, la nouvelle gare aux marchandises de Gentilly occupera, sur la ligne de ceinture, l'emplacement situé entre cette ligne et la rue du Pot-au-Lait ; mais, comme elle dominera de plusieurs mètres les prairies qui bordent la Bièvre, au pied des hauteurs de la Butte-aux-Cailles et de la Maison Blanche, elle sera dépourvue de toute espèce de moyens de communication avec les quartiers qu’elle est appelée à desservir, et les voilures ne pourront y accéder que par la rue du Pot-au-Lait.

Or, celle dernière ne répond nullement aux besoins de la circulation, et l’enquête ouverte à la mairie du treizième arrondissement a pour but d’améliorer les abords de la gare ; mais il s’agit en réalité de la création d’une rue nouvelle, car la ruelle Barrault, dont l’administration propose l’élargissement, ne mérite en quoi que ce soit le nom de voie publique.

Formant la lisière de la Butte-aux-Cailles, du côté de l’Ouest, elle commence au boulevard d’Italie, un peu au-dessous du coude situé en face de la rue du Champ-de-l’Alouette, et se prolonge jusqu’à l’extrémité de la rue de la Providence; mais elle est à plusieurs mètres au-dessus du boulevard et consiste dans un sentier presque inabordable ; de sorte que pour la rendre accessible aux voitures, la ville sera forcée de faire exécuter d’importants ouvrages de terrassement.

Détail d'un plan publié en 1876
Ce plan mélange les projets évoqués dans l'article et d'autres dont celui de l'implantation de l'église du quartier Maison-Blanche au débouché de la rue Damesme sur la rue de Tolbiac. Il faudra plus de 50 ans pour que la rue Kuss soit réalisée.

La nouvelle rue Barrault partira donc du boulevard d’Italie, en suivant, sur une largeur de 12 mètres, l’alignement de la rue actuelle ; puis, faisant un léger coude, elle se prolongera en ligne droite, sur une largeur de 15 mètres, jusqu’à la place à établir devant la gare de Gentilly.

Dans ce long parcours, elle croisera la rue de Tolbiac, projetée depuis si longtemps, ainsi que la rue de l’Espérance, dont elle sera la continuation, à peu près directe, et qui deviendra la voie la plus importante du quartier de la Butte-aux-Cailles.

Depuis le boulevard d’Italie jusqu’à la rue de l’Espérance, la nouvelle rue longera le sommet du talus qui surplombe le lit de la Bièvre ; et ce sont des travaux de déblai qu’il faudra faire pour en construire la chaussée. Mais, à partir de la rue de l’Espérance, elle s’engagera dans les prairies des bords de la Bièvre, et comme elles sont inondées pendant une partie de l’année, elle devra les traverser, avec une pente de 9 millimètres par mètre, sur un remblai qui absorbera une quantité considérable de terres, et que, pour cette raison, il serait nécessaire de commencer immédiatement.

Du reste, il y aurait mieux à faire que d’établir une seule chaussée au-dessus d’étangs qui se trouvent de 25 mètres plus bas que le plateau de la Bulle aux-Cailles, et nous espérons que les propriétaires des prairies de la Bièvre s’entendront avec la Ville pour assurer par une grande opération l’assainissement et l’amélioration de tout ce quartier. La valeur de leurs terrains serait triplée par la création de deux rues nouvelles, partant de la place de la Gare et allant déboucher : la première à l’angle des rues d’Alésia et de la Glacière, la seconde à l’angle des rues de Tolbiac et du Moulin-des-Prés ; mais ils ne sauraient refuser de participer aux dépenses d'améliorations aussi considérables, et nous espérons qu’ils s'empresseront de devancer les demandes de l’administration.

Quant aux prairies des bords de la Bièvre, elles sont destinées à disparaître tôt ou tard, et si la Ville n’était pas arrêtée dans toutes ses entreprises par le manque de ressources, elle ne pourrait mieux faire que de reprendre un projet déjà ancien, et qui consistait dans la couverture de cette rivière, à laquelle conviendrait parfaitement le nom d’égout à ciel ouvert.



L'aménagement du XIIIe

Les années 1860 : projets pour les zones annexées et premiers travaux

Le cadre général

Les projets de voirie

Le chemin de fer de ceinture

Les années 1870-80

Quartier de la Salpêtrière

Quartier de la Maison-Blanche

Les années 1890

Les années 1900-1920

Dans la presse...


Les habitants du passage Barrault demandent des égouts

Arrêtez-vous visiter l’impasse Prévost et le passage du même nom, la rue Palmyre... Poussez jusqu’au passage Barrault... Les mêmes maisons lépreuses où le jour ne pénètre guère... Sur les pavés disjoints, les moineaux cherchent leur pitance... Des gamins jouent dans les ruisseaux où croupit une eau savonneuse.... (1928)

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Les grands travaux de l’édilité parisienne

Dans le XIIIe arrondissement, quartier de la Butte-aux-Cailles, c'est toujours de la grande voie de transit que l'on s'occupe. (1877)

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L'épidémie de la Maison-Blanche.

Malgré les défenses qui leur sont faites et avec l'insouciance de leur âge, les enfants du quartier s'introduisent actuellement dans la décharge et ils s'y amusent avec les fémurs et les tibias qu'ils découvrent à chaque pas. (1890)

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La Peste

La Bièvre est un ruisseau tout noir
Qui sent comme un goût d'urinoir…

chantait ce pauvre Rivoire, qui chantait si lugubrement la triste épopée d'un grelotteux de la Glacière. (1890)

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L’épidémie de la Bièvre

Nous sommes retournés hier soir aux abords du charnier de la Bièvre.
Voici les nouveaux renseignements que nous y avons recueillis. (1890)

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Saviez-vous que... ?

Le 11 septembre 1888, à la fête des Gobelins qui se tenait place d'Italie, le dompteur Edmond Pezon (de la célèbre famille Pezon) faillit être dévoré par le lion Roland.

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Le 21 août 1881, M. François,Jean, Félix Cantagrel (Amboise 1810 - Paris 1887) fut de nouveau élu député du 13ème arrondissement au Corps législatif. Il avait été élu une première fois en 1876.
Son nom fut donné en 1899 à la voie nouvelle reliant le carrefour Tolbiac/Patay à la rue Watt. Il y eut même une rue Cantagrel prolongée.

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Le 21 juillet 1874, il faisait 35° dans le Treizième arrondissement. Des feux de broussailles se déclarèrent rue du Château des Rentiers et avenue d'Ivry, obligeant les habitants du quartier à intervenir à grands renforts de seaux d'eau.

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La place des Alpes (boulevard de la Gare, 164, et rue Godefroy, 2) fut ainsi dénommée par arrêté préfectoral du 1er février 1877, à cause du voisinage de la place d'Italie, à laquelle elle est reliée par la rue Godefroy.

L'image du jour

Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.