Dans la presse...



Un nouveau dispensaire

Le Petit-Journal — 19 juin 1889

Les habitants du XIIIe arrondissement viennent d'être dotés d'un dispensaire spécial pour enfants malades.

Édifié par les soins de la Société philanthropique, cet établissement est dû à la générosité de Mme Edouard André. Il se trouve, 4, rue Jean-Marie-Jégo. Pour ceux qui ne connaissent pas cette rue nouvelle et qui n'est inscrite dans aucun, indicateur, disons qu'elle est située près de la place d'Italie, à la jonction de la rue de la Butte-aux-Cailles et de la rue du Moulin-des-Prés.

Le dispensaire a été-inauguré hier après-midi par M. le prince d'Arenberg, président de la Société philanthropique, en présence de la fondatrice, de MM. d'Haussonville, de Saint-Aignan et d'une trentaine d'autres personnes.

Après les discours, visite de la maison, qui comporte une vaste salle d'attente pour les mères qui amèneront leurs enfants, un salon de consultation, une pharmacie parfaitement approvisionnée, une pièce spéciale pour les enfants atteints de maladies contagieuses, une salle de bains avec douches, bains de vapeur, etc. Derrière l'immeuble, une cour avec jardin.

Cet établissement, dont la direction est confiée au docteur Polguère, sera desservi par des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul qui distribueront sur place les médicaments et feront les pansements. Il commence à fonctionner à partir d'aujourd'hui.

Nul doute qu'il ne rende d'immenses services dans un quartier où les pauvres abondent.



A lire également

Terrible méprise (1897)

Vu dans la presse...

Une promenade à l’ancienne Butte-aux-Cailles

Ce serait un petit concours à ouvrir : « Quel est le quartier de Paris, qui a le plus changé depuis quinze ans ? » Et il y a gros à parier que le quartier de la Glacière, alias de la Butte-aux-Cailles, se rangerait dans le peloton de tête. (1923)

Lire

L'oasis et le cloaque

Il y a des quartiers de Paris qui n'ont vraiment pas de chance ! Le quartier de la Gare, dans le treizième arrondissement, par exemple... (1934)

Lire

Un métier inconnu

Rue Xaintrailles, derrière l'église Jeanne d'Arc, demeure une pauvre vieille grand'maman qui nourrit sa fille et ses petites-filles de crottes de chiens cueillies à l'aube sur les avenues qui rayonnent de la place d'Italie. (1893)

Lire

La Ville de Paris va-t-elle enfin s'occuper de la cité Jeanne-d'Arc ?

Près de la place d'Italie, entre la rue Jeanne-d'Arc et la rue Nationale, la cité Jeanne-d'Arc forme une sorte de boyau gluant, sombre, bordé de mornes bâtisses de cinq ou six étages aux murs zébrés de longues moisissures. Dès la tombée de la nuit, le coin n'est pas sûr... (1931)

Lire

Saviez-vous que... ?

En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.

*
*     *

L'Eglise Sainte-Anne de la Maison Blanche, de style romano-byzantin, est due à l'architecte Bobin.

*
*     *

Ernest Rousselle (1836-1896), conseiller municipal du 13e arrondissement et président du Conseil municipal de Paris, était un adversaire résolu de tout projet de métropolitain qu'il considérait comme contraire aux intérêts de Paris. Dans une notice nécrologique publiée le 17 mai 1896, le quotidien La Gazette le décrivait comme étant de taille moyenne, trapu avec une barbe épaisse, l'air véhément et pompeux.

*
*     *

C’est le 15 février 1930 que fut inauguré le tronçon de la ligne métropolitaine 10 « Odéon - Place d’Italie ». Les stations ouvertes étaient : Saint-Michel, Cluny, Place-Maubert, Censier-Daubenton, Gobelins et Place d’Italie.

L'image du jour

Le regretté bassin et son jet d'eau du square de la place d'Italie