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UNE ÉVOCATION DU 13e ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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Une évocation du 13e arrondissement de 1860 aux années 30

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Faits divers

Faits divers

FAITS-DIVERS

Faits divers

Quartier de la Maison-Blanche

Les deux assassins ont été vus à l'angle de la rue Croulebarbe et de la rue Corvisart

1930

La petite cité aux rues tortueuses qui, village dans la ville, se tasse entre la place Paul-Verlaine et le boulevard Auguste-Blanqui, bourdonne ce matin d'un naturel émoi.

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Boulevard de la Gare

L'alcoolisme

1895

Le boulevard de la Gare a été mis en émoi hier soir par un nommé Léon Marisson, âgé de trente-sept ans, terrassier, demeurant rue Xaintrailles.

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Avenue des Gobelins

Un drame dans une ménagerie

1888

Le bruit courait, hier, à la foire établie en ce moment avenue des Gobelins et boulevard d’Italie, que Pezon avait été grièvement blessé par un de ses pensionnaires. Ce bruit avait produit une grande émotion dans le quartier.

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rue Corvisart

Fâcheuse méprise

1892

Un cocher de la Compagnie générale des omnibus, le nommé Auguste Veladon, qui avait accompagné son attelage au Dépôt, se trouvait, la nuit dernière, à une heure du matin, rue Corvisart, lorsqu'un individu quitta le trottoir opposé, pour s'avancer au devant de lui.

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Quartier de la Maison-Blanche

L’escroc de la rue de Gentilly

1889

M. Perruche, commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, vient d'arrêter un aventurier qui, s'affublant tour à tour du nom de nos peintres les plus en renom, commettait impudemment depuis fort longtemps des escroqueries aussi audacieuses, que variées.

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Le meurtre de la rue de l’Hôpital - 1852

Le meurtre de la rue de l’Hôpital

Le Siècle — 18 novembre 1852

Hier lundi, entre quatre et cinq heures après-midi, un meurtre a été commis, dans la commune d'Ivry, près Paris. Voici, sur ce déplorable événement, des renseignements recueillis par le Pays :

« Une femme, Louise Raisin, épouse du sieur Levoiturier, maître-maçon, rue de l'Hôpital, 8, à Ivry, avait coutume, lorsque son mari était absent, d'entrer dans divers cabarets de la commune, où il lui arrivait parfois de boire plus que de raison.

Hier, vers quatre heures, son mari, honnête et laborieux ouvrier, âgé de près de 60 ans, rentrait au domicile commun un peu plus tôt qu'il n'a coutume de le faire, lorsque, passant dans la rue du Château des Rentiers, il aperçut devant le comptoir de la femme P..., marchande de vins, sa femme, dont le visage animé trahissait les nombreuses libations. Il entra aussitôt dans l'établissement, et adressa à sa femme l'invitation quelque peu comminatoire d'avoir à rentrer immédiatement au logis. À cette injonction du sieur Levoiturier, sa femme répondit par un refus formel ; il la menaça alors, et, la querelle s'envenimant aussitôt, il lui porta au visage un soufflet, après quoi il la saisit par le bras et l'emmena dans la direction de sa maison malgré ses récriminations et ses plaintes.

» Dans le-trajet, s'il faut en croire la déclaration postérieure d'un témoin, la femme Levoiturier aurait tiré de sa poche un couteau dont elle aurait voulu frapper son mari, qui aurait paré le coup.

» Cependant, et quel que soit le plus ou moins d'exactitude de cette déclaration que l'instruction judiciaire éclaircira, la querelle entre Levoiturier et sa femme continua après leur arrivée à leur demeure. Une fois entrée dans la cour, la femme ne voulait pas pénétrer plus loin, et ce serait en ce moment qu'emporté par la colère, le mari se serait armé d'une lourde pelle de terrassier qui se trouvait sous sa main, et lui en aurait porté à la tête un coup tellement violent, qu'elle se serait aussitôt affaissée sur elle-même en s'écriant : « Assez ! Henri ! Arrête ! je vais rentrer ! » Elle n'en eut pas la force, et Levoiturier voyant qu'elle ne pouvait se relever, la prit dans ses bras et la porta dans l'intérieur.

» Les voisins, qui, attirés au bruit, avaient vu par leurs fenêtres la scène sanglante qui venait de se passer dans la cour, ne peuvent dire ce qui se passa alors entre le mari et la femme ; ils virent seulement celui-ci sortir quelques moments plus tard, puis après la femme Levoiturier paraître à son tour, ayant étanché en partie la sang qui coulait de la blessure qu'elle avait reçue à la tête, mais en portant encore d'abondantes marques sur ses vêtements.

» Moins d'une heure après, deux personnes qui passaient à l'extrémité de la commune, dans la direction de Paris, trouvèrent cette malheureuse femme étendue sans connaissance sous le porche d'une maison. Ils la relevèrent et la portèrent chez le commissaire de police qui, ayant aussitôt requis les docteurs Bourse, Fermet et Sénéchal, les deux premiers de Paris, et le troisième de la Maison-Blanche, constata qu'elle portait à la région temporale gauche de la tête une blessure de 8 centimètres de longueur paraissant avoir fracturé l'os temporal, et ayant dû nécessairement produire un épanchement intérieur. Peu après l'arrivée des hommes de l'art, et malgré l'empressement de leurs soins, la malheureuse femme Levoiturier expira, sans avoir repris un seul instant connaissance.

» Le commissaire de police, auquel avait été révélé dès le commencement de son enquête la part de culpabilité incombant au sieur Levoiturier dans ce meurtre, décerna aussitôt contre lui un mandat d'amener, et prévint le parquet de Paris, en même temps qu'il faisait procéder à son arrestation.

Ce matin, M. le juge d'instruction Desnoyers s'est rendu sur le théâtre du meurtre assisté d'un de MM. les substituts, du procureur de la République. L'inculpé Le voiturier, interrogé par ce magistrat, a nié avoir posté un coup à sa femme. Il a soutenu contradictoirement même avec les témoins auxquels il a été confronté, que la blessure qu'elle a reçue à la tête et qui a déterminé la mort est le résultat d'une chute qu'elle a faite contre le poêle au moment où il l'a poursuivait dans sa chambre. »

Cet individu a été envoyé sous mandat de dépôt à la préfecture de police, et le corps de sa femme a été transporté à la Morgue pour y être soumis à l'autopsie. »



Rue Harvey

Le 21 juin 1889, le journal l'Égalité écrivait :

" C’est dans le treizième arrondissement, quartier de la Salpêtrière, que se trouve la rue Harvey, autrefois rue de l’Hôpital.
C’est assurément une des plus curieuses et des plus pittoresques voies du Paris pauvre et misérable."

Pour Maxime du Camp, elle était "l'horrible rue Harvey, qui est un cloaque bordé par des antres sans nom." (Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde motié du XIXe siècle)

Un peu d'histoire

La rue Harvey (165 mètres, entre la rue Nationale, 163, et la rue du Château-des-Rentiers, 206) fut ouverte en 1847 sous le nom de ruelle Saint-Honoré ; plus tard elle devint la rue de l'Hôpital. Par décret du 24 août 1864, elle devint la rue Harvey, en souvenir de William Harvey (1578-1657), médecin de Charles 1er, qui découvrit les lois de la circulation du sang (1576-1657). — Petite histoire des rues de Paris (1913)

La rue de l'Hôpital avait pour caractéristique, eu égard à sa situation hors de Paris avant 1860, au delà de la Barrière des Deux-Moulins de concentrer en son sein des marchands de vin et un dizaine de maisons publiques c'est-à-dire de maisons de prostitution comme le soulignaient Philippe Doré dans sa "Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement" ou les journaux quand il s'agissait d'évoquer cette rue qui, au fil des nouvelles, apparaissait dangereuse.

Plus tard, après l'annexion, la rue Harvey fut aussi le siège des activités de dizaines de chiffonniers et de petites  industries. La mauvaise réputation de la rue persista voire même, s'amplifia dans les premières décennies du XXe siècle.

Après la première guerre mondiale, le peuplement de la rue Harvey changea, les chiffonniers qui l'occupèrent un temps presque exclusivement, se trouvèrent remplacés par la main d'œuvre immigrée de la raffinerie Say voisine ou de l'usine Panhard plus lointaine.

La rue Harvey disparut complètement en 1960 avec la destruction de l'ilôt 4. Apparemment, rien ne perpétue son souvenir à son emplacement.

 

Sur la rue Harvey

  • La rue Harvey vue en 1889

Faits-divers d'avant l'annexion

  • Le meurtre de la rue de l'Hôpital - 1850
  • Un assassinat aux Deux-Moulins - 1851
  • Le meurtre de la rue de l'Hôpital - 1852
  • La fabrique d’allumettes prend feu - 1853
  • La fabrique d’allumettes prend feu (bis) - 1854

Faits-divers, 1860 - 1918

  • Les chiffonniers s'amusent... - 1867
  • Le feu chez le chiffonnier - 1869
  • Frappée d’un coup de couteau - 1875
  • La marchande de vin s'enfonce - 1882
  • La rixe de la rue Harvey - 1883
  • Un mari qui tue sa femme - 1897
  • Le démolisseur devra réparer - 1915

À lire également...

Avenue des Gobelins

Les fureurs d'un alcoolique

1894

Frédéric G… âgé de quarante ans, peintre en bâtiments, demeurant avenue des Gobelins, est un fervent adepte de l'absinthe.

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Quartier de la Maison-Blanche

Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide

1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Porte d'Ivry

Un drame entre chiffonniers

1914

Parmi les chiffonniers qui forment, aux environs de la porte d'lvry, une remuante agglomération connue sous le nom de « village nègre », s’est passé, hier après-midi, un drame rapide et sanglant.

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Avenue de Choisy

L'Huitre et les Plaideurs

1896

Un différend des plus cocasses a éclaté hier entre la patronne d’un débit-restaurant de l'avenue de Choisy, Mme veuve Anaïs T. et un ouvrier tapissier, M. Alexis J., âgé de trente-deux ans, demeurant rue de la Maison-Blanche, au sujet d'une huître.

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Saviez-vous que... ?

En janvier 1904, la Préfecture de police interdisait à la « Goulue » (Mme Louise Weber épouse Droxeler), dont la ménagerie était installée boulevard Kellermann, de continuer ses exercices, tant qu'elle n'aurait pas procédé aux réparations qui lui avaient été prescrites. La sécurité des cages n'était pas, paraît-il, suffisante.

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*     *

A la barrière des Deux-moulins, le bal de la Belle Moissonneuse était fréquenté par les maquignons.

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Le rue Esquirol s'appela Grande-Rue-d'Austerlitz. Son nom actuel lui fut donné en 1864 en souvenir de Dominique Esquirol, médecin aliéniste (1773-1840).

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Mesuré en 1854, la longueur du mur d’octroi entre la Seine et la barrière d’Ivry était de 1065 mètres. Entre la barrière d’Ivry et la barrière d’Italie, on comptait 515 mètres. Il fallait en ajouter 925 mètres pour rejoindre la barrière de la Glacière, laquelle n’était séparée que par 236 mètres de mur de la barrière de la Santé. Quant à la barrière de Croulebarbe, on semble bien l’avoir oubliée au passage.

L'image du jour

L'image du jour
Une crue de la Seine, quai de la Gare, en janvier 1920

La vue est orientée vers l'aval. On distingue le viaduc du métro du pont de Bercy.

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte

HISTOIRE DES QUARTIERS

  • La Salpêtrière
  • La Gare
  • Maison Blanche
  • Croulebarbe

ACCES PAR NOM

  • Nomenclature des rues
  • Liste des auteurs

LES DRAMES DU 13e

  • Le drame de la rue Albert
  • Le drame de la rue de l'Espérance
  • Le drame de la rue Vandrezanne
  • Le drame du quartier de la Gare
  • Un drame du terme
  • Tous les drames...

LE TREIZIÈME AVANT LE 13e

  • Le Petit-Gentilly (1820)
  • De la difficulté d’être le treizième arrondissement
  • La bergère d'Ivry (1827)
  • L'abattoir de Villejuif (1812)
  • Sommaire complet

LE TREIZIÈME EN 1860

  • Notice administrative, historique et municipale sur le XIIIe Arrondissement par Ph. Doré fils

ACCÈS THÉMATIQUES

  • L'aménagement du 13e
  • Les grandes voies du 13e
  • La petite ceinture dans le 13e
  • Le Métropolitain dans le 13e
  • Les tramways dans le 13e
  • La gare d'Austerlitz
  • Le puits artésien de la Butte-aux-Cailles
  • La place d'Italie
  • La cité Doré
  • La cité Jeanne d'Arc
  • Le passage Moret
  • L'asile Nicolas-Flamel
  • Les hôpitaux de la Pitié et de la Salpêtrière
  • Les fouilles archéologiques dans le 13e
  • Le Siège de Paris (1870-71)
  • Le 13e sous la Commune
  • La catastrophe de la rue de Tolbiac (20 oct. 1915)
  • Le jardin des Gobelins
  • La manufacture des Gobelins
  • La "Folie Neubourg"
  • Le marché aux chevaux
  • Les grandes eaux du boulevard Kellermann
  • Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
  • Chiffons et chiffonniers
  • Bals de Paris, bals de barrière, cabarets, bouges et assommoirs
  • L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)
  • Les étrangleurs des Gobelins
  • Sur les communes limitrophes
  • La zone dans le 13e

VIDÉOS

  • Auguste Lançon et le 13e
  • Marville, la rue de Tolbiac
  • Quai de la Gare, janvier 1910
  • La place Nationale
  • Le marché aux chevaux

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Les feuilletons de paris-treizieme.fr

  • Assassins !!!
  • Le cadavre de la Maison-Blanche

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