Les métiers inconnus :
Coupeur de queues de chevaux
Le Cri du Peuple — 23 avril 1888
Le père Boniface, vieux bonhomme de soixante-cinq ans, demeurant rue Toussaint-Perron, cordier de son état, exerçait un autre métier assez bizarre.
Vêtu d'une ample blouse bleue, le père Boniface se rendait à l'abattoir de Villejuif, vers la partie où les chevaux fourbus sont livrés aux mains des équarrisseurs.

Là, il infligeait une honte suprême aux rossinantes étiques en les débarrassant de leurs appendices touffus.
Le père Boniface faisait le métier de coupeur de queues de chevaux !
Il les épilait, les préparait et les vendait ensuite sous forme de bottes de crin aux marchands du quartier.
Mais tout a une fin : on s'aperçut de la mutilation des pauvres bêtes ; une surveillance fut exercée, et hier matin, l'inspecteur surprit le père Boniface opérant une troisième tentative à main armée sur un bucéphale récalcitrant.
Nier était impossible car on le trouva nanti en outre de deux superbes pièces a conviction : l'une blanche, l'autre noire !
M. Perruche, commissaire de police, a envoyé le père Boniface au Dépôt.
Ateliers, fabriques et petits métiers du XIIIe
- Le cabinet de lecture des chiffonniers par Charles Yriarte (1863)
- Maquignons et maquilleurs de chevaux (1867)
- Les chasseurs de cabots (1868)
- L’impresario des mendiants (1872)
- Fabrique d'asticots (1883)
- Cuir de Russie (1885)
- Fabrique de squelettes (1885)
- Coupeur de queues de chevaux (1888)
- Les petits métiers de Paris : ramasseurs de crottes à la Glacière (1890)
- La ramasseuse de crottes (1893)
- Le cuiseur de cadavres (1896)
- La profession de cambrurier (1901)
- Rue Cantagrel, des ateliers de nickelage... (1932)
Sur le marché aux chevaux
Les dernières années du premier marché aux chevaux du bd de l'Hôpital (1760-1866)
Le marché aux chevaux durant son exil dans le 14e (1866-1878)
(Cet exil était motivé par le percement du boulevard Saint-Marcel.)
- Le Marché aux Chevaux (1870)
- Le marché aux chevaux par Elie Frébault - L'Illustration, 17 février 1872
Le marché aux chevaux du retour d'exil au déménagement final (1878-1907)
- Le nouveau marché aux chevaux (1978)
- Le boulevard Saint-Marcel et le marché aux chevaux (1883)
- Le Marché aux Chevaux vu par M. G. Macé, ancien chef du service de Sûreté (1888)
- Coupeur de queues de chevaux (1888)
- Le Marché aux Chevaux (Alexis Martin, 1890)
- Un truc de faux maquignon (1897)
- Le marché aux chevaux vu par Jean Lorrain dans "La Maison Philibert" (1904)
- Le marché aux chevaux de Paris sera-t-il déplacé ? (1906)
En novembre 1907, le marché aux chevaux fut transféré rue Brancion dans le 15e arrondissement à proximité des abattoirs de Vaugirard, ce qui était devenu sa vraie place car, depuis longtemps, il était envahi par les animaux destinés à l'alimentation, et les marchands de chevaux de commerce avaient presque tous renoncé à y conduire des chevaux de trait ou de selle pour ne pas les déprécier et les exposer au contact de bêtes vicieuses ou malades.
La fermeture de l'abattoir de Villejuif, boulevard de l'Hôpital, en 1904, a accéléré ce transfert.
Sur l'abattoir de Villejuif

On remarquera à gauche le dôme de la chapelle de la Salpêtrière qui constitue un point de repère










